Le Train des enfants – Viola Ardone – Éditions Albin Michel

UNE BELLE HISTOIRE REMPLIE D’ÉMOTIONS !

« Le Train des enfants » commence après la seconde guerre mondiale, en 1946, une initiative du parti communiste italien qui affrétait des trains afin d’envoyer des enfants pauvres de l’Italie du Sud vers l’Italie du Nord, en les confiant à d’autres familles pour leur bien.

C’est par la voix d’Amerigo, un garçon vif et débrouillard de huit ans, vivant seul avec sa mère, que nous suivrons ce jeune napolitain, au cours de ce roman et de ce long périple… Amerigo qui ignore totalement quel destin l’attend !.

Amerigo mènera un autre mode de vie, dans sa nouvelle famille du Nord de l’Italie. Tous ces enfants apprendront à vivre différemment au sein de ces familles d’accueil mieux loties et mangeront à leur faim. Ils y seront bien traités et vivront comme leurs propres enfants. En pensant toujours à sa mère, cet enfant brillant et intelligent saisira peut-être sa chance ?. Amerigo fera plein de découvertes et d’autres apprentissages qu’il n’aurait jamais eu l’occasion de pratiquer en restant chez lui.

Par la suite, quel chemin choisir ? Le choix sera bien difficile entre sa famille de cœur et sa vraie famille ! Amerigo se trouve à Bologne et sa mère est restée à Naples ! Et que deviendrons les autres enfants ?

Une formidable histoire teintée d’humour, d’émotions, inspirée de faits historiques et racontée avec passion.

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Un roman bouleversant qui avant même sa sortie en Italie est devenu un succès mondial (La Stampa)

Coup de cœur de Linda de LIBRAIRIE DOUCET LE MANS/M. Christine

« Le Train des enfants » – 293 Pages – Prix : 19.90 € (parution 06/01/21) « IL TREINO DEI BAMBINI » (paru en 2019) – Traduit de l’italien par Laura Brignon.

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Ady, soleil noir – Le bel amour de Man Ray-Gisèle Pineau – Éditions Philippe Rey

UN PEU D’EXOTISME ET DE LIBERTÉ !

Puisqu’en ces temps de crise sanitaire, nous sommes tous privés de sorties, de fêtes, de spectacles, de distractions… Eh bien, grâce à Gisèle Pineau, allons à la rencontre de « Ady, Soleil noir » et profitons de cet exotisme ! Allons nous distraire ensemble, allons danser au Bal Blomet, ce club de jazz très prisé du Paris Montparnasse au 33, de la rue Blomet, dans le 15ème arrondissement. Ce Bal Blomet, cabaret dansant antillais, appelé aussi le « Bal Nègre » dans les années folles. Partons en compagnie d’Ady, cette charmante et jeune antillaise qui était la muse, l’amante, la compagne de Man Ray car entre eux, ce fut le début d’une grande et tendre histoire d’amour, jusqu’à ce que l’occupation en décide autrement.

Avant cela, « Ady » (Adrienne Fidelin) qui vit à la Guadeloupe a connu un cyclone en 1928. La maison de ses parents est détruite. Elle a des frères et des sœurs. Elle devient orpheline ; elle va partir et s’embarquer avec sa sœur aînée, sur un paquebot à destination de la France et arriver à Paris. Elle nous plonge dans le Paris de Joséphine Baker où on danse la Biguine, dans ce « Paris est une fête » comme l’écrira plus tard Ernest Hemingway.

Man Ray est américain, photographe et il est juif. Ady est noire, danseuse, antillaise. Elle veut devenir mannequin. Elle a vingt ans et lui en a le double. Man Ray l’appelle « Mon petit soleil noir », « sa doudou, sa fleur tropicale« . C’est ainsi qu’il la nommait. Ils sont épris de liberté. Et, c’est au Bal Blomet qu’elle rencontrera Man Ray et ils s’aimeront follement !

