Belle Greene – Alexandra Lapierre – Éditions Flammarion –

Rencontre / dédicace avec Alexandra LAPIERRE

Vendredi 18 juin à 17h00

Formidable épopée d’une jeune femme devenue célèbre !

Alexandra LAPIERRE a l’habitude de choisir, pour ses romans, des personnages qui ont vraiment existé, des femmes principalement, des personnages méconnus qu’elle choisit de mettre en avant et ce roman historique est tiré de faits réels.

Qui est donc Belle Greene ?

Belle Greene, est une femme dont l’histoire se passe à New-York dans les années 1900. Elle appartient à une famille noire, descendant de toute une famille de métis. Ils ont la peau très pâle. A l’époque, quand on a une goutte de sang noir, on n’a pas le droit de voter, on n’a pas le droit de partager les mêmes écoles que les blancs. On n’a pas le droit de partager les mêmes hôtels ni les mêmes restaurants. Donc, la vie est très compliquée et très difficile. Certains d’entre eux, s’ils sont suffisamment blancs décident de passer à l’acte et se font passer pour blancs, ce qu’ils appellent « le passage. » C’est ce qui va se passer dans la famille GREENER qui va perdre une lettre et prendre le nom de GREENE, en falsifiant ses papiers et dorénavant toute la famille va passer pour blanche. Elle devient Belle Da Costa GREENE.

Belle Greene curieuse de tout, passionnée par les livres et de culture, en général ; elle est bibliophile. Cette jeune femme assez pauvre, partie de rien, n’ayant aucun réseau, aucune relation, va être recrutée par le grand banquier de l’époque J. P. MORGAN afin d’approvisionner sa bibliothèque, puis par la suite, devenir son bras droit, Directrice de la fabuleuse bibliothèque du magnat J.P. MORGAN.

J.P. MORGAN, ce collectionneur acharné tente de rapporter toute la culture européenne en Amérique et rapporte des merveilles comme « Les Fragonard » et « les Impressionnistes ». Il y a des livres et c’est cette collection de livres anciens que cette jeune fille va constituer pour lui. Elle aura affaire aux plus grands collectionneurs, elle va voyager en Europe, fréquenter les salles des ventes. Elle va être connue dans son domaine et sera respectée. Nous sommes en 1900 et Belle Greene sera la femme la mieux payée d’Amérique considérée même, comme l’une des plus puissantes.

Mais, mais….., il y a un mais ! Personne ne sait vraiment qui elle est ! Sans mari, parce qu’elle ne veut pas se marier, elle ne veut pas d’enfant. car vous imaginez, si un bébé noir naissait !… Sans argent au départ, elle fume, elle boit, elle vit pleinement sa LI-BER-TÉ ! Elle ne peut se confier à personne, de crainte qu’on découvre son secret. Elle a vraiment peur d’être dévoilée. Elle travaille avec acharnement et construit pour le magnat la plus fabuleuse des collections de livres. Belle Greene est passionnée par son travail, elle travaille comme une bête. Belle Greene est aussi la passion d’hommes remarquables ; elle vit des amours fous !. Alors pour pouvoir vivre libre, elle va être obligée de choisir entre son passé, ses racines, son histoire…, un véritable combat, un combat de femmes !

Alexandra LAPIERRE nous raconte l’histoire de Belle Greene avec passion. On sent qu’elle est fascinée par cette jeune femme, au destin incroyable, dans cette Amérique ségrégationniste, des années 1900. Laissez-vous emporter par cette histoire vraie qui est absolument à découvrir ! Une histoire passionnante, un texte richement documenté.

Belle Greene, un personnage inoubliable dans cet excellent roman !

LIBRAIRIE DOUCET LE MANS/M. Christine

BELLE GREENE – 544 pages – prix : 22.90 €

Alexandra LAPIERRE née en 1955, auteure de nombreux ouvrages, romans, nouvelles et biographies, parmi lesquels on trouve : « Moura« . La mémoire incendiée (2016) chez Flammarion – « Fils Unique« , nouvelle dans 13 à table (2015) Editions Pocket – « Tu mens, ma fille ! » (nouvelle ) dans 13 à table (2016) – « Avec toute ma colère » (2018) Editions Flammarion.

