D’Amour et de Guerre – Akli Tadjer – Éditions Les Escales –

UN VÉRITABLE BIJOU D’HUMANITÉ ET DE TENDRESSE

Akli Tadjer, on le connaît parce qu’il est venu nous voir plusieurs fois, au salon du livre au Mans. C’est un auteur franco-algérien qui a déjà écrit une bonne dizaines de romans dont le fameux « Le Porteur de cartables », il y a quelques années, avec pas mal de succès. Là, il revient avec un roman délicieux et nous raconte l’histoire d’Adam.

Adam, est algérien d’origine Kabyle. L’histoire se situe fin des années trente, en Algérie. Il est orphelin, habite chez une de ses tantes. Il est berger et vit un peu chichement. Mais Adam a une belle chance dans sa vie, il a un grand amour qui s’appelle Zina, une jeune fille de son village avec qui il doit se marier et c’est pour eux qu’il prépare leur future maison, sauf que la France entre en guerre contre l’Allemagne nazie. Il va être appelé sous les drapeaux en France territoriale et comme beaucoup d’appelés des colonies à l’époque, il va embarquer avec deux de ses compatriotes pour aller faire une guerre qui lui est totalement étrangère, sur un sol qui lui est encore plus étranger, contre des ennemis et tout autant étrangers. Alors, on va suivre Adam pendant de longs mois au cours de la Seconde Guerre mondiale sur le territoire français. Bien sûr, il va nous raconter le statut de ces soldats des colonies parce qu’ils sont différenciés des soldats qui viennent de la France métropolitaine. Ils ont un sort qui est assez difficile et compliqué.

Ce livre est parsemé de délicatesse, de beauté, d’humanité puisque Adam écrit quasi-quotidiennement sur un petit carnet rouge à Zina, sa future femme qui l’attend au pays. Il lui raconte son quotidien et il lui dit aussi tout son amour et tout ce qu’il a envie de vivre avec elle quand cette guerre sera finie. Donc, c’est à la fois un livre où on raconte la petite histoire dans la grande Histoire, avec toutes ses horreurs.

C’est un livre sur la débrouillardise, un livre sur l’amitié aussi. C’est un livre sur la transmission aussi parce que dans la vie d’Adam, au cours de ces années dures, il y aura un personnage très important. C’est un livre sur l’amour, sur l’attente, sur la beauté des sentiments. C’est lumineux par tout cela, par l’écriture d’Akli, par son humanité et la tendresse qu’il a pour tous ses personnages.

Nathalie de la librairie Doucet/MC

Écoutez Nathalie sur France Bleu Maine, en compagnie de Timothée, en cliquant ici ! (émission du 13 avril).

« D’Amour et de guerre » – 336 pages – prix : 19.90 € (parution 04/03/21)

Florida -Olivier Bourdeaut – Éditions Finitude –

Portrait bouleversant d’une jeune fille en pleine révolte, après une enfance volée…

QUE RACONTE « FLORIDA » ?

D’abord Olivier Bourdeaut ! Vous avez tous entendu parler de lui. Il avait écrit ce livre au titre phénoménal :

« En attendant Bojangles«  un premier roman, un premier coup de maître !.

« Florida », c’est un texte que j’ai lu en apnée, d’une seule traite. On est loin de la douceur. On est dans un roman noir, dur, acide… Il s’agit d’un texte qui va nous parler des mini miss. Vous voyez ce que c’est ces mini-miss, aux États-Unis et tous ces concours pour les petites filles de six, sept ans. Alors, on avait la version « Little miss sunshine ». Là, on est dans l’envers du décor.

Imaginez une famille : papa, maman, leur petite fille, Elizabeth. Un jour, sa maman lui dit : « Tu es plutôt jolie, tu n’es pas trop bête » et là, sa vie bascule ! Parce que sa mère va l’emmener de concours en concours et c’est comme une drogue. La première fois, elle arrive sans trop de préparation et elle gagne !. Elle rafle le premier prix et après ça, on la présente à tous les concours, toutes les exhibitions en espérant gagner et elle finit toujours seconde. Donc, sa mère va toujours plus loin, plus de coiffeur, plus de dentiste pour blanchir les dents, plus d’épilation pour arranger la ligne des sourcils. Elles se transforment un peu en poupées finalement ! – Elles deviennent des poupées trop sexy, trop femmes… (On parle de petites filles de sept ans !). Puis, on va voir comment cette femme va, à la fois se prendre pour sa fille, à la fois aller au-delà de son rôle de mère et lui faire vivre un enfer.

