Femmes en colère – Mathieu Ménégaux – Éditions Grasset –

UN ROMAN COUP DE POING ! UN ROMAN INDISPENSABLE !

Les librairies sarthoises vous présentent les écrits qui font battre leur cœur et c’est Nathalie de la Librairie Doucet qui nous présente « FEMMES EN COLÈRE » de Mathieu MENEGAUX. Qu’est-ce- que ça raconte ?

Mathieu MENEGAUX a déjà écrit cinq romans qui sont principalement des portraits de femmes et ce roman se déroule en juin 2020, aux assises de Rennes. Une femme, Mathilde Collignon est dans le box des accusés. On comprend assez rapidement qu’elle est là parce qu’elle s’est vengée sur deux hommes, alors qu’elle avait subi des violences de la part de ces deux hommes-là. Mais, on ne sait absolument pas ce qui s’est passé, ni d’un côté, ni de l’autre. On va découvrir aux deux tiers du livre, donc assez tard, que c’est du lourd et c’est prenant !..

Le livre se déroule tout au long du procès et du délibéré. L’auteur va nous raconter comment ça se passe, acte par acte, je dirais, et notamment avec des jurés qui sont pris dans le public, ce qui est assez étonnant, parce qu’on est dans les coulisses – Et puis elle ne clame pas son innocence, Mathilde Collignon réclame justice et c’est toute la complexité de l’affaire.

Ce roman est entrecoupé de petits carnets que cette femme écrit tout au long du procès où elle pose ses émotions, ses sensations. Le récit du procès est coupé comme ça ! C’est surtout intéressant parce que ça dresse un portrait de la société et de la justice aujourd’hui, en France, qui est un peu « acide ».

C’est aussi le portrait d’une femme très libre qui assume ses choix, qui accepte de payer pour ses choix.

C’est passionnant du début jusqu’à la fin et ça monte en puissance. Alors, le final est assez exceptionnel et on comprend mieux le titre, parce que le titre c’est « FEMMES EN COLÈRE » au pluriel alors que dans tout le livre il n’est question que d’une seule femme et tout prend son sens, à la fin du livre.

Écoutez Nathalie de la librairie Doucet, sur France Bleu Maine, en compagnie de Delphine Séveno, en cliquant ici ! (émission du 23 mars)

Nathalie/M.Christine

« FEMMES EN COLÈRE »198 pages – prix : 18 € – (parution 3/3/21)

Mathieu MENEGAUX est né en 1967. Il est l’auteur de « Je me suis tue » (Grasset, 2015 ; Points 2017) primé aux Journées du Livre de Sablet, et de « Un fils parfait » (Grasset, 2017 ; Points 2018) prix Claude Chabrol du roman noir, adapté à l’écran en 2019 (France 2) – « Est-ce ainsi que les hommes jugent ? » (Grasset 2018 ; Points 2019) prix Yourcenar, en cours d’adaptation pour la télévision, « Disparaître » (Grasset, 2020 ; Points 2021)

Les Désossés de François d’Épenoux – Éditions Anne Carrière

UN HUIS-CLOS GLACIAL !

Nous entrons dans le chalet le plus beau, le plus chic, le plus cossu de ce petit hameau du village !

Ce texte a attiré mon attention parce qu’il change radicalement la façon dont l’auteur écrit.

D’habitude, François d’Épenoux nous donne des petits romans « cocooning », tout en douceur, en bienfaisance.

Ici, il signe un roman noir, magistral, intense, limite percutant et dérangeant.

C’est dramatique. C’est angoissant.

En cette saison, je vous emmène dans un bois, une vallée reculée… C’est le milieu de l’hiver, il neige ! Un endroit où sont construits des chalets conçus pour une population qui peut s’offrir ce luxe, des constructions absolument magnifiques, décorées de meubles de valeur.