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PUTZI – Thomas Snégaroff – Editions Gallimard

QUI EST DONC PUTZI ?

Un roman historique écrit par Thomas Snégaroff. Il nous raconte l’histoire de cet homme dont son nom était Putzi, un homme proche d’Hitler, originaire d’une famille de marchand d’art ayant des origines américaines par sa mère, et allemandes par son père. Cet homme, Putzi est rentré en contact avec Hiltler dans les années vingt. Il va le côtoyer pendant plusieurs années. Ils vont partager ensemble –ce qui lui permettra d’approcher Hitler- la passion de Wagner. C’est pour cela qu’on l’a appelé LE PIANISTE D’HITLER.

Il n’aura de cesse, pendant toutes ces années, de capter l’attention d’Hitler et surtout son admiration qui va l’amener à faire des choses parfois un peu insaisissables et incompréhensibles. A travers lui, c’est aussi l’histoire de ses deux patries, l’Allemagne et les États-Unis puisque cet homme aura envie de rapprocher ces deux nations dans les années trente. On va découvrir qu’à cette époque les États-Unis ont une période un peu trouble, n’affichant pas une détermination à combattre les nazis, mais plutôt un peu paradoxale et un peu étonnante, autorisant quelques débordements nazis sur leur territoire.

Un roman passionnant, très documenté et bien écrit.

Bien sûr, c’est un nouveau livre sur la Seconde Guerre mondiale mais c’est aussi le roman d’un homme insaisissable, incompréhensible et puis de deux nations qui vont à un moment ou à un autre, éventuellement se rapprocher. – Nathalie / MC

Putzi – 352 pages – 22 € (parution octobre 2020)

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Écoutez Nathalie sur la page Facebook de la librairie DOUCET, en cliquant ici ! (Calendrier de l’avent Doucet – JOUR 22)

Dictionnaire amoureux de Montaigne – André Comte-Sponville – Editions PLON

Dans son dictionnaire amoureux de Montaigne, André Comte-Sponville nous fait redécouvrir cet écrivain de génie, qui est aussi l’un de nos plus grands philosophes et un humain d’exception.

Voici ce que déclarait André Comte-Sponville à Philosophie Magazine le 3 septembre 2020, au moment de la parution du DICTIONNAIRE amoureux de MONTAIGNE : « Montaigne, qui a été confronté à la peste, m’a servi à relativiser la gravité de la pandémie actuelle, et à résister à l’espèce de panique qui s’est emparée d’une partie de la population ».

« Parce que les médias semblaient découvrir soudain que nous sommes mortels ! Vous parlez d’un scoop ! Montaigne déjà s’étonnait que les gens pensent si peu à la mort, qui nous attend tous. « Ils vont, ils viennent, ils trottent, ils dansent, de mort nulles nouvelles ! » Mais quand elle arrive, ajoute-t-il, ou quand elle frappe nos proches, quel effondrement, quelle angoisse, quel désespoir ! Lui nous apprend à accepter la mort sans en avoir peur, avec « nonchalance », comme il dit. Comment aimer la vie sans accepter la mort, qui en fait partie ? C’est ce que résume cette formidable formule de Montaigne, que j’ai souvent citée durant le confinement : « Tu ne meurs pas de ce que tu es malade, tu meurs de ce que tu es vivant. » Ajoutons que Montaigne, lui, a été confronté… »

Si vous êtes de nature curieuse, délectez-vous, par instants, thèmes après thèmes ou dans le désordre, selon votre temps disponible, selon votre intérêt, pour lire ce subtil mélange de MONTAIGNE et de l’auteur.