Ce texte est sur la vengeance d’une petite fille. Quel est son moyen pour se venger ? – C’est utiliser son corps. C’est punir sa mère à travers son propre corps en se faisant souffrir, allant de la prise de poids à l’anorexie mais surtout ce qui est incroyable, ce texte va encore beaucoup plus loin, avec cette jeune fille.

C’est passionnant ! On va la suivre jusqu’à ses 19 ans. C’est une fille, une femme qui va tomber dans des délires de culturisme et de bodybuilding et là, toujours plus loin, toujours plus d’efforts, toujours plus de transformation pour traquer ce petit muscle nouveau qui n’apparaissait pas encore !.

C’est bluffant ! Ça fait réfléchir. C’est traité d’une manière exceptionnelle. Les mots…, l’écriture est sèche, l’écriture est factuelle et vous avancez en compagnie de cette Elizabeth Vernn que vous n’êtes pas prêts d’oublier ! Jusqu’où va-t-elle aller ? Peut-être trop loin. Ça, vous le découvrirez en lisant ce texte ! Et surtout, surtout Lisez-le, c’est absolument fabuleux !

Marie-Adélaïde de la librairie Doucet/M. Christine

Écoutez Marie-Adélaïde sur France Bleu Maine en compagnie de Delphine Séveno, en cliquant ici ! mission du 30 mars 21)

Olivier Bourdeaut est né en 1980. Son premier roman « En attendant Bojangles » paru en janvier 2016 aux Éditions Finitude, est récompensé la même année du prix France Culture Télérama, du grand prix RTL Lire, du prix Emmanuel Roblès et du prix Roman France Télévisions.

« Florida » – 256 pages – prix : 19 € (parution le 04/03/21)

La familia grande – Camille Kouchner – Éditions du Seuil (cadre rouge)

« Souviens-toi maman, nous étions tes enfants »

Marie-Adélaïde a un bel ouvrage à nous présenter ! Un ouvrage qui est relativement décrié depuis quelques jours avec la parution du livre :

« La familia grande » de Camille Kouchner*

Un livre qui fait beaucoup beaucoup de bruit ! Le livre de Camille Kouchnertout d’abord, je remonte le temps– En septembre, les représentants qui viennent dans nos librairies nous disent : « j’ai un livre, il est publié sous « X », je ne peux vous donner ni l’auteur, ni le titre, ni ce que c’est. Mais, ça va être une « bombe »… C’est un texte fort, c’est un texte engageant ! – Alors là, en tant que libraires, vous vous dites, « waouh ! » Combien dois-je prendre d’exemplaires ? Beaucoup ? Pas beaucoup ? (Une vraie prise de risques…) Le représentant était tellement ému, tellement touché par ce texte que j’y ai cru et j’en ai pris beaucoup…. Bien m’en a pris, le livre est arrivé ! A sa sortie, je ne l’avais pas lu. Je n’ai pu le lire que le soir et là, j’ai été stupéfaite !

Nous ne sommes pas dans un texte de voyeuriste, nous ne sommes pas dans un texte revanchard. Nous sommes dans un texte d’une intimité parfaite, d’une sobriété excellente. Ce texte raconte la souffrance. Ce texte raconte un milieu, les années 80-90, une intelligentsia qui se retrouvait, qui partageait beaucoup de points communs intellectuels, de grandes discussions, beaucoup d’amitié et il faut le dire, un sentiment de supériorité, un sentiment qui disait : « Il est interdit d’interdire », c’est complètement rétrograde… Nos enfants doivent être libres ! A tel point que ces parents, ceux qui en avaient l’autorité ont perdu à l’esprit, le fait que leur liberté s’arrêtait là où commençait celle de leurs enfants, et ils ont perdu le sens de la responsabilité, ils ont perdu le sens de leurs devoirs.

C’est un texte dur. C’est un texte qui juge. Un texte qui juge une mère qui a failli, mais qu’on aime toujours et c’est un texte sur ces jumeaux (garçon-fille) qui se sentent coupables, coupables de dénoncer un homme qu’ils ont beaucoup aimé –pour ces deux jumeaux– et aussi pour Camille Kouchner puisqu’elle savait et par sentiment de devoir envers cet homme à qui elle devait tout, parce que c’était le beau-père extraordinaire ! Elle n’a pas parlé. C’est une double punition. Ils ont souffert, souffert dans leur chair pour ce garçon, souffert dans ce sentiment pour cette jeune fille qui n’a rien dit !.

C’est magnifique ! J’espère que c’est un livre qui libère, mais j’espère qui soigne également… Qu’il permettra à d’autres personnes d’oser parler parce que je crois que le nœud du problème est là ! Il faut oser parler, même si les personnes qui ont fait ça ont souvent l’autorité !

