L’Assassin de la rue Voltaire – Henri Loewenbruck – XO Édition/Fenêtre sur Terre – Franck Bouysse – Éditions Phébus

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Gabriel JolyL'Assassin de la rue Voltaire
Que vous soyez amateurs de romans policiers, amateurs d’énigmes, amateurs d’Histoire, je vous propose de revisiter avec « L’Assassin de la rue Voltaire » le plaisir que nous avons tous eu dans les livres d’Agatha Christie, de Gaston Leroux « Le Fantôme de l’Opéra ». Ce livre nous emmène au cours d’une longue nuit, à huis-clos impeccable, au sein de la Comédie Française quand les acteurs vont tomber comme des mouches et quand notre fin Gabriel Joly que nous connaissons, puisque c’est une série écrite par Henri LoeWenbruck ; nous en sommes au troisième volume, qui doit résoudre une enquête dans des conditions palpitantes. N’oubliez pas 8 jours, une nuit, dix acteurs vont nourrir un seul enquêteur !

« L’Assassin de la Rue Voltaire » – 470 pages – prix : 24.90 € – (parution Octobre 21)

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Nathalie nous parle du dernier livre de Franck Bouysse qui s’appelle « Fenêtre sur terre » aux Editions Phébus.

Fenêtre sur terre

Ce n’est pas un roman contrairement à ses précédents livres, c’est plutôt un livre objet à parcourir par petites touches. Dans cet ouvrage, l’auteur nous parle de sa forêt natale qui est une terre qui l’inspire dans tous ses livres, des moments de sa vie, des personnages de ses précédents romans, d’auteurs américains aussi qui l’ont beaucoup inspiré et qu’il émaille de photos de sa Corrèze natale qui est une terre paysanne, rude avec de très jolies photos. Un très beau texte pour découvrir ou redécouvrir la plume de Franck Bouysse. A offrir ou à se faire offrir pour Noël.

Franck Bouysse est né en 1965 et vit en Corrèze. Il a publié une douzaine de romans dont « Grossir le ciel » (La Manufacture de livres 2014) – « Né d’aucune femme » (La Manufacture de livres 2019) – « Buveurs de Vent » (Albin Michel 2020)

Fenêtre sur terre – 136 pages – prix : 18 € (parution 14/10/21)

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Infographie de la Révolution Française Passés composés) /Infographie de la Rome antique John Scheid/Nicolas Guillerat/Infographie de la seconde guerre mondiale Jean Lopez (éditions Perrin)

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Coups de cœur de Pierre au rayon Sciences Humaines

Infographie de la Révolution française
Infographie de la Rome antique
Infographie de la Seconde guerre mondiale (édition 2021) - cartonné

Infographie de la Révolution Française par Jean-Clément MARTIN avec des données qui ont été considérées et mises en images par Julien Peltier. C’est encore une nouvelle manière de rencontrer l’histoire, sous la forme d’infographiques qui sont aujourd’hui très originales et qui permettent de comprendre l’histoire de manière plus simple, quasiment en quatre dimensions avec la dimension du temps également.

Un très bel ouvrage accessible à tous mais aussi pour les enseignants et les élèves par la simplicité des éléments qui sont présentés et la clarté des choses.

Très bel ouvrage à offrir à Noël !

« Infographie de la Grande Guerre mondiale » – prix : 30 € – (parution 30/09/21) – « Infographie de la Rome antique » Editions Perrin – prix : 27 € – Parution 7/10/21 – « Infographie de la Révolution Française » prix : 27 € (parution 13/10/21)

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LIBRAIRIE DOUCET LE MANS/MC

Ici Saint-Pierre-et-Miquelon – Jean LEBRUN – Editions Bleu autour (Essais & Cie)

DANS LA BRUME DE SAINT-PIERRE-ET-MIQUELON

Ici Saint-Pierre-et-Miquelon

UN ÉPISODE INÉDIT DE L’HISTOIRE DE LA RÉSISTANCE

Ce titre fait écho au fameux « Ici Londres » ouvrant sur la BBC l’émission « Les Français parlent aux Français » pendant la guerre. En effet, Saint-Pierre-et-Miquelon se rallie à de Gaulle dès Noël 1941, quand y débarque peu après Pearl Harbor, la minuscule armada qu’il a dépêchée par surprise.

Malouin d’origine, descendant de famille de marins terre-neuvas, Jean Lebrun se rend régulièrement à Saint-Pierre-et-Miquelon. Et quand Jean Lebrun parle aux Français, c’est d’Histoire dont il est question. Histoire d’hommes et de femmes engagés dans les combats de leur vie.

Chapitre un : « premier facteur historique, disait le philosophe Alain, c’est le temps qu’il fait. Décembre -la petite flotte de la France libre accostera la veille de Noël -n’est certes pas la meilleure saison. La brume, portée par tous les vents, peut rapidement envelopper les êtres et les paysages. Mais quelle est la belle saison ? »

A travers Saint Pierre et Miquelon, on parcourt l’Histoire de la France libre, les petites batailles et les grands enjeux, les choix individuels et les destins collectifs. On y rencontre l’Amiral Muselier en vue du ralliement de Saint-Pierre-et-Miquelon (1941) puis Alain Savary, (jeune officier de marine) où il est nommé Gouverneur lors du ralliement de l’archipel à la France Libre, futur élu local, et Ministre de François Mitterrand. On croisera Roosevelt, Churchill etc…

Dans ce livre, Jean Lebrun relate cette épopée historique méconnue. On y retrouve toute la tendresse et l’ironie du journaliste, qu’on aime tant écouter, bien connu des amateurs de radio et d’Histoire. Tout comme on aime à le lire lorsqu’il nous emmène bivouaquer dans ce minuscule archipel francophone, près de Terre-Neuve et