Une lecture qui donne envie de connaître encore d’autres choses… l’envie par exemple, de lire MONTAIGNE de Stefan ZWEIG…. De nombreux sujets, de nombreuses réflexions qui font grandir notre pensée ! Un livre à offrir, à s’offrir – (mais qu’on ne doit pas avoir envie de prêter !…)

André Comte-Sponville est l’un des philosophes français les plus lus et les plus traduits dans le monde. Il est l’auteur d’une trentaine d’ouvrages dont le célèbre Petit traité des grandes vertus.

Dictionnaire amoureux de Montaigne – 625 pages – prix : 26 €uros

Librairie Doucet/MC

Le Sans Maître – Virginie Caillé-Bastide – Éditions Héloïse d’Ormesson

le sans maitreAprès la mer, accompagnez Côme de Plancoët : un beau voyage au pays breton et tous ses mystères  !…

Grâce à Virginie Caillé-Bastide qui avait publié en 2017 « Le Sans Dieu » (1709-1715) une histoire, dans les mers des Caraïbes, histoires de pirates, de flibustiers et de tempêtes… Elle nous emmène cette fois-ci, avec « Le Sans Maître » toujours au XVIIIè siècle où tout se déroule en terre bretonne ! Et, si vous avez lu « Le Sans Dieu », son premier roman, vous serez familiarisés avec quelques prénoms de ce nouveau roman, sans rapport avec les personnages du premier, juste un lien de parenté, de vagues cousins lointains.. Ces deux livres pouvant se lire indépendamment. 

Donc, partons en Haute- Bretagne !

Nous sommes au tout début du XVIIIè siècle (1720) en compagnie de Côme de Plancoët, un jeune seigneur aimé de ses sujets. Deux événements importants vont se dérouler sur ses terres, un meurtre  et sa rencontre avec Anne. Il n’est pas marié, n’a pas d’enfant. Il vit tranquillement, est heureux dans sa seigneurie. Tout va très bien sauf que, suite à un complot, il a un ennemi sournois, très puissant, tapi dans l’ombre… Il se consacre à ses deux passions : il adore monter à cheval et la lecture. Il passe beaucoup de temps dans sa faramineuse bibliothèque, la plus belle pièce du château tapissée du sol au plafond de livres magnifiques, de grimoires, d’ouvrages anciens collectés par son défunt père. N’ayant ni frère, ni sœur, il dit : « que les livres ont été sa véritable famille (sa mère est morte lors de sa naissance). Il entretient des échanges épistolaires avec des érudits européens, en Florentin, en Anglais, en Suisse mais son courrier va être surveillé…..Il fera la connaissance de Cathbad, ce puissant druide, parce qu’il va être obligé de se réfugier dans la forêt. Vous ferez la connaissance de Thérèse, la cuisinière qui est une vraie mère pour Côme, très attachée à son seigneur !

En dehors de l’Histoire, Virginie Caillé-Bastide nous amène à réfléchir, avec des liens parfois en résonance avec le monde d’aujourd’hui, des questions qu’on se pose sur la tolérance, le pouvoir, la religion, la croyance en Dieu ou pas…., de liberté, de contraintes.

Virginie Caillé-Bastide nous fait vivre pleinement cette époque. L’auteure a une très belle plume. Elle utilise le français de l’époque. Il est fort agréable de se plonger dans cette période, de vivre les coutumes d’alors ! C’est très romanesque et très dépaysant.

Si vous souhaitez remonter le temps, et le début du 18 e siècle, si vous aimez la Bretagne et sa culture celtique, si vous souhaitez vous évader et vous aventurer au fin fond de ses forêts légendaires, ce livre est fait pour vous ! Un mélange de croyances et de sorcellerie… de trahisons et de rebondissements. On ne s’ennuie pas un instant ! Un livre  cinématographique.

UN EXCELLENT ROMAN D’AVENTURES.

UN TRÈS BON MOMENT DE LECTURE ET D’ÉVASION !