Quentin : « La familia grande« , on pourrait en parler longtemps car on sent Marie-Adélaïde, vous êtes plongée dedans!

M.Adélaïde : Oui ! Je pense que c’est un livre très touchant. C’est un livre très bien écrit, dans la retenue et je pense que c’est important que de tels ouvrages existent.

Écoutez Marie-Adélaïde sur France Bleu Maine, en compagnie de Quentin Enée – (émission du 19 janvier)

Marie-Adélaïde/MC

*Camille Kouchner, 45 ans, est maître de conférences en droit. La Familia grande est son premier livre.

La familia grande – 208 pages – prix : 18 € – (publié le 05/01/21)

Là où nous dansions – Judith Perrignon – Éditions Rivages

UN PORTRAIT FASCINANT

L’histoire de « Là où nous dansions » se passe à Détroit. Judith Perrignon, journaliste, est à son troisième roman. C’est une grande amoureuse de Détroit, une ville qu’elle connaît visiblement très bien.

Detroit, grandeur et décadence

Lorsque le roman débute, nous sommes en 2013, Sarah est flic. On découvre un corps –un de plus, comme on en découvre de nombreux à Détroit– celui d’un jeune homme assassiné, qui n’est pas réclamé pendant des semaines, voire des mois… Ce corps l’intrigue, elle en a assez de ces corps trouvés pour lesquels il n’y a pas d’histoires. Elle décide de mener l’enquête avec son collègue qui s’appelle Ira. Il est issu de la Communauté noire de Détroit. Pour mener l’enquête, on va faire plein d’allers-retours dans l’histoire de cette ville. Ira est originaire d’un quartier de Détroit, le Brewster Douglass Project, inauguré en 1935 par Éléonore Roosevelt, qui était porteur de pleins d’espoirs puisqu’on logeait dans ce quartier la population noire, lui offrant des logements un peu plus décents que ceux qu’ils avaient. Donc, au fur et à mesure de l’enquête, c’est l’histoire de ces quartiers qui nous est racontée : la naissance de la soul music, Stevie Wonder, des Supremes etc… Il y a de nombreux moments musicaux joyeux, c’est l’histoire de cette Communauté que l’on a parquée là… dans cette ville qui a été aussi porteuse d’expansion économique et qui était quand même maudite, des années après !!

C’est un livre difficile mais très positif et ce que je voudrais souligner, c’est que l’histoire de cet homme assassiné, est un fait divers qui s’est réellement passé, dont on découvre l’identité à la fin de ce livre !

Nathalie/MC

Écoutez Nathalie de la librairie Doucet sur France Bleu Maine, en cliquant ici !

Là où nous dansions – 152 pages – 20€ – (parution : 06/0/21)

Commandez mon livre

Judith Perrignon est une journaliste, écrivaine et essayiste. Elle a notamment publié « C’était mon frère » (2006), « Lettre à une mère » (2008) avec Réne Frydman,  « Mauvais génie » (2005) avec Marianne Denicourt, de « L’intranquille » (2009), cosigné avec Gérard Garouste. Et tant d’autres…

Les libraires Marie-Adélaïde, Linda, Nathalie – Nicolas, Mélanie et Pierre parlent de leurs coups de cœur (à écouter sur la page facebook de la librairie Doucet)

Pour fêter avec nous sa distinction, (dans le respect des règles sanitaires)

Hervé LE TELLIER

prix Goncourt 2020 pour « L’anomalie », sera parmi nous pour une 

dédicace devant la librairie SAMEDI 19 DÉCEMBRE de 15h à 18 h

« L’Anomalie »Hervé Le Tellier – Éd. Gallimard – prix GONCOURT 2020- 336 p. -20 €

Que se passe-t-il si, suite à un dérèglement climatique, vous étiez confrontés(es) à votre double ? Alors, un clone ? Une photocopie ? La même chose ? La même personne !. Vous avez vécu la même chose, vous avez les mêmes souvenirs, vous avez fait les mêmes erreurs. Mais la seule différence, c’est que ce double revient vers vous, avec trois mois de décalage. Que se passe-t-il pendant ces trois mois entre vous et vous ? Vous avez la possibilité de réparer quelque chose. Vous avez la possibilité de vous améliorer. Vous avez la possibilité de profiter du succès qui est devenu ! C’est un livre très intéressant sur le rapport à soi. C’est un livre qui fait réfléchir d’un point de vue religieux, d’un point de vue philosophique et c’est surtout un bijou littéraire. Heureuse que ce livre « L’Anomalie » ait été couronné par le GONCOURT 2020. C’est amplement mérité. C’est un texte jubilatoire. C’est un texte qui fait appel à tous les genres littéraires. Un texte qui vous laissera un souvenir émerveillé à la dernière page, parce que jusqu’au bout l’auteur joue de vous !… Coup de cœur conseillé par Marie-Adélaïde de la librairie Doucet.