Là, nous allons rencontrer tout le gratin parisien de l’époque, dans ce Paris festif et joyeux ! . Ce lieu mythique où l’on croisera Kiki de Montparnasse, Joséphine Baker, Mistinguett, Miller, et bien d’autres artistes et amis inséparables : Desnos, le couple Paul Eluard et Nusch, mais aussi tous les peintres et les surréalistes. Dali et Gala, la première femme de Paul Eluard, Picabia, Picasso et Dora Maar, et tant d’autres…

Mais hélas, nous sommes à la période de l’entre-deux guerres, cette époque des années 30 ! C’est la montée du racisme et de l’antisémitisme, la montée des communautarismes et de la xénophobie. Man Ray est obligé de repartir aux États-Unis mais Ady en décidera autrement.

Par la voix d’Ady, Gisèle Pineau nous fait partager ce beau et magnifique roman d’amour et de liberté.

L’auteure a écrit le roman vrai d’Ady, une muse éblouissante, « Le soleil noir » de Man Ray, une femme toute de grâce, dont Éluard aurait assuré qu’elle avait « des nuages dans les mains »

Librairie Doucet Le Mans/M.Christine

Gisèle Pineau a grandi en région parisienne, et vit actuellement en Guadeloupe. Écrivaine reconnue depuis son premier roman, La grande drive des esprits, Grand Prix des lectrices de Elle, en 1993, elle a publié une vingtaine d’ouvrages.

Ady, soleil noir – 292 pages – 19.50€ (parution janvier 2021)

D’Amour et de Guerre – Akli Tadjer – Éditions Les Escales –

UN VÉRITABLE BIJOU D’HUMANITÉ ET DE TENDRESSE

Akli Tadjer, on le connaît parce qu’il est venu nous voir plusieurs fois, au salon du livre au Mans. C’est un auteur franco-algérien qui a déjà écrit une bonne dizaines de romans dont le fameux « Le Porteur de cartables », il y a quelques années, avec pas mal de succès. Là, il revient avec un roman délicieux et nous raconte l’histoire d’Adam.

Adam, est algérien d’origine Kabyle. L’histoire se situe fin des années trente, en Algérie. Il est orphelin, habite chez une de ses tantes. Il est berger et vit un peu chichement. Mais Adam a une belle chance dans sa vie, il a un grand amour qui s’appelle Zina, une jeune fille de son village avec qui il doit se marier et c’est pour eux qu’il prépare leur future maison, sauf que la France entre en guerre contre l’Allemagne nazie. Il va être appelé sous les drapeaux en France territoriale et comme beaucoup d’appelés des colonies à l’époque, il va embarquer avec deux de ses compatriotes pour aller faire une guerre qui lui est totalement étrangère, sur un sol qui lui est encore plus étranger, contre des ennemis et tout autant étrangers. Alors, on va suivre Adam pendant de longs mois au cours de la Seconde Guerre mondiale sur le territoire français. Bien sûr, il va nous raconter le statut de ces soldats des colonies parce qu’ils sont différenciés des soldats qui viennent de la France métropolitaine. Ils ont un sort qui est assez difficile et compliqué.

Ce livre est parsemé de délicatesse, de beauté, d’humanité puisque Adam écrit quasi-quotidiennement sur un petit carnet rouge à Zina, sa future femme qui l’attend au pays. Il lui raconte son quotidien et il lui dit aussi tout son amour et tout ce qu’il a envie de vivre avec elle quand cette guerre sera finie. Donc, c’est à la fois un livre où on raconte la petite histoire dans la grande Histoire, avec toutes ses horreurs.

C’est un livre sur la débrouillardise, un livre sur l’amitié aussi. C’est un livre sur la transmission aussi parce que dans la vie d’Adam, au cours de ces années dures, il y aura un personnage très important. C’est un livre sur l’amour, sur l’attente, sur la beauté des sentiments. C’est lumineux par tout cela, par l’écriture d’Akli, par son humanité et la tendresse qu’il a pour tous ses personnages.