Le Sans Maître – 255 pages – prix 19 € –  (publié en mars 2020)

Librairie Doucet/MChristine

le sans dieu

Virginie Caillé-Bastide est née en 1962 à Lorient,  « Le Sans Dieu »  son premier roman, puise dans ses origines bretonnes et sa passion pour l’histoire. « Le Sans Dieu » a paru en août 2017 aux Éditions Héloïse d’Ormesson – 331 pages – prix 20 €

Il est à toi ce beau pays – Jennifer Richard – Éditions Pocket version poche/ Albin Michel version grand format

il est à toi ce beau pays

IL EST À TOI CE BEAU PAYS

Écoutez Marie-Adélaïde Dumont  en compagnie de Fabien Obric, sur France Bleu Maine, en cliquant ici ! 

Fabien Obric : Une véritable fresque tragique et monumentale de la colonisation de l’Afrique ! Un livre de 848 pages dont le titre « IL EST À TOI CE BEAU PAYS » de Jennifer Richard est disponible en poche et c’est Marie-Adélaïde de la Librairie Doucet du Mans,  qui vient nous en parler.

Avant même d’ouvrir le livre, on est happés par la photo qui l’illustre, un très beau portrait de femme noire.

M-Adélaïde : Exactement ! D’abord une magnifique couverture comme vous pouvez le voir et qui attire l’œil ! Puis ça fait partie de ces textes que je n’ai pas vu passer, par manque de temps,  quand il était en grand format et que j’ai découvert en format poche. Ce fut un vrai bonheur, un vrai plaisir de lecture !

Un texte, à la fois historique, un roman d’aventures, un roman humain et un roman sur les dérives du colonialisme.

– Fabien O. : Le colonialisme qu’on découvre au travers des chefs d’Etat, d’entrepreneurs qui cherchent exclusivement le profit, d’explorateurs intrépides, de missionnaires idéalistes. Tout cela, Marie-Adélaïde, dans différents endroits du monde ?

M-Adélaïde : Je vous emmène entre trois continents, les États-Unis, l’Europe, l’Afrique. Nous allons partir sur les traces de Livingstone !.

M-Adélaïde : Est-ce que vous n’avez pas rêvé, Fabien, quand vous étiez plus jeune, de partir, suivre les aventures de cet explorateur ? Fabien O. : Au bout du monde,  c’est formidable ça !..

M-Adélaïde : On joue avec notre habitude du XXI e siècle de perdre tout contact avec son pays d’origine. Livingstone va d’ailleurs se perdre. On va suivre les aventures de Joseph Conrad. Ce sont des hommes qui nous ont tracé les routes. Des hommes qui nous ont permis d’établir des cartes mais évidemment, au-delà de leur travail, au-delà de leur côté aventuriers, il y avait des pays, il y avait des dirigeants qui se sont dits que c’était un moyen de gagner de l’argent, beaucoup d’argent…, sans faire attention aux populations, en appliquant des méthodes redoutables, en ayant beaucoup de violence, en ayant des attitudes épouvantables et là, je fais appel à l’Histoire –un peu moins glorieuse de la France– et surtout de la Belgique sous Léopold II, Roi des Belges qu’on finira par appeler « Le Roi sanglant » parce qu’ils vont tous vouloir se tailler une part de ce Congo, au mépris des peuples qui existaient, au mépris du droit, se disant que c’était un moyen facile d’avoir de l’argent.

M. Adélaïde de Librairie Doucet/MC

Jennifer Richard d’origine guadeloupéenne et normande, l’écrivaine franco-américaine est l’auteur de trois romans : « Bleu poussière », « Requiem pour une étoile », « L’Illustre Inconnu », publiés aux éditions Robert Laffont. Elle est documentaliste pour la télévision. En 2006, elle est lauréate de la deuxième édition de la Résidence du premier roman pour « Bleu poussière ». Après « Il est à toi ce beau pays » publié chez Albin Michel et figurant dans la première sélection du prix Renaudot en 2018. « Le diable parle toutes les langues » en 2020 (Albin Michel)

« IL EST À TOI CE BEAU PAYS »848 pages – prix : 9.50€ -aux Éditions Pocket – (format poche)  paru le 28/05/20  – ou aux Éditions Albin Michel paru en février 2018 (en grand format) – 756 pages – prix : 25 €

Peste et Choléra – Patrick Deville – Editions du Seuil

PRENEZ SOIN DE VOUS ! RESTEZ CHEZ VOUS ! BIENTÔT VOUS RETROUVEREZ  VOS LIBRAIRES !