A écouter également ici sur la page facebook !

Cette image a un attribut alt vide ; le nom du fichier est coup-de-coeur.png

« Les Impatientes » de Djaïli Amadou Amal – Éditions Emmanuelle Collas – prix GONCOURT des Lycéens 2020 – 240 pages – prix : 17 €

Un texte assez fort qui a eu le prix du livre orange en Afrique en 2019. Un très joli texte sur le destin de trois jeunes femmes au Sahel aujourd’hui, qui, à l’âge où on pense plutôt aux études et à s’amuser, vont être mariées à un homme beaucoup plus âgé qu’elle, qui possède déjà une ou plusieurs épouses et c’est Trois femmes, Trois histoires – Trois destins liés- Trois femmes…, à qui on va dire en permanence depuis leur plus jeune âge jusqu’à l’âge adulte : Patiente ! Comment ces femmes vont tenter de résister, d’être fortes face au destin qui les attend !. Coup de cœur conseillé par Nathalie de la librairie Doucet.

A écouter également ici sur la page facebook !

Cette image a un attribut alt vide ; le nom du fichier est coup-de-coeur.png

« Âme brisée » par Akira Mizubayashi – Éditions Gallimard – 237 pages – prix : 19 € –

Le plus français des auteurs japonais. « Âme brisée » est un bijou. Un bijou de poésie. Un bijou d’histoire. Un bijou de résilience. Vous trouverez dans ce livre les thèmes favoris de cet auteur, à savoir : la filiation, la guerre, la musique et les animaux. Tout cela, pour un roman magnifique qui vous emmène du Japon à la France et qui tourne autour de cette petite pièce, cette petite pièce qui s’appelle « l’âme du violon » et qui lui confère ce son si extraordinaire et particulier. Coup de cœur conseillé par Marie-Adélaïde de la librairie Doucet.

A écouter également ici sur la page facebook !

Cette image a un attribut alt vide ; le nom du fichier est coup-de-coeur.png

« Les Graciées » de Kiran Millwood Hargrave – Éditions Robert Laffon – Pavillons – 390 p. – prix : 21 € – traduit de l’anglais (Royaume-Uni) par Sarah Tardy

Une histoire poignante et inspirée de faits réels. Coup de cœur de la rentrée étrangère qu’on vous met dans le petit arbre de Noël de chez Doucet, « Les Graciées » de Kiran Millwood Hargrave. Souvenez-vous de son nom ! Souvenez-vous surtout de cette ambiance 1617, l’ile de Vardø. On est proche du cercle polaire. Une communauté s’est installée là, dans des conditions très difficiles. Un naufrage. Quarante hommes vont décéder. La communauté est en danger. Les femmes ont deux choix : partir ou rester !. Dans ces conditions difficiles, elles vont décider de rester et de mener leur vie, de tout prendre en charge : l’éducation, l’élevage etc…, elles vont tout faire jusqu’à l’arrivée d’un homme fort étrange, Absalom Cornet qui a décidé que lui verrait cette vie, autonome, émancipée, d’un œil autre et qu’il remettrait ces femmes peut-être à leur place. Mais l’histoire dira peut-être qu’il est autre et que ces femmes effectivement vont vivre autrement leur féminité et leur histoire. Coup de cœur conseillé par Linda de la librairie Doucet.

A écouter également ici sur la page facebook !

Cette image a un attribut alt vide ; le nom du fichier est coup-de-coeur.png

« De grandes ambitions » – Antoine Rault – Éditions Albin Michel – 588 pages – prix : 22.90€

Un roman choral. Un roman qui nous fait revivre les années 80 jusqu’à nos jours. Nous connaissons les noms. Nous connaissons l’histoire. Ça se passe en France. Nous, nous allons la revivre dans ce texte grâce à de jeunes adolescents. Ils passent leur BAC. Ils ont des rêves plein la tête. On va les suivre de la province à Paris. On va les suivre dans un destin incroyable mais beaucoup nous sont familiers. Il y a ce jeune homme qui bricole et qui les vend en douce et qui va devenir le roi du minitel et qui va s’engager dans la téléphonie. Il y a cette autre jeune femme méritante qui fait de brillantes études qui va devenir Députée puis Ministre, et puis aussi tous ces personnages, la fille d’un patron d’extrême droite, un homme très ambitieux qui va épouser sa prof de français ! Vous le connaissez tous ! Découvrez-les dans ce livre. Vous passerez un moment formidable !. Coup de cœur conseillé par Marie-Adélaïde de la librairie Doucet.