Nous allons entrer dans un huis-clos absolument dramatique. Vous vous en doutez, la neige va continuer à tomber et nous allons avoir dans ce chalet, un homme (Marc). Il a une vie très particulière. Il s’occupe d’import-export, il a fait fortune. Il a épousé une femme qui a quinze ans de moins que lui. Ils ont une fille, elle va se marier très prochainement. Le fiancé est là !. Il ne plaît à personne, mais cette fille l’a choisi. Il y a aussi, Slavko, d’origine serbe, c’est l’homme de confiance de Marc, à la fois garde du corps, chauffeur, compagnon d’armes…Puis, il y a Rose, la domestique de la maison. Tout est parfait pour le moment et pour ce dernier dîner. On attend une invitée. Va-t-elle venir ? La table regorge de victuailles, le feu crépite. Tout va bien ! Sauf, que tout va déraper. On va se retrouver enfermés, pris au piège de la nature qui se venge. La nature qui fait payer très cher tous les désordres que nous avons créés… Et, là tout va empirer : plus d’électricité, plus de chauffage, plus de nourriture, plus de moyen de transports, plus de téléphone…

La véritable nature de nos occupants va se révéler et va éclater au grand jour. C’est dramatique. C’est angoissant. Je ne peux rien vous dévoiler de plus. Plongez-vous dans ce petit bijou noir de chez noir ! Mettez-vous sous la couverture au chaud, chez vous et embarquez-vous dans cette histoire invraisemblable. Jusqu’où pouvons-nous aller et quels sont nos réflexes lors de notre dernier degré de survie ?

Écoutez Marie-Adélaïde sur France Bleu Maine, en compagnie de Delphine Seveno, en cliquant ici !

Marie-Adélaïde de la librairie Doucet/MC

Les Désossés – 192 pages – 17.50 € (parution octobre 2020)

Commander mon livre

François d’Épenoux a publié une dizaine d’ouvrages aux éditions Anne Carrière, dont deux ont été adaptés au cinéma : « Deux jours à tuer » par Jean Becker en 2008, et « Les Papas du dimanche » par Louis Becker en 2012.

La chaine – Adrian McKinty – Éditions Mazarine Thriller –

La chaine est un polar machiavélique. 

la chaîneLe téléphone sonne. Un inconnu a kidnappé votre enfant. Pour qu’il soit libéré, vous devez enlever l’enfant de quelqu’un d’autre. Votre enfant sera relâché quand les parents de votre victime auront à leur tour enlevé un enfant. Si un chaînon manque : votre enfant sera tué. »

Nous allons ouvrir un polar sur un thème utilisé des milliers de fois en littérature comme au cinéma, le rapt d’enfants et pourtant le roman d’Adrian McKinty est diablement original. Son titre « La chaine », c’est le coup de cœur de Marie-Adélaïde de la librairie Doucet au Mans.

La chaine est un polar machiavélique. Imaginez un roman policier différent de tout ce que vous avez lu depuis le début, puisque tour à tour, vous allez être la VICTIME, le BOURREAU, c’est vous qui allez devoir gérer l’I-NI-MA-GI-NABLE ! Exactement, une histoire inimaginable même si l’auteur en a eu l’idée dans le monde bien réel, au Mexique où des gangs prospèrent sur les enlèvements contre rançons.

Marie-Adélaide, ce thriller a une femme pour personnage principal ? : – Rachel, elle est séparée de son mari. Elle vit modestement. Elle vient d’être très malade dans une station balnéaire de la Côte des États-Unis. Elle a une jeune adolescente qu’elle aime beaucoup. Tout se passe très bien avec Kilye. Sauf qu’un jour Kilye se fait kidnapper à l’arrêt du bus et là, tout s’enchaîne. Un coup de fil qui vous annonce que votre fille a été kidnappée, que bien évidemment vous devez payer une rançon, pas astronomique, une rançon ! Mais, surtout pour récupérer votre fille, vous devez kidnapper l’enfant d’une autre famille ! Et cette chaîne, cette chaîne diabolique met en évidence la complexité des sentiments, des rapports humains. Jusqu’où est-on prêts à aller pour sauver sa propre fille, pour sauver ses propres enfants ?

F. Obric : Et on sait qu’Hollywood est déjà sur le coup ! Les studios « Paramount » ont acquis les droits d’adaptation de ce livre au cinéma contre un très très gros chèque, tant l’histoire est addictive ! 

C’est très bien construit, c’est haletant. On va voir comment une femme, à priori ordinaire, va se révéler une femme extraordinaire, parce que par amour, on va voir ses forces se décupler.