Nathalie de la librairie Doucet/MC

Écoutez Nathalie sur France Bleu Maine, en compagnie de Timothée, en cliquant ici ! (émission du 13 avril).

« D’Amour et de guerre » – 336 pages – prix : 19.90 € (parution 04/03/21)

Florida -Olivier Bourdeaut – Éditions Finitude –

Portrait bouleversant d’une jeune fille en pleine révolte, après une enfance volée…

QUE RACONTE « FLORIDA » ?

D’abord Olivier Bourdeaut ! Vous avez tous entendu parler de lui. Il avait écrit ce livre au titre phénoménal :

« En attendant Bojangles«  un premier roman, un premier coup de maître !.

« Florida », c’est un texte que j’ai lu en apnée, d’une seule traite. On est loin de la douceur. On est dans un roman noir, dur, acide… Il s’agit d’un texte qui va nous parler des mini miss. Vous voyez ce que c’est ces mini-miss, aux États-Unis et tous ces concours pour les petites filles de six, sept ans. Alors, on avait la version « Little miss sunshine ». Là, on est dans l’envers du décor.

Imaginez une famille : papa, maman, leur petite fille, Elizabeth. Un jour, sa maman lui dit : « Tu es plutôt jolie, tu n’es pas trop bête » et là, sa vie bascule ! Parce que sa mère va l’emmener de concours en concours et c’est comme une drogue. La première fois, elle arrive sans trop de préparation et elle gagne !. Elle rafle le premier prix et après ça, on la présente à tous les concours, toutes les exhibitions en espérant gagner et elle finit toujours seconde. Donc, sa mère va toujours plus loin, plus de coiffeur, plus de dentiste pour blanchir les dents, plus d’épilation pour arranger la ligne des sourcils. Elles se transforment un peu en poupées finalement ! – Elles deviennent des poupées trop sexy, trop femmes… (On parle de petites filles de sept ans !). Puis, on va voir comment cette femme va, à la fois se prendre pour sa fille, à la fois aller au-delà de son rôle de mère et lui faire vivre un enfer.

Ce texte est sur la vengeance d’une petite fille. Quel est son moyen pour se venger ? – C’est utiliser son corps. C’est punir sa mère à travers son propre corps en se faisant souffrir, allant de la prise de poids à l’anorexie mais surtout ce qui est incroyable, ce texte va encore beaucoup plus loin, avec cette jeune fille.

C’est passionnant ! On va la suivre jusqu’à ses 19 ans. C’est une fille, une femme qui va tomber dans des délires de culturisme et de bodybuilding et là, toujours plus loin, toujours plus d’efforts, toujours plus de transformation pour traquer ce petit muscle nouveau qui n’apparaissait pas encore !.

C’est bluffant ! Ça fait réfléchir. C’est traité d’une manière exceptionnelle. Les mots…, l’écriture est sèche, l’écriture est factuelle et vous avancez en compagnie de cette Elizabeth Vernn que vous n’êtes pas prêts d’oublier ! Jusqu’où va-t-elle aller ? Peut-être trop loin. Ça, vous le découvrirez en lisant ce texte ! Et surtout, surtout Lisez-le, c’est absolument fabuleux !

Marie-Adélaïde de la librairie Doucet/M. Christine

Écoutez Marie-Adélaïde sur France Bleu Maine en compagnie de Delphine Séveno, en cliquant ici ! mission du 30 mars 21)

Olivier Bourdeaut est né en 1980. Son premier roman « En attendant Bojangles » paru en janvier 2016 aux Éditions Finitude, est récompensé la même année du prix France Culture Télérama, du grand prix RTL Lire, du prix Emmanuel Roblès et du prix Roman France Télévisions.

« Florida » – 256 pages – prix : 19 € (parution le 04/03/21)

Femmes en colère – Mathieu Ménégaux – Éditions Grasset –

UN ROMAN COUP DE POING ! UN ROMAN INDISPENSABLE !