A écouter également ici sur la page facebook !

Cette image a un attribut alt vide ; le nom du fichier est coup-de-coeur.png

Sacha et Tomcrouz – BD – Les Shaolin – Dessins de Bastien Quignon – Anaïs Halard – Éd. Soleil Metam.BD (tome 3) – 88 pages – prix : 16.95 €

Deux petits personnages, deux petits héros adorables ! Aventure très rigolote où on suit Sacha qui va découvrir que son petit chien Tomcrouz a la capacité à voyager dans le temps. On va le découvrir dans différentes aventures et, à chaque fois découvrir sur eux, plein de choses… L’histoire plaît bien et c’est à partir de 8 ans !. C’est magnifique. Coup de cœur conseillé par Nicolas de la librairie Doucet.

A écouter également ici sur la page facebook !

Cette image a un attribut alt vide ; le nom du fichier est coup-de-coeur.png

Gaston Grognon C’est la fête ! – Suzanne Lang – Illustrations Max Lang – Éd. Casterman – 48 p. 13.90 €A partir de six ans et plus.

Gaston Grognon est un petit héros toujours de mauvaise humeur qui aime bouder cinq minutes dans son coin et il a bien raison. Il est invité à une fête et tous ses copains s’évertuent à lui apprendre à danser pour qu’il puisse venir à cette fête. On va passer un très très agréable moment à se moquer d’eux, à se moquer de Gaston et à rigoler tout simplement ! Gaston apprend à danser et on adore ! Je ne vous raconte pas la fin mais ça vaut le détour. Tout le monde va rigoler en racontant cette histoire. Coup de cœur de toute l’équipe du rayon jeunesse. Présenté et conseillé par Mélanie de la librairie Doucet.

A écouter également ici sur la page facebook !

Cette image a un attribut alt vide ; le nom du fichier est coup-de-coeur.png

ATLAS HISTORIQUE DE LA FRANCE – TOUTE L’HISTOIRE DE LA FRANCE EN 375 CARTES

Christian GRATALOUP – Les Arènes – 320 pages – prix : 24.90€ –

Atlas historique de la France

Après la parution l’année dernière de l’Atlas Historique Mondial, Christian GRATALOUP revient cette année avec un Atlas Historique de la France qui reprend 375 cartes publiées dans la revue d’Histoire, toute l’Histoire de France, des grands mouvements qui ont conduit à la création de l’espace national aux faits historiques. Avec le concours d’historiens, il nous explique une Histoire de France qui s’adresse aussi bien aux experts qu’aux amateurs. Présenté et recommandé par Pierre de la librairie Doucet.

A écouter également ici sur la page facebook !

TOUTE L’ÉQUIPE DE LA LIBRAIRIE DOUCET du MANS

Histoire du fils – Marie-Hélène Lafon – Éditions Buchet-Chastel – Prix RENAUDOT 2020

Palmarès du Prix Renaudot - La lettre du Libraire

Le prix Renaudot a été décerné lundi 1er décembre, quelques minutes après le Goncourt, à Marie-Hélène Lafon, pour son roman « Histoire du fils » (Buchet-Chastel), une saga qui court sur un siècle, de 1908 à 2008. Le personnage principal, André, élevé par sa tante, y perce un secret de famille en explorant sa généalogie.

BRAVO à Marie-Hélène LAFON pour ce prix RENAUDOT 2020 « Histoire du fils » livre déjà présenté sur ce blog lors de sa parution en août 2020 !

téléchargement

INTRIGUE FAMILIALE SUR FOND DE RURALITÉ

Nous retrouvons Marie-Hélène Lafon avec grand plaisir pour « Histoire du fils », un court roman, de 170 pages. Une histoire familiale étalée sur plusieurs générations, se déroulant sur un siècle,  et qui débute en 1908. André, c’est le fils, il est né en 1924, sa mère c’est Gabrielle, indépendante et très secrète, qui préfère vivre sa vie à Paris. André ne connaît pas son père, un inconnu dont seule Gabrielle détient le secret. Il sera élevé à la campagne, à Figeac dans le foyer de sa tante Hélène mariée à Léon et au milieu de ses cousines-sœurs. Durant toute son enfance, André doit faire face aux silences, aux secrets, aux absences car sa mère, il ne la côtoiera que quelques semaines par an, à Pâques et aux vacances d’été. Difficile de vivre avec le manque de racine, du côté paternel et cela André devra aussi l’assumer jusqu’à la fin de sa vie…