Fascinant portrait d’Alexandre Yersin, bactériologiste, qui a découvert le bacille de la peste et son vaccin.téléchargement
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Le livre « Peste et Choléra » de Patrick Deville publié en 2012 avait rencontré un vif succès ; aujourd’hui, il pourrait nous interpeller !

« On entre dans le vingtième, dont on ne sait pas encore qu’il sera le pire, celui des barbaries infinies après celui des rêves d’un progrès infini. Pourtant ça commence en fanfare. C’est la Belle Epoque. C’est encore l’optimisme des sciences et des techniques et des maladies éradiquées, des vaccinations préventives et curatives. » (p. 138)

Peste et Choléra, un roman d’aventures qui nous plonge dans la formidable épopée scientifique des vaccins au temps des colonies. Le héros de cette histoire est Alexandre Yersin, l’un de ces jeunes chercheurs pasteuriens qui ont constitué la première équipe de l’Institut Pasteur créé en 1887. Il va mener une vraie vie d’aventurier et de marin. Découvreur à Hong Kong en 1894, du bacille de la peste, il se retire en Indochine à Nha Trang, loin du brouhaha des guerres, continue les observations scientifiques et développe la culture de l’hévéa et de l’arbre à quinquina. Il meurt en 1943 pendant l’occupation japonaise.

Quand Louis Pasteur expérimente avec succès le vaccin contre la rage, il ouvre de nouvelles et formidables perspectives à la biologie et à la médecine. Il chargera plus tard ses élèves ou disciples de prolonger ses recherches à travers le monde. Les jeunes pasteuriens partent pour de longs périples.

Pour raconter cette formidable aventure scientifique et humaine, Patrick Deville a suivi les traces de Yersin autour du monde, et s’est nourri des correspondances et documents déposés aux archives des Instituts Pasteur. C’est cette formidable aventure scientifique et humaine que raconte Patrick Deville en croisant les périodes et les personnages autour de la figure de Yersin. Alexandre Yersin est né en Suisse à Morges en 1863, naturalisé Français pour les besoins de la science, il se forme sur le tas et part très vite en Indochine où il passera le plus clair de sa vie.

Il est sûr que ce livre vous fera voyager ! Depuis l’Institut Pasteur, ce roman vous emmènera sur les traces de Yersin, à travers le monde :  de Paris à Dohat, de Hong Kong à Madagascar, puis Canton, Bombay, Hanoï, une vraie course poursuite contre les bacilles…. Un livre foisonnant, palpitant comme le fut Yersin. Une vie riche d’aventures. Entre voyages et découvertes, c’est une Histoire fabuleuse à lire ! Un bel hommage à ce biologiste peu connu.

Librairie Doucet/MC

Peste et  Choléra – 219 pages – prix : 18 € (paru en août 2012) –  Format poche : éditeurs Points – prix 7 € / ebook : 6.99 €

 

 

Assassins ! Les derniers jours de Zola – Jean-Paul Delfino/Éd. Héloïse d’Ormesson

ASSASSINSPlongée dans la France des derniers jours de Zola !

Depuis l’affaire Dreyfus, le grand écrivain s’est fait beaucoup d’ennemis !

« J’accuse… ! » est le titre de cet  article rédigé par Émile Zola au cours de l’affaire Dreyfus, publié dans le journal L’Aurore du 13 janvier 1898 (n° 87) sous la forme d’une lettre ouverte au président de la République française, Félix Faure.

Cette affaire plonge la France dans un climat délétère où s’affichent la haine et l’antisémitisme.