Les librairies sarthoises vous présentent les écrits qui font battre leur cœur et c’est Nathalie de la Librairie Doucet qui nous présente « FEMMES EN COLÈRE » de Mathieu MENEGAUX. Qu’est-ce- que ça raconte ?

Mathieu MENEGAUX a déjà écrit cinq romans qui sont principalement des portraits de femmes et ce roman se déroule en juin 2020, aux assises de Rennes. Une femme, Mathilde Collignon est dans le box des accusés. On comprend assez rapidement qu’elle est là parce qu’elle s’est vengée sur deux hommes, alors qu’elle avait subi des violences de la part de ces deux hommes-là. Mais, on ne sait absolument pas ce qui s’est passé, ni d’un côté, ni de l’autre. On va découvrir aux deux tiers du livre, donc assez tard, que c’est du lourd et c’est prenant !..

Le livre se déroule tout au long du procès et du délibéré. L’auteur va nous raconter comment ça se passe, acte par acte, je dirais, et notamment avec des jurés qui sont pris dans le public, ce qui est assez étonnant, parce qu’on est dans les coulisses – Et puis elle ne clame pas son innocence, Mathilde Collignon réclame justice et c’est toute la complexité de l’affaire.

Ce roman est entrecoupé de petits carnets que cette femme écrit tout au long du procès où elle pose ses émotions, ses sensations. Le récit du procès est coupé comme ça ! C’est surtout intéressant parce que ça dresse un portrait de la société et de la justice aujourd’hui, en France, qui est un peu « acide ».

C’est aussi le portrait d’une femme très libre qui assume ses choix, qui accepte de payer pour ses choix.

C’est passionnant du début jusqu’à la fin et ça monte en puissance. Alors, le final est assez exceptionnel et on comprend mieux le titre, parce que le titre c’est « FEMMES EN COLÈRE » au pluriel alors que dans tout le livre il n’est question que d’une seule femme et tout prend son sens, à la fin du livre.

Écoutez Nathalie de la librairie Doucet, sur France Bleu Maine, en compagnie de Delphine Séveno, en cliquant ici ! (émission du 23 mars)

Nathalie/M.Christine

« FEMMES EN COLÈRE »198 pages – prix : 18 € – (parution 3/3/21)

Mathieu MENEGAUX est né en 1967. Il est l’auteur de « Je me suis tue » (Grasset, 2015 ; Points 2017) primé aux Journées du Livre de Sablet, et de « Un fils parfait » (Grasset, 2017 ; Points 2018) prix Claude Chabrol du roman noir, adapté à l’écran en 2019 (France 2) – « Est-ce ainsi que les hommes jugent ? » (Grasset 2018 ; Points 2019) prix Yourcenar, en cours d’adaptation pour la télévision, « Disparaître » (Grasset, 2020 ; Points 2021)

De sable et de neige – Traits et Portraits – Chantal THOMAS – Éditions Mercure de France –

Chantal THOMAS, auteure bien connue pour nous avoir régalé avec « Les Adieux à la Reine » qui a obtenu le prix Femina en 2002, puis avec « L’échange des Princesses » qui a donné ensuite un film réalisé par Marc Dugain en 2017. Après « Café Vivre », publié en 2020, elle nous offre pour ce printemps 2021, ce magnifique livre, imprimé sur papier brillant donnant un aspect papier glacé et met en valeur les photos qui sont d’excellente qualité.

Elle a été élue au mois de janvier 2021, au fauteuil numéro 12 de l’Académie française, fauteuil qu’occupait Jean d’Ormesson ; elle est la dixième académicienne de l’histoire après l’élection de Marguerite Yourcenar, en 1980.

Dans ce livre subtilement illustré de photos de famille, d’estampes et d’affiches, Chantal THOMAS nous raconte ses vacances de petite fille, au côté de son père trop tôt disparu, alors qu’elle n’avait que 14 ans. Avec un brin de nostalgie, elle nous parle de ses aïeux, ses amis d’enfance.