A la lecture de ce texte, Marie-Hélène Lafon dépeint une situation sociale particulièrement difficile pour cette époque ; elle le fait avec sa plume très épurée,  sans trop entrer dans les détails mais avec beaucoup de finesse, de justesse, une écriture précise et très travaillée, un style superbe.  Et puis, c’est sur fond de ruralité qu’elle ancre cette intrigue entre Figeac, Chanterelle, Aurillac, entre le Lot et le Cantal dont elle est originaire, ses terres de prédilection, son pays et c’est très agréable. Ses personnages sont absolument bien décrits, notamment Gabrielle, cette mère qui se décharge de son rôle de mère…

« Avec ce nouveau roman, Marie-Hélène Lafon confirme la place si particulière qu’elle occupe aujourd’hui dans le paysage littéraire français. »

Histoire du fils – 170 pages – prix : 15 € (parution 20 août 2020)

Ma chérie – Laurence Peyrin – Editions Pocket –

Ma chérie laurence peyrin

Plongée dans les États-Unis des années Kennedy !

Un titre charmant puisque ce livre s’appelle « Ma Chérie ». Une lecture d’été idéale, qui en plus  apprend plein de choses…

Que va-t-on apprendre sur « Ma Chérie » ?

– Marie-Adélaïde : Remontons aux années cinquante et je vous emmène dans le sud des Etats-Unis, dans un tout petit village, où  grandit une toute petite fille dans un foyer avec un père un peu taiseux et une mère effacée. Elle n’a pas un physique facile, ses copines l’appellent « sœur bigleuse ». Elle est affublée d’un triple prénom qui veut dire Grâce, Espoir et Prière et ce n’est pas facile à porter ! Un beau jour cette chrysalide se transforme en papillon, elle devient magnifique. Elle a 17 ans.  Elle devient « Miss Floride  » en 1952. Elle épouse un premier mari. Elle devient la maîtresse d’un agent immobilier de Miami qui la fait vivre royalement, en maîtresse oisive et gâtée. Toutes ses copines de l’époque, dans  tous les cocktails l’appellent « Ma Chérie ». Mais un beau jour « patatras ! », le fameux agent immobilier se trouve être un malfrat. Il est emprisonné et du jour au lendemain, cette vie de princesse disparaît ! Plus d’argent, plus de bijoux ! Tout est réquisitionné…. Elle part avec une petite valise et elle rentre chez papa-maman ! Et là, dans ce car Greyhound, ces fameux cars qui traversent les États-Unis, elle va prendre la première décision importante de sa vie.  Elle est assise, son moral est au plus bas et un homme qu’elle ne regarde pas, lui demande la permission de s’asseoir à côté d’elle. Elle répond : « OUI, sans regarder », sauf que cet homme est noir et dans les États-Unis de l’époque, en 1963, normalement un homme noir ne peut pas être assis à côté d’une femme blanche.

Ce texte va montrer l’évolution d’une femme qui pense, qui réfléchit et qui est confrontée à un des grands dilemmes de cette Amérique qui avait soi-disant aboli les lois raciales et pour qui, il n’en était rien.  C’est l’époque de Kennedy, juste avant son assassinat, de son plaidoyer, et bien évidemment c’est l’époque de Martin Luther King  également avant son assassinat, et qui disait qu’il avait un rêve : »que tout le monde puisse être côte à côte ». On va suivre dans ce roman qui est un pur roman, qui se lit facilement, une histoire très importante dans l’évolution de la condition noire américaine, qui a absolument bouleversé ce pays et qui a été si difficile à acquérir.

C’est un texte très bien fait et absolument charmant, d’un point de vue romanesque parce qu’il y a toute une histoire qui se greffe autour de cette  rencontre mais c’est un texte édifiant qui fait beaucoup réfléchir.

– Delphine : Oui, parce qu’en fait, « Ma Chérie » de Laurence Peyrin ça revient aussi à ce qu’elle était au départ, c’est-à-dire, peut-être dans la minorité, le regard des autres et finalement elle est confrontée aussi à ça. Ça revient au sens initial, peut-être ?

– Marie-Adélaïde :  Exactement ! C’est se rendre compte que finalement son couple de parents et ça c’est l’histoire qui le fera découvrir, n’était pas aussi facile que ça, parce que, eux aussi avaient un amour plus important que les couleurs de  peau et ça montre qu’en fin de compte, de prendre sa vie en mains, de choisir, de décider soi-même, ça apporte énormément de choses dans une vie, plutôt que de se laisser dorloter et porter comme une jolie poupée !

Marie-Adélaïde de la librairie Doucet/M. Christine

Écoutez Marie-Adélaïde sur France Bleu Maine, en compagnie de Delphine, (émission du 04/08/20) en cliquant ici !