Dans la nuit du 28 au 29 septembre 1902, Emile Zola  et son épouse Alexandrine sont très incommodés. Ils pensent à une intoxication alimentaire. Zola, le copain de Cézanne passe toute sa vie en revue, son enfance, cette vie de gamin désargenté à Aix-en-Provence, lycéen boursier à Paris, coursier chez un éditeur, rêvant d’écriture et de célébrité, jusqu’à l’affaire Dreyfus. Qui peut bien vouloir sa mort ? L’auteur imagine un complot. Les anti-dreyfusards, ses domestiques, sa maîtresse ? Zola meurt asphyxié à cause d’un poêle défectueux. Une intoxication suspecte au monoxyde de carbone. Un accident d’après la police. Peut-être pas, d’après les historiens ! En fin limier, Jean-Paul Delfino mène l’enquête : recoupe les témoignages, fouille les archives plutôt malodorantes et se pose beaucoup de questions au sujet d’une bande d’écrivains, de politiciens, de journalistes nationalistes et racistes.

A travers « Assassins », ce très bon roman historique, Jean-Paul Delfino nous raconte cette dernière nuit,  tandis que certains membres de l’extrême droite française tels que Drumont, Barrès, Daudet et autres se réjouissent des événements, d’avoir armé le bras de Henri Buronfosse,  devenu petit patron d’une entreprise de fumisterie et qui clame avoir délibérément bouché le conduit de cheminée.  Qui parmi ses proches ou adversaires, avait intérêt à le faire définitivement taire ? Certes Zola dérangeait, il a défendu un juif contre vents et marées….

Un livre très documenté. A recommander pour revivre la vie de Zola et de son époque. Un vrai bon roman historique qui se lit comme un thriller. 

Librairie Doucet Le Mans/M.Christine

Assassins, Les derniers jours de Zola 236 pages – prix : 18 € – parution : sept. 2019

Jean-Paul Delfino, romancier et scénariste, vit et travaille à Aix-en-Provence. Il a publié « Corcovado » (2005 – prix Amérigo Vespucci). « Dans l’ombre du Condor » (2006), « Samba triste » (2007), « Zumbi » (2009), « Pour tout l’or du Brésil » (2011) « Pour l’amour de Rio » (2012) « Brasil » (2013). Il est aussi scénariste (notamment de United Passions, un film sur l’histoire de la FIFA avec Gérard Depardieu et Tim Roth, sorti en 2014, à l’occasion de la coupe du monde de football au Brésil). Il est également l’auteur de deux ouvrages sur la musique populaire brésilienne qui font aujourd’hui référence, « Brasil bossa nova » et « Brasil a música »

 

Les simples – Yannick Grannec – Éd. Anne Carrière –

Les simples yannick grannec

LE POUVOIR DES PLANTES

« Les simples« , c’est le troisième roman que publie Yannick Grannec. C’est un roman qui dépayse non seulement parce qu’il se déroule à la fin du seizième siècle, mais surtout parce qu’il nous entraîne dans la vie quotidienne de l’Abbaye de Notre-Dame du Loup, qui semble couler des jours paisibles derrière ses hauts murs, sous la férule bienveillante de l’abbesse Mère Marie-Vérane, attentive à la stricte observance de la règle bénédictine et à venir en aide aux pauvres.

L’abbaye dispose d’une certaine indépendance grâce à la faveur d’un roi, mais aussi d’une certaine autonomie, grâce au connaissances et aux dons de la doyenne, sœur Clémence, une herboriste qui va cueillir des plantes dans les environs, celles qu’aujourd’hui encore on appelle des simples, dont les vertus lui permettent de faire des préparations pour soigner les malades de l’hôpital de l’abbaye d’abord, mais qui sont également fort prisées à la Cour.