A travers sa belle plume habituelle, elle nous fait voyager de la grande Dune du Pilat au Cap Ferret, elle se replonge dans son enfance, à quelques encâblures de la maison familiale où elle a vécu puis on découvre un peu plus cette grande voyageuse qui erre entre Paris, New-York, Nice et Tokyo….

Le lecteur passe un agréable moment dans Arcachon, on y découvre son papa skiant dans les rues d’Arcachon en 1956 où il y avait plus d’un mètre de neige !

On rêve ! On s’évade dans ce beau livre illustré et ça fait du bien ! Un beau voyage plein de douceurs et de réflexions.

D’un Café à l’autre, « De Sable et de Neige » au Mercure de France, les livres de Chantal THOMAS ont paru chez Payot Rivages et principalement au Seuil.

Librairie Doucet/Marie-Christine

« De sable et de neige«  – 200 pages – prix : 19 € (parution mars 2021)

Des diables et des saints – Jean-Baptiste Andréa – Éditions L’Iconoclaste. Prix des Etonnants Voyageurs Ouest-France 2021 – St Malo

Gros coup de ❤️

Lu et conseillé par Marie-Adélaïde et Nathalie : un livre très apprécié par toute l’équipe de la Librairie Doucet.

Et les libraires ont eu raison de ce choix car Jean-Baptiste ANDREA vient d’obtenir ce 23 Mai, à St Malo

LE PRIX DES ETONNANTS VOYAGEURS OUEST-FRANCE 2021

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Après avoir écrit en 2017 « Ma Reine » qui a obtenu le prix Femina des lycéens et le prix du premier roman c’est en 2019 qu’est publié « Cent millions d’années et un jour » qui a enchanté de nombreux lecteurs, Jean-Baptiste Andréa nous offre ce troisième opus « Des diables et des saints« , toujours fidèle au même éditeur !

Et c’est un grand bravo que nous adressons à Jean-Baptiste Andréa car depuis ce 15 mars, il est lauréat du Grand prix RTL-Lire 2021.

« Des diables et des saints », c’est l’histoire de Joe, un vieux musicien extraordinaire qui joue divinement du piano et qui malgré sa virtuosité, son talent, ne se produit que dans les lieux publics, les gares, les aéroports….Il semble attendre quelqu’un ! Et pourquoi ne joue-t-il que du Beethoven ? Il nous raconte son histoire, avec une intense émotion, qui se déroule dans les années soixante.

1969 : C’est l’année où des hommes marchent sur la lune. C’est l’année où Joseph perd ses parents et sa sœur dans un accident d’avion. Il est orphelin. Il sera confié dans un pensionnat religieux, où les rencontres qu’il fera vont changer sa vie jusqu’à ce que.. (n’en disons pas plus !). Il se retrouve donc aux « Confins », au fin fond des Pyrénées, dont le maître des lieux est l’abbé Sénac, accompagné du surveillant général « Grenouille » ainsi surnommé par les pensionnaires.

Grâce à la plume de Jean-Baptiste Andréa et son talent, il nous parle de cette enfance abîmée, il nous parle de l’enfance et de la dureté de la vie, des brimades et des vexations à l’orphelinat, l’envers du décor,… avec beaucoup d’humanité et de sensibilité. Vous aimerez la bande de Vigie, le groupe d’amis de Joe, Momo, Souzix, Edison, Fouine, Danny et Sinatra ; ils vous marqueront ! (« La Vigie » leur société secrète et si t’es pas membre tu dégages !...) – Entre rires et larmes, car dans ce livre, il y a de l’humour, il y a beaucoup d’aventure, de la tendresse, de la joie et de la musique, Beethoven mais aussi les Rolling Stones et leur Sympathy for Devil !…(p.316)

(Et peut-être d’ailleurs, qu’un jour, lors d’un déplacement, dans un hall de gare ou d’aéroport, si vous tendez bien l’oreille, vous entendrez aussi, un vieux pianiste qui vous racontera son histoire avec ses notes….)