« Ma chérie » – 322 pages – livre de poche paru 28/02/20 – prix : 6.95€ –

Les Lendemains – Mélissa DA COSTA – Éditions Albin Michel

les lendemainsLES LENDEMAINS

« Ce que la vie prend, elle le redonne aussi ».

Ce livre parle d’une reconstruction et en même temps de nature. C’est un livre magnifique et très apaisant. Alors, je vais vous faire le « pitch » parce qu’en général au bout de deux phrases les gens disent : Ah ! non…. (Sincèrement,  ne vous attardez pas au début de l’histoire, parce que c’est juste pour poser le déroulé de celle-ci…).

– C’est l’histoire d’Amande, une jeune femme d’une trentaine d’années qui, un soir de fête de la musique, va perdre son compagnon dans un accident de moto et le lendemain, suite au choc, perdre également le bébé qu’elle portait. (Mais surtout, même si c’est triste, ne vous attardez pas sur ce début de l’histoire). Bien sûr, on imagine l’état de cette jeune femme. Elle va laisser tomber son travail et un peu s’isoler, ne garder autour d’elle que le cercle des très très proches. Puis elle va louer une petite maison, en plein cœur de la nature, en Auvergne. Il se trouve que cette maison était habitée il y a plusieurs années, par une vieille dame décédée depuis, et un jour en faisant un peu de rangement dans cette maison, elle retrouve les carnets manuscrits de jardinage de cette vieille dame qui ne vivait qu’en fonction du soleil, de la lune, des saisons, des jours qui passent… Elle va petit à petit remettre en état le jardin de cette vieille dame, grâce à ses conseils qui sont consignés dans ces petits carnets de bord. C’est un livre magnifique. Un livre sur la nature, plein d’humanité. Puis, cette jeune femme qu’on va voir renaître peu à peu, à elle-même et aux autres, nous donne plein de conseils de jardinage d’abord, et une leçon de vie.

Un livre que j’ai lu pendant le confinement qui me parlait énormément et que j’ai trouvé très apaisant. Un livre qui parle de la nature, des choses essentielles de la vie  : – qu’il faut profiter  de tous les petits moments…. profiter de tous ceux qu’on aime, toutes ces petites choses de la vie qui peuvent vous apporter du bien-être…

Pour ceux qui connaissent déjà l’auteure, elle a écrit il y a deux ans, un livre qui s’appelait « TOUT LE BLEU DU CIEL » qui a eu un énorme succès. Il est sorti en Poche maintenant, avec toujours autant de succès ! Tout aussi apaisant que « LES LENDEMAINS » et,  toujours dans la même lignée que « TOUT LE BLEU DU CIEL« .

Écoutez Nathalie Pelletey de la librairie Doucet en compagnie de Maxime Bonhommet sur France Bleu Maine – Rubrique Les livres de l’été du 28/07 – en cliquant ici !

Nathalie de la Librairie Doucet/M.Christine

« LES LENDEMAINS » – 352 pages – prix : 17.90 € – (parution : 26/02/20

 

Lettre d’amour sans le dire – Amanda Sthers – Editions Grasset

téléchargementLETTRE D’AMOUR  SANS LE DIRE

Ensemble, ouvrons  ce magnifique  petit livre qui  raconte l’histoire d’Alice. Alice, âgée de 48  ans est une ancienne professeur de français qui adore la littérature. Elle vient de province, s’est installée à Paris pour suivre sa fille unique, mariée où elle vit également, mais qui finalement la délaisse un peu. Alice a dû mal à trouver sa place dans la capitale et dans la vie de sa fille. Elle a eu des histoires sentimentales un peu décevantes et se sent un peu seule. Un jour, au hasard de ses promenades dans Paris, elle s’arrête devant un salon de massage japonais dans lequel elle rentre, puis se fait masser. Or, il se trouve que la personne qui va pratiquer ce massage est un homme,  japonais d’origine, d’un père français et qui va, petit à petit, parce qu’elle reviendra plusieurs fois, par le toucher, réveiller le corps d’Alice, sa sensualité, son désir et par là aussi, réveiller son esprit, la remettre «en vie» !. Alice, pour rentrer en contact avec cet homme –qui lui fait quand même beaucoup d’effet- (« Mine de rien » !…)  va tenter d’apprendre le japonais, s’intéresser aux traditions japonaises, à la culture et tout ce qui fait l’ambiance du Japon.  Puis, un beau jour, elle écrit une lettre à cet homme…. Et là, je ne vous en dirai pas plus, mieux vaut lire livre…! Mais, c’est un très très beau livre, plein de délicatesse et plein de finesse, sur le corps, sur l’importance du toucher, sur la sensualité, sur ce qui peut se produire entre deux personnes sans forcément se parler, sur une renaissance à la vie, sur quelque chose qui se passe et qui passe par le toucher, par le corps. C’est vraiment magnifique. C’est très sensuel, subtil et fin !