Pourtant, le malin tourne autour de cet Eden, à une époque où superstitions, protestantisme, inquisition et sorcellerie enflamment parfois les villes et les campagnes…

La vie de la communauté va changer progressivement dès l’arrivée du nouvel évêque de Vence, jaloux des privilèges qui font échapper l’abbaye à ses prérogatives et à ses ambitions pas uniquement spirituelles… Il délègue alors deux vicaires fidèles et dévoués, dont le jeune et beau Léon de la Sine, sur lequel il fonde de grand espoirs, pour ce qui n’est qu’une simple inspection laquelle confirme d’abord la bonne réputation de l’abbaye, mais tout n’est pas si « simple »…

Un roman qui se déroule tout d’abord lentement, au jour le jour, chaque jour étant un chapitre souligné d’un proverbe ou d’une maxime, puis il s’élargit et s’accélère vers le tragique, non sans quelques moments de poésie…

Yannick Grannec vit à Saint-Paul-de-Vence. « Les simples » est son troisième roman. Elle a déjà publié aux éditions Carrière « La Déesse des petites victoires » (Prix des libraires 2012) et « Le Bal mécanique ».

Hubert/Librairie Doucet

« Les simples » – 441 pages – prix : 22 €uros – (parution 23/08/19)

Des livres sélectionnés et présentés par Marie-Adélaïde sur France Bleu Maine

Écoutez Marie-Adélaïde de la librairie Doucet depuis les studios de France Bleu Maine, en compagnie de Fabien, en cliquant ici !

Marie-Adélaïde Dumont M. Adélaïde nous présente pour cette fin d’année une sélection de quatre livres, à lire en 2020  !

les choses humaines karine tuil

Les choses humaines de Karine Tuil 341 pages – prix : 21 € – (Éd. Gallimard) 

L’un des grands coups de cœur de l’année 2019 de Marie-Adélaïde – Karine Tuil :  Exceptionnel ! – Le thème est simple, c’est la question du consentement – la question du viol. Ça c’est pour la partie des jeunes. Pour la partie des adultes, puisque effectivement ces deux jeunes vont avoir des parents, c’est encore une histoire très compliquée, on se rend compte que le sexe est au cœur de notre société, au cœur de notre vie. Les parents eux, vont avoir à choisir entre leurs attitudes, leur discours en public, leur grande déclaration sur le féminisme, sur la liberté de chacun et puis ce qui se passe quand son propre fils est accusé de viol  ? Quand on est à l’épreuve des faits. Comment se comporte-t-on ? Y croit-on ? Qui accuse-t-on ? Un texte emblématique fort qui va rester longtemps sur nos tables de librairie. C’est clairement un roman  qui a vraiment marqué l’année qui s’achève

cent millions d'annéesCent millions d’années et un jour de J-Baptiste Andréa -308 pages – prix : 18 € – (Éd. L’iconoclaste) 

Un petit bijou de poésie, d’efforts, de colère, de solitude, d’amitié !. Jean-Baptiste Andréa signe un deuxième roman. On va retrouver les thèmes qui lui sont chers : la montagne, la solitude. Il installe ses romans dans une époque où on n’a pas de téléphone, on n’a pas de GPS, on ne sait pas où on est ! On ne peut pas communiquer les uns avec les autres ! – Eh oui, cela a existé ! (je dis cela pour les moins de 20 ans s’ils nous écoute…) Et bien oui, dans les années 50, aucun moyen de savoir où vous étiez ! Je vous présente Stan, qui est paléontologue (très beau métier), il a une vie un peu triste, une enfance qu’on découvrira, pas très joyeuse. Il a la possibilité de redorer sa carrière en découvrant un dinosaure qui est enfoui sous les glaces dans Les Dolomites à la frontière franco-italienne. La montagne est un des personnages principaux de ce roman.

la fabrique des salauds 2La Fabrique des salauds de Chris Kraus  La révélation venue d’Allemagne – 886 pages – prix :  24,90 € – (Éd. Belfond)

Alors, là, je suis moins dans la légèreté, mais pour les amateurs de romans historiques, voici le livre d’un jeune allemand. Il n’y avait que lui qui pouvait écrire sur le sujet. Il va nous raconter des années trente aux années soixante-dix, l’engagement de deux frères qui ont pris fait et cause pour le national socialisme. Ils ont eu un rôle actif pendant la guerre. L’un par choix, par volonté, par décision et l’autre un peu par opportunisme, en se disant qu’il y avait une place à prendre et qu’elle était meilleure que d’autres. 

On conclut avec un peu plus de légèreté ?