« Le rythme, la chose qui tenait tout, nos vies debout. Et je sus que cette fois, je ne l’oublierais pas. » (p.353)

UN LIVRE SUR L’AMITIÉ, LA LIBERTÉ. UN ROMAN MAGNIFIQUE ET ÉMOUVANT !

UN ROMAN EXTRÊMEMENT TOUCHANT, VRAIMENT SUBLIME !

Des diables et des saints – 361 pages – prix : 19 € (parution janvier 2021)

LIBRAIRIE DOUCET/M.Christine

Jean-Baptiste ANDRÉA est né en 1971. Il a publié son premier livre, « Ma Reine », en 2017. Une carrière d’écrivain qui n’a débuté qu’à l’âge de 46 ans car sa première vie était au cinéma. Une carrière cinématographique commencée aux États-Unis et en Grande-Bretagne. Il a réalisé trois films dont le premier « Dead End« , un film d’horreur tourné à Los Angeles.

Les enfants sont rois – Delphine de Vigan – Éditions Gallimard –

PLONGÉE GLAÇANTE DANS UN AUTRE MONDE

« LES ENFANTS SONT ROIS » sorti chez Gallimard

.

Marie-Adélaïde, vous avez jeté votre dévolu sur le tout dernier livre de

Delphine de VIGAN

Racontez-nous, Marie-Adélaïde !

– Alors, jeté mon dévolu, c’est tout à fait ça ! Je l’ai dévoré, je l’ai lu, tout d’une traite. Delphine de VIGAN, on la connaît. Elle n’a pas son pareil pour analyser, décortiquer nos familles un peu toxiques, ces histoires compliquées.

Elle signe ici un roman qui nous amène des années 2010 aux années 2031, très précisément. Entre roman psychologique et thriller. Nous allons croiser, au démarrage de cette histoire, deux jeunes femmes : Mélanie, elle vit à la Roche-sur-Yon. Elle est passionnée par la téléréalité. Nous sommes en plein dans les années Loft Story et elle est épatée d’admiration devant Loana. Elle n’a qu’une envie, c’est de tenter sa chance. Quant à Clara, elle vit à Paris, elle est la fille de deux professeurs qui sont résolument contre cette médiatisation, donc elle regarde Loft Story plutôt en douce et en cachette. Elles sont très différentes dans la façon de se comporter, de s’habiller. Vraiment, tous les oppose. On va les retrouver dix ans plus tard dans des conditions dramatiques. Mélanie a essayé de tenter sa chance, elle n’a pas réussi. Elle est arrivée à Paris. Elle a épousé un homme qu’elle a rencontré sur les réseaux sociaux. Elle a deux enfants, un garçon et une petite fille, ils ont 3 et 5 ans, comme ça on les connaît !. Et elle va utiliser ces réseaux sociaux avec le concours de son mari. Elle va créer une chaîne You Tube et elle va mettre en avant, tous les jours, à chaque instant, dans leur moment de consommation, leurs jeux, ses deux enfants. Cette chaîne qui s’appelle Happy Récré est un véritable succès. Toute la famille, va devenir, ce qu’on appelle aujourd’hui, des influenceurs. Sauf que nos deux jeunes femmes vont se croiser parce que Clara, est devenue policière, toute petite femme qui compense sa petite taille par une énergie et une autorité naturelles et Clara est appelée parce que la fille de Mélanie a été enlevée alors qu’elle jouait devant sa maison.

Qu’est-ce qui s’est passé ? Une mauvaise rencontre ? Une mise en scène ? Une exploitation excessive des enfants ?.

Ce roman fait réfléchir sur la dérive actuelle, sur cette recherche de célébrité, sur ces réseaux sociaux à outrance, sur l’excès de consommation puisque derrière tout ça, en dehors de cette fausse célébrité, de ce miroir aux alouettes, il y a beaucoup d’argent ! Beaucoup d’argent qui rentre en ligne de compte parce que vous vous faites acheter, parce que vous perdez votre âme, parce que vous vendez au plus offrant. C’est très fort ! C’est un peu angoissant ! Et on se demande qui va payer l’addition ? Est-ce qu’on a le droit de manipuler ses enfants ? De les exposer ? De les mettre en avant ? Je pense que rien n’est anodin.