Écoutez Marie-Adélaïde sur France Bleu Maine, en compagnie de Fabien Obric, cliquant ici !

« L’auteur Adrian McKinty, critique littéraire et auteur récompensé deux fois par le prix Edgar-Allan-Poe, est l’une des étoiles montantes du polar. Il s’est vu décerner deux fois le prix Ned Kelly et il a également reçu le prix Barry, le prix Audie et le prix Anthony. Les romans de sa série « Sean Duffy » ont été nommés Meilleur polar de l’année par le Times, le Daily Mail, le Boston Globe et le Irish Times. Adrian McKinty est né et a grandi à Belfast en Irlande du Nord. Après avoir étudié la philosophie à l’université d’Oxfort, il est parti aux États-Unis pour enseigner l’anglais en lycée. Il vit actuellement à New York. »

« La chaîne »  prix : 20 € – 400 pages (parution mars 2020) Traduit de l’anglais par Pierre Reignier. « C’est rien de moins que Les Dents de la mer pour les parents.» Don Winslow

Marie-Adélaïde/MC

 

L » » » » »La »L

Et toujours les Forêts – Sandrine Collette – Éd. JC Lattès

Et toujours les foretsEt toujours les Forêts

La librairie Doucet a l’immense plaisir de recevoir

SANDRINE COLLETTE  qui vient à la rencontre de ses lecteurs

Vendredi  17 Janvier à 18 heures  – Finaliste du Grand Prix RTL – Lire 2020 –

Enfant non désiré, Corentin a passé sa prime enfance ballotté d’un foyer instable à l’autre avant d’être définitivement abandonné par sa mère à son arrière-grand-mère, Augustine. Auprès de la vieille femme, dans ces lieux isolés, le garçon trouve un équilibre et la part d’amour qui lui a été refusée jusqu’alors.
Parti à la «Grande Ville» pour poursuivre ses études, tout en se promettant de revenir auprès d’Augustine, Corentin découvre une nouvelle vie faite d’insouciance et de fêtes, d’amitiés et d’amours éphémères jusqu’à la nuit de la catastrophe. Descendus dans les catacombes, Corentin et ses amis ressentent une terrible explosion. À leur sortie à l’air libre, ils découvrent un monde calciné.
Dès lors, le jeune homme n’a plus qu’une idée en tête : revenir aux Forêts, retrouver Augustine.

Quant tout s’effondre, quand tout est mort…, quel avenir reste-t-il à l’homme ? Y a-t-il encore un peu de place, un peu de lumière pour espérer ? Un récit dystopique, un roman noir, post-apocalyptique, dont nous sommes tous concernés par le thème et qu’il faut absolument lire ! Sandrine Collette sans rien imposer dans la réflexion  nous ouvre quelques pistes, à vous de faire travailler votre imagination ! Un livre très cinématographique. 

Née en 1970 Sandrine Collette,  docteure en science politique, partage son temps entre la région parisienne et son élevage de chevaux dans le Morvan.

Son premier roman « Des nœuds d’acier » rencontre un vif succès avec 20 000 exemplaires vendus et obtient le Grand Prix de littérature policière – « Il reste la poussière »
Devenue l’un des grands noms du thriller français, une fois encore, elle montre son savoir-faire imparable dans « Six fourmis blanches » (2015) et  (Prix Landerneau du polar 2016). En 2017 paraît « Les larmes noires sur la terre ».

Librairie Doucet/MC

Et toujours les Forêts – 333 Pages – prix : 20 € (parution 12/2019)

Mictlán – Sébastien Rutés – Éd. Gallimard – La noire

MICTLAN 2 MITCLÁN

 Très  officiellement, Nathalie, nous vous souhaitons une excellente année, à tout le monde, ainsi qu’à toute l’équipe de la librairie Doucet qui est toujours là, à nos côtés, chaque semaine pour nous proposer des coups de cœur ! Fabien Obric et Sophie Thomas France Bleu Maine.Résultat de recherche d'images pour "dessins de cactus"

Et, Nathalie vient nous présenter un livre espagnol mais, ça se passe au Mexique !