Qui a tué l’homme-homard ? de J-M. Erre -358 pages – prix : 19€- (Éd.Buchet-Chastel)qui a tué l'homme homard

Alors, même pas de légèreté Fabien  !  Avec un fou rire assuré… pour ce livre, C’est du délire assuré ! Je vous emmène dans un petit village des Cévennes, totalement isolé, après la guerre, dans lequel s’est installé un cirque de freak show. Vous savez, ces personnages toujours un peu cabossés qu’on montrait à une certaine époque. Ils  sont installés  puisque le cirque a fait faillite. Ils ont fait souche, comme on dit, dans ce village. Certains se sont mariés et ont eu des enfants. Notre homme-homard qui a été tué faisait partie de ce cirque, c’était le plus méchant, le plus vilain, il terrorisait tout le village. Il a été tué et bien tué, démembré en plus de 72 morceaux ! L’enquête va démarrer ; elle est  effectuée  par deux gendarmes, une équipe de bras cassés, dans un village hyper connecté qui suit tout et on a l’impression d’être dans une série sur netflix.  Donc, les pauvres gendarmes sont un peu dépassés et celle qui va les aider à résoudre l’enquête est la fille du maire et là, je vous assure qu’il y a une belle particularité dans son histoire !.. Parfait pour passer de 2019 à 2020 !

Excellentes fin d’année à vous tous !

Plein de bonnes choses et que tous vos rêves se réalisent !

BONNE ANNÉE A TOUS !

Marie-Adélaïde/MC

 

La part du fils – Jean-Luc Coatalem – Editions Stock – Collection la bleue –

LA PART DU FILSLA PART DU FILS – PRIX GIONO 2019

« Longtemps, je ne sus quasiment rien de Paol hormis ces quelques bribes arrachées ».

Résumé : « Sous le régime de Vichy, une lettre de dénonciation aura suffi. Début septembre 1943, Paol, un ex-officier colonial, est arrêté par la Gestapo dans un village du Finistère. Motif : « inconnu ». Il sera conduit à la prison de Brest, incarcéré avec les « terroristes », interrogé. Puis ce sera l’engrenage des camps nazis, en France et en Allemagne. Rien ne pourra l’en faire revenir. Un silence pèsera longtemps sur la famille. Dans ce pays de vents et de landes, on ne parle pas du malheur. Des années après, j’irai, moi, à la recherche de cet homme qui fut mon grand-père. Comme à sa rencontre. Et ce que je ne trouverai pas, de la bouche des derniers témoins ou dans les registres des archives, je l’inventerai. Pour qu’il revive. « Le grand livre que Jean-Luc Coatalem portait en lui. 

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Jean-Luc Coatalem part sur les traces de Paol, son grand-père qu’il n’a pas connu, disparu mystérieusement, arrêté sur dénonciation puis déporté, à l’âge de 49 ans. Pour quoi lui ?  et quelles raisons ? Il va tenter de combler « les blancs de sa famille » en nous emmenant depuis Kergat, sa Bretagne natale, puis entreprendra un voyage vers l’Allemagne des camps nazis, remontant le temps et l’Histoire de cette période tragique du XXè siècle.

Une enquête longue et minutieuse sur cette absence, ces silences, ce manque ressenti par l’auteur, afin de faire renaître Paol et redonner voix à ce grand-père. Ce que l’auteur réussit brillamment, en intercalant tout au fil des pages et de ses recherches, des passages de la vie de Paol.

Ainsi, de ce récit intime, né sous la plume de Jean-Luc Coatalem (petit-fils),  Paol devient un magnifique personnage de roman. 

C’est un récit intime et familial très touchant et bouleversant que signe Jean-Luc Coatalem. Un livre qui fonctionne comme une enquête. Un livre d’espoir, de réconciliation.

Un livre très lumineux !

Jean-Luc Coatalem disait récemment : « Nous tenons parfois la main de morts qui sont parfois plus vivants que certains vivants »

Librairie Doucet/MChristine

« La part du fils » 261 pages – prix : 19 € – (parution août 2019)

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