Ce livre fait réfléchir, ce livre est très bien fait. Il se dévore, c’est littéralement le mot et vraiment on suit l’histoire de ces deux femmes, qu’à priori, tout oppose mais qui vont toutes les deux réfléchir à la manipulation de notre image et à la divulgation de celle-ci.

Marie-Adélaïde/MC

Écoutez Marie-Adélaïde sur France Bleu Maine en compagnie de Delphine Séveno, en cliquant ici ! (émission du 16 mars)

LES ENFANTS SONT ROIS – 352 pages – prix : 20 €

Delphine de Vigan est romancière, scénariste et réalisatrice. Elle a publié une dizaine de romans, dont  « Jours sans faim » (2001) – « Les Jolis Garçons » (2005) – « Un soir de décembre » (2005) – « No et moi » (2007)- « Sous le manteau » (2008 )- « Les Heures souterraines » (2009)- « Rien ne s’oppose à la nuit » (2011) – « D’après une histoire vraie » (2015) prix Renaudot et prix Goncourt des lycéens.- « Les Loyautés » (2015) – « Les Gratitudes » (2019)

Dernier tour lancé – La victoire est une drogue – Antonin VARENNE – Éditions La Manufacture de livres –

Petit clin d’œil à ANTONIN VARENNE et à son nouveau livre :

« DERNIER TOUR LANCÉ »

Un texte poignant qui séduira passionnés de deux roues mais aussi amateurs de lectures humaines. « DERNIER TOUR LANCÉ » – « LA VICTOIRE EST UNE DROGUE » Un livre d’Antonin VARENNE, sorti jeudi 4 mars, auteur d’une dizaine de livres. Celui-ci se passe en partie sur Le Mans, et qui de mieux placée qu’une lectrice tombée dans l’œuvre pour nous en parler ? Nathalie de la librairie Doucet nous en touche quelques mots avec une petite façon particulière, sur France Bleu Maine : https://www.francebleu.fr/…/la-vie-ici-culture-loisirs/maine (émission du 4 mars)

Pour une fois, dans un ouvrage on parle du MANS, mais on ne parle pas de rillettes ni des 24 h du MANS AUTO, mais du Grand Prix de FRANCE MOTO qui a lieu aussi au MANS, sur le circuit Bugatti !

C’est l’histoire de Julien, un jeune concurrent très prometteur qui a déjà gagné la course mais lors du tout dernier tour de piste au Mans, il va accrocher deux autres concurrents dont un va mourir, le second va se retrouver en fauteuil roulant. Donc, Julien qui jusque-là, était parti pour une ascension fulgurante, va se retrouver un paria, il va être lâché par son écurie. Tout le monde le traite « d’assassin ». Il est vraiment lâché par tout le monde !… Ce livre, c’est : Comment se reconstruit-t-on ? Comment on reconstruit son corps et son mental quand on a consacré toute sa vie à une passion ? Ce qui est intéressant dans ce livre, c’est qu’on va s’intéresser à des passionnés de motos, parce qu’on y parle motos, écuries, sponsors, concurrents, grands prix, mais aussi ça parle beaucoup d’humains, parce que Julien vit seul avec son père. Sa maman est partie très tôt et son père est un supporter. Comment, quand on a la « gagne » chevillée au corps, se reconstruit-on ? Puis ce sont des rapports qui persistent, qui vont se modifier après cet accident. Il y a beaucoup d’humour dans cette reconstruction. Dans cet ouvrage, il y a une petite surprise de l’éditeur que ne je vais pas vous dévoiler. En-tête de certains chapitres, il y a quelque chose que vous découvrirez, en lisant le livre. En ce qui me concerne, à un moment, je me suis posée la question avant de savoir ce que c’était ce petit « truc » qu’on voit par moments mais pas dans tous les chapitres et mon intuition était la bonne… Alors, je vous laisse le découvrir !..

Et pour répondre à la question de Quentin Ené qui voudrait savoircompte-tenu que le livre d’Antonin Varenne commence au Manssi l’auteur viendra à notre rencontre ? : Oui, on aimerait bien le programmer. Alors, on essaie auprès de l’éditeur de le faire venir ! On espère, compte-tenu de la situation sanitaire, vers avril ou mai. Vous serez informés sur les réseaux sociaux et France Bleu Maine sera bien sûr tenue au courant !.

« Dernier tour lancé » – 420 pages – prix : 21.90 € (parution 04/03/21)

Nathalie/MC

Antonin VARENNE est né en 1973. Il a écrit une dizaine de romans et parmi ceux-ci, on trouve : « Le fruit de vos entrailles » (2006) – « Le gâteaux mexicain » (2008) – « Trois mille chevaux vapeur » (2014) – « Équateur » (2017) – « La toile du monde » (2018)

L’ Amour au temps des éléphants – Ariane Bois – Éditions Belfond –

A DOS DE MARY, UNE ÉLÉPHANTE DE CIRQUE

AU TEMPS DES ANNÉES FOLLES

L'Amour au temps des éléphants

Nathalie va nous parler du livre d’Ariane Bois qui a écrit : « L ‘Amour au temps des éléphants ».

Ariane Bois est partie d’un fait divers qui s’est réellement passé aux Etats-Unis, en 1916, à savoir la pendaison d’une éléphante. Le roman débute par cette fameuse pendaison, une éléphante de cirque, Mary est coupable d’avoir tué un homme. Assistent à l’exécution de cette pendaison, horrifiés et impuissants, trois jeunes gens Arabella, Kid et Jérémy. A ce moment-là, ces jeunes gens ne se connaissent pas. Puis, pour diverses raisons dans leur vie que l’on découvre dans le roman, tous les trois, ils vont décider, chacun de leur côté, presque en même temps, de quitter les Etats-Unis pour rejoindre la France, au moment de la première guerre mondiale, quand les Etats-Unis s’engagent dans le conflit et là, ils vont se rencontrer, apprendre à se connaître, tisser un lien d’amitié assez fort. Nous les suivrons pendant plusieurs années après la guerre, dans le Paris des années folles, dans les clubs de jazz, dans cette atmosphère assez sympathique de l’après guerre. Puis ce qui va les lier à tout jamais c’est la défense des animaux, en particulier des éléphants qui restera toujours un point d’encrage dans leur vie et qui les mènera aussi, au Kenya.

Ce roman c’est un roman d’aventures, c’est une épopée amicale. Ce sont des jeunes gens qui sont épris de liberté, qui vont sortir du cadre qui était leur destinée aux Etats-Unis et qui vont nous embarquer avec eux, derrière la cause animale. C’est un roman aussi qui parle de racisme, qui parle de la guerre, qui parle d’aventures, de voyages, d’amour, d’amitié… Il y a pleins de choses dans ce roman qui se lit tout seul. Ariane BOIS essaie de nous embarquer dans cette épopée avec ces trois personnages et c’est un grand plaisir de lecture !.

« L’Amour au temps des éléphants » – 256 pages – prix : 19 € (parution 14/01/21)

Écoutez Nathalie de la librairie Doucet sur France Bleu Maine en compagnie de Quentin Enée, en cliquant ici ! (émission du 23 février 2021)

Ariane Bois romancière, grand reporter et critique littéraire, est l’auteure de « Et le jour pour eux sera comme la nuit », « Le Monde d’Hannah », « Sans oublier », « Le gardien de nos frères », « Dakota Song ». Elle fut récompensée par neuf prix. Après « L’île aux enfants », finaliste du prix Maison de la Presse, « L’amour au temps des éléphants » est son septième roman.