MITCLÁN* de Sébastien RUTÉS

*Mictlán : en nahuatl, « le lieu des morts », où les défunts accèdent à l’oubli après un long voyage à travers le monde d’en bas. »Résultat de recherche d'images pour "dessins de cactus"

C’est  un petit livre de cent cinquante pages, très passionnant. Une espèce de huis-clos qui se passe dans un camion. A l’approche des élections, le Gouverneur est candidat à sa propre réélection, sauf qu’au Mexique  –on le sait- il y a beaucoup de violence liée notamment  à de nombreux trafics en tous genres, beaucoup de morts ; les morgues et les cimetières sont saturés. Et s’il y a trop de morts, c’est mauvais signe et ce n’est pas terrible pour la campagne électorale du Gouverneur. Il va donc charger un type qui s’appelle Le Commandant, de recruter deux pauvres bougres, un type qui s’appelle « Gros », un ancien malfrat et le second surnommé « Vieux », un homme que la vie n’a pas épargné ; il a  perdu sa fille, elle a complètement disparu et il la cherche partout. Ces deux types vont être chargés d’un convoi exceptionnel très particulier puisqu’il s’agit d’un camion frigorifique contenant cent cinquante sept cadavres qu’ils doivent acheminer à Mictlán parce que c’est le lieu des morts où les défunts accèdent, l’endroit où l’âme des morts est protégée. Les mexicains sont très superstitieux. Bien sûr, ce camion suscite des convoitises et, si cette affaire est révélée au grand public, ce sera un scandale. Ils ont ordre de faire la route sans jamais s’arrêter, vingt-quatre sur vingt-quatre, sauf pour faire les pleins de carburant. Si les deux hommes dérogent à la règle, ils le savent, ils iront rejoindre la cargaison. Donc, ils mangent, ils dorment, leur pause pipi se fait dans le camion. Tout se fait à partir du camion.… C’est un huis-clos entre ces deux hommes qui ne se connaissent pas, qui vont se révéler  au fur et à mesure du trajet. « Vieux » et « Gros » ont l’interdiction d’ouvrir ce camion sauf que « Vieux » aimerait  bien jeter un œil dans la remorque parce qu’il cherche sa fille et il se dit que peut-être elle se trouve dans le chargement !

Alors, ça bouscule, ça peut paraître austère, un peu dur. Il y a quand même l’âme de ces morts qu’on doit protéger et vous verrez,  la fin est surprenante et il y a quand même un peu de poésie !..

Résultat de recherche d'images pour "dessins de cactus"

La route, semée d’embûches, les conduira-t-elle au légendaire Mictlán, le lieu des morts où les défunts accèdent, enfin, à l’oubli ?

Nathalie de la librairie Doucet/MChristine

Résultat de recherche d'images pour "dessins de cactus"Écoutez Nathalie de la librairie Doucet sur France Bleu Maine en compagnie de Sophie et de Fabien, en cliquant ici !Résultat de recherche d'images pour "dessins de cactus"

« Mictlán »153 pages – prix : 17 € parution 03/01/20

« De ses quinze ans à enseigner la littérature latino-américaine à l’université, Sébastien Rutès garde cette idée de Jorge Luis Borges qu’il n’ a pas de meilleur biographie pour un écrivain que ses œuvres (et B. Traven ajoute : « sinon, soi ce sont les œuvres qui ne valent rien, soit c’est l’homme »). La biographie de Sébastien Rutès comporte six romans de genres très divers, dont un écrit à quatre mains et en deux langues avec un ami mexicain. Tout est dit pour qui sait lire entre les lignes ».

Luca – Franck Thilliez – Éditions fleuve noir –

 

 » Existe-t-il encore un jardin secret que nous ne livrions pas aux machines ? « 

Partout, il y a la terreur.
Celle d’une jeune femme dans une chambre d’hôtel sordide, ventre loué à prix d’or pour couple en mal d’enfant, et qui s’évapore comme elle était arrivée. 

Partout, il y a la terreur. Celle d’un corps mutilé qui gît au fond d’une fosse creusée dans la forêt.  Partout, il y a la terreur. Celle d’un homme qui connaît le jour et l’heure de sa mort. 

Et puis il y a une lettre, comme un manifeste, et qui annonce le pire. 
S’engage alors, pour l’équipe du commandant Sharko, une sinistre course contre la montre.  C’était écrit : l’enfer ne fait que commencer.