Sophie Thomas : C’est à la japonaise…, parce qu’au Japon, les gens qui s’aiment  ne se déclarent pas  !

Nathalie : C’est exactement ça, l’esprit du livre ! On est plongés dans cette ambiance où peu de choses sont échangées verbalement. Tout passe par l’impression, le toucher, les sensations. C’est un petit livre, un petit bijou à embarquer dans votre sac de plage ou votre sac de randonnée !

Nathalie de la Librairie Doucet/M.Christine

Écoutez Nathalie Pelletey sur France Bleu Maine en compagnie de Sophie Thomas, en cliquant ici !

« LETTRE D’AMOUR SANS LE DIRE » – 140 pages – prix : 14.50 € – (parution le 03/06/20)

Le Sans Maître – Virginie Caillé-Bastide – Éditions Héloïse d’Ormesson

le sans maitreAprès la mer, accompagnez Côme de Plancoët : un beau voyage au pays breton et tous ses mystères  !…

Grâce à Virginie Caillé-Bastide qui avait publié en 2017 « Le Sans Dieu » (1709-1715) une histoire, dans les mers des Caraïbes, histoires de pirates, de flibustiers et de tempêtes… Elle nous emmène cette fois-ci, avec « Le Sans Maître » toujours au XVIIIè siècle où tout se déroule en terre bretonne ! Et, si vous avez lu « Le Sans Dieu », son premier roman, vous serez familiarisés avec quelques prénoms de ce nouveau roman, sans rapport avec les personnages du premier, juste un lien de parenté, de vagues cousins lointains.. Ces deux livres pouvant se lire indépendamment. 

Donc, partons en Haute- Bretagne !

Nous sommes au tout début du XVIIIè siècle (1720) en compagnie de Côme de Plancoët, un jeune seigneur aimé de ses sujets. Deux événements importants vont se dérouler sur ses terres, un meurtre  et sa rencontre avec Anne. Il n’est pas marié, n’a pas d’enfant. Il vit tranquillement, est heureux dans sa seigneurie. Tout va très bien sauf que, suite à un complot, il a un ennemi sournois, très puissant, tapi dans l’ombre… Il se consacre à ses deux passions : il adore monter à cheval et la lecture. Il passe beaucoup de temps dans sa faramineuse bibliothèque, la plus belle pièce du château tapissée du sol au plafond de livres magnifiques, de grimoires, d’ouvrages anciens collectés par son défunt père. N’ayant ni frère, ni sœur, il dit : « que les livres ont été sa véritable famille (sa mère est morte lors de sa naissance). Il entretient des échanges épistolaires avec des érudits européens, en Florentin, en Anglais, en Suisse mais son courrier va être surveillé…..Il fera la connaissance de Cathbad, ce puissant druide, parce qu’il va être obligé de se réfugier dans la forêt. Vous ferez la connaissance de Thérèse, la cuisinière qui est une vraie mère pour Côme, très attachée à son seigneur !

En dehors de l’Histoire, Virginie Caillé-Bastide nous amène à réfléchir, avec des liens parfois en résonance avec le monde d’aujourd’hui, des questions qu’on se pose sur la tolérance, le pouvoir, la religion, la croyance en Dieu ou pas…., de liberté, de contraintes.

Virginie Caillé-Bastide nous fait vivre pleinement cette époque. L’auteure a une très belle plume. Elle utilise le français de l’époque. Il est fort agréable de se plonger dans cette période, de vivre les coutumes d’alors ! C’est très romanesque et très dépaysant.

Si vous souhaitez remonter le temps, et le début du 18 e siècle, si vous aimez la Bretagne et sa culture celtique, si vous souhaitez vous évader et vous aventurer au fin fond de ses forêts légendaires, ce livre est fait pour vous ! Un mélange de croyances et de sorcellerie… de trahisons et de rebondissements. On ne s’ennuie pas un instant ! Un livre  cinématographique.

UN EXCELLENT ROMAN D’AVENTURES.

UN TRÈS BON MOMENT DE LECTURE ET D’ÉVASION !

Le Sans Maître – 255 pages – prix 19 € –  (publié en mars 2020)

Librairie Doucet/MChristine

le sans dieu

Virginie Caillé-Bastide est née en 1962 à Lorient,  « Le Sans Dieu »  son premier roman, puise dans ses origines bretonnes et sa passion pour l’histoire. « Le Sans Dieu » a paru en août 2017 aux Éditions Héloïse d’Ormesson – 331 pages – prix 20 €