Franck Thilliez né en 1973 à Annecy, ingénieur en nouvelles technologies, vit actuellement dans le Pas-de-Calais. Il est l’auteur de « Train d’enfer pour Ange rouge » (La Vie du Rail, 2003), « La Chambre des morts » (Le Passage, 2005), « Deuils de miel » (La Vie du Rail, 2006), « La Forêt des ombres » (Le Passage, 2006), « La Mémoire fantôme » (Le Passage, 2007), « L’Anneau de Moebius » (Le Passage, 2008) et « Fractures » (Le Passage, 2009).

« La Chambre des morts », adapté au cinéma en 2007, a reçu le prix des lecteurs Quais du Polar 2006 et le Prix SNCF du polar français 2007. L’ensemble de ses titres, salués par la critique, se sont classés à leur sortie dans la liste des meilleures ventes.

Luca – 549 pages – prix : 22.90 €

Librairie Doucet/mc

Oyana – Eric Plamondon – Quidam Éditeur

 

OYANA

Elle s’appelle O Y A N A* et l’E. T. A* n’existe plus !

« S’il est difficile de vivre, il est bien plus malaisé d’expliquesa vie. »

Nous savons que Marie-Adélaïde est fan d‘Eric Plamondon et  c’est « OYANA » le dernier livre qu’elle est venue nous présenter. Eric Plamondon c’est le plus français des auteurs québécois. Il a son influence canadienne certes, mais il vit en France depuis vingt ans. Ses romans (il en est à six ou sept) mais il est surtout connu depuis « TAQAWAN » qui fut un énorme coup de cœur qui nous parlait de pêche aux saumons, d’indiens… Une histoire incroyable !.

Il a des thèmes récurrents. Ce qu’il lui faut : c’est une histoire d’amour, l’Histoire avec un grand « H », un roman noir, s’il y a un meurtre, pourquoi pas ?  Et puis, une petite dimension écologique… On avait tout ça dans le livre précédent, dans « OYANA »on va retrouver : – Une histoire d’amour : elle est là ! – Le roman historique : je dirai, bien sûr puisqu’on va parler, cette fois-ci  de l’E .T. A. et de ce groupement qui touchait le pays basque français, comme espagnol. d’une histoire d’amour car il s’agit d’une femme qui va quitter son mari ! Mais également d’écologie puisque les Basques, quand ils avaient émigré s’étaient lancés dans la pêche à la baleine…, le drame que ça représente aujourd’hui, puisqu’il y a encore beaucoup d’excès dans ce domaine. Malheureusement !.

En mai 2018, notre héroïne va lire un petit document qui va bouleverser sa vie. L’E. T. A. est dissoute, il n’y a plus de poursuite, ça n’existe plus. Elle vit depuis 23 ans à Montréal avec un homme dont elle est amoureuse. Elle plaque tout et elle repart au pays Basque français pour reprendre le cours de sa vie. On comprendra au fil des lettres qu’elle l’aime toujours,  qu’elle a dû quitter le pays basque à la suite d’un drame, une espèce d’action qui a mal tourné, qui a coûté la vie à une femme et un enfant. Elle est poursuivie. Elle a dû tout plaquer. Elle revient pour comprendre et pour expliquer…

C’est sombre ?C’est noir mais absolument génial. Ça fait revivre des pages dramatiques de l’Histoire.

C’est triste ?Mais, peut-être que ça se finit bien, parce que cet homme, elle l’aime toujours et maintenant qu’elle lui a tout avoué, qu’elle lui écrit de longs mails tous les jours sur ce qu’elle est vraiment…… Peut-être, vont-ils pouvoir reprendre une vie commune sur de bonnes bases ?

Et ce livre, vous le trouverez chez Quidam Éditeur, un bon éditeur à suivre qui propose de jolis petits livres !

Marie-Adélaïde de la librairie Doucet/M. Christine

Écoutez Marie-Adélaïde sur France Bleu Maine, en compagnie de Maxime Bonhommet, en cliquant ici !

  • * »OYANA » un prénom d’origine basque 
  • *E.T.A. sigle qui signifie  : Euskadi Ta Askatasuna, plus connu sous son acronyme ETA (pour «Pays basque et liberté» en basque), organisation armée basque indépendantiste dissoute.
  • « OYANA » – 140 pages – prix : 16 €uros.

Né au Québec en 1969, Éric Plamondon a étudié le journalisme à l’université Laval et la littérature à l’UQÀM (Université du Québec à Montréal). Il vit dans la région de Bordeaux depuis 1996 où il a longtemps travaillé dans la communication. Il a publié au Quartanier (Canada) le recueil de nouvelles « Donnacona » et la trilogie 1984 : « Hongrie-Hollywood Express« , « Mayonnaise et Pomme S », publiée aussi en France aux éditions Phébus. 

Taqawan (Quidam 2018) reçu les éloges tant de la presse que des libraires et obtenu le prix France-Québec 2018 et le prix des chroniqueurs Toulouse Polars du Sud.

Le Mars Club – Rachel Kashner – Editions Stock

le mars clubBAD GIRL, GOOD MOTHER

C’est dans un roman noir vraiment très très noir dans lequel nous pénétrons, un roman atypique, très intéressant dont on va beaucoup parler cette année. C’est écrit par une jeune femme, Rachel Kushner et il s’agit du Mars Club. Un club de stripteaseuse où certaines filles un peu paumées, ayant besoin d’argent vont danser et éventuellement plus si affinités. En tout cas pour y gagner de l’argent facile….

Le roman débute avec Romy Hall, 27 ans, elle a eu une enfance compliquée, jamais les bons choix, jamais les bons copains, jamais la vie sur une voie toute tracée… Elle a un peu dévié. Elle est assez attendrissante. L’auteur va, tout au long de son texte, faire des allers et venues entre le présent et le passé, dans le San Francisco  des années 80 où on pouvait faire beaucoup de bêtises. 

Elle va se retrouver à Stanville, une prison pour femmes en Californie qui est absolument dramatique, c’est féroce. Elle va arriver avec soixante codétenues et tout ce livre, c’est l’histoire de l’humanité en marge de la société, l’histoire de ces femmes avec leurs querelles,  leurs colères et leurs défauts. C’est un monde dur, un monde pénible. Ce qui fait tenir Romy c’est son petit garçon âgé de sept ans. Elle est en prison parce qu’elle a tué un homme qui l’agressait tous les soirs, à la sortie du club de strip-tease. Deux fois, elle sera condamnée à perpétuité. Elle n’en sortira jamais. Son petit garçon est gardé par sa maman. Ce petit garçon c’est toute sa vie, son espoir. Tout va bien. Sauf, qu’un beau jour, au bout de deux ans de prison, elle apprend que sa maman est décédée et elle ne sait plus où se trouve son petit garçon…

Un livre EXCEPTIONNEL ! – Un livre BOULEVERSANT !

M.A Dumont/MC- Librairie Doucet

Écoutez Marie-Adélaïde Dumont en compagnie de Sophie Thomas sur France Bleu Maine, en cliquant ici.

« Le Mars Club » – 480 pages – 23 € (paru le 22/08/18) Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Sylvie Schneiter.

Faire mouche – Vincent Almendros -Editions de Minuit.

faire moucheQuelle famille !

Laurent revient sur les lieux de son enfance pour le mariage de sa cousine, Lucie. Il est accompagné de Claire qu’il présente à sa famille en tant que Constance, sa fiancée, (??) qui est enceinte.  Un retour à Saint-Fourneau, dans un village isolé, au sein d’une famille trouble dont presque tous les membres sont encore là…

Dans cette maison de campagne dont l’intérieur sent plutôt le renfermé, l’humidité et la naphtaline, l’atmosphère est très pesante et la chaleur estivale suffocante achève les mouches qui reposent sur les lattes du parquet.

Puis, on fait connaissance avec l’oncle Roland, la mère, et cette fameuse cousine… Et dans cet univers rustique, règnent des relents de sales histoires familiales non réglées, à peine révélées. Le fil se tend, la tension monte… De temps à autre surgit un indice, un mystère, un secret que l’on croit déceler et le lecteur est lui-même pris au piège jusqu’au retournement final. 

-« Contrairement à moi, Claire aimait bien évoquer le passé. A ses pieds, elle chercha une poubelle pour jeter son coton. – Là, dis-je. – Mais tu es parti parce qu’il était malade, c’est ça ? – Non, non, dis-je. Parce que ma mère m’avait empoisonné ». (p.29)

Un texte court mais très fort, mené d’une main de maître, dans une atmosphère lourde et pesante.  Un roman cinématographique  qui se lit d’une seule traite.

Un roman à vous couper le souffle et réel talent d’écriture.

MC/Librairie Doucet

« Faire mouche » (janv. 2018) 128 pages – Prix : 11.50 € 

Vincent Almendros est né en 1978. Il est l’auteur de « Ma chère Lise » (2011) –« Un Eté » aux Editions de Minuit (2015)  pour lequel il a reçu le prix Françoise Sagan. 

 

 

 

 

Taqawan – Eric Plamondon – Quidam éditeur

La guerre du saumon

« Ici, on a tous du sang indien et quand ce n’est pas dans les veines, c’est sur les mains. »

On part avec Eric Plamondon, au Québec. Les phrases sonnent avec ce merveilleux accent (incapable de vous l’imiter..) mais vous allez voir en les lisant, on les entend, c’est extraordinaire !….

C’est un livre avec de nombreux sujets, d’une construction très originale. Soixante-sept courts chapitres avec chacun un nom et rien n’est anodin ! Tout cela va s’imbriquer l’un dans l’autre comme un puzzle et vous allez mettre en place un texte très complet, à la fois roman historique et roman social, un polar très très noir, une histoire d’amour, un roman sur l’écologie, sur la pêche au saumon…

Tout va démarrer en juin 1981, lorsque le gouvernement canadien va mettre fin à l’autorisation de pêche d’une réserve indienne. Nous sommes au Québec, en Gaspésie, le long d’une rivière qui s’appelle la « Restigouche » et nous allons vivre avec les indiens Mig’maq. Vous apprendrez ce qui s’est passé quand cette autorisation de pêche a été refusée, quand l’armée a attaqué  les indiens. Ce fut une confrontation absolument terrible ! C’est un point noir dans l’histoire du Québec, dans l’histoire amérindienne. Il faut savoir que cette autorisation était refusée parce que le Canada avait vendu des autorisations de pêche à des clubs de pêche américains pour des sommes importantes et de riches américains venaient pêcher le saumon.

A compter de ce jour, vous suivrez les aventures d’Océane, une jeune indienne dont le papa a été arrêté, -de William un très vieil indien qui va sortir du bois, – d’Yves, un agent de la faune qui a décidé de démissionner car il n’a pas supporté cette attaque contre les indiens. Il y a sa petite amie, professeur de français, qui découvre le territoire puis, un type un peu louche, qui est soi-disant, du côté de la cause indienne…. Mais, il faudra lire le livre pour en savoir un peu plus !

Taqawan, un nom canadien, c’est le nom des saumons âgés de trois ans. Ils ont grandi et sont devenus des bêtes impressionnantes ; ils remontent la rivière pour aller pondre,  là où ils sont nés…. 

Ce livre est extraordinaire. Ce fut un bonheur de lecture absolument fabuleux !  Un livre inoubliable dont on ne sort pas indemnes, à lire d’urgence !

  • Un  contexte historique, une galerie de personnages, et des décors qui nous font voyager avec Taqawan, de Eric Plamondon.
Marie-Adélaïde/Marie-Christine
Écoutez Charlotte Bouniot en compagnie de Marie-Adélaïde sur France Bleu Maine, en cliquant ici
TaqawanCollection L’Américaine208 pages – 20 €

Commander le livre

Né au Québec en 1969, Eric Plamondon a étudié le journalisme à l’université Laval et la littérature à l’UQÀM (Université du Québec à Montréal). Il vit dans la région de Bordeaux depuis 1996 où il a longtemps travaillé dans la communication. Il a publié au Quartanier (Canada) le recueil de nouvelle Donnacona et la trilogie 1984 : « Hongrie-Hollywood Express, Mayonnaise et Pomme S« , publiée aussi en France aux éditions Phébus. Taqawan est paru au Québec au printemps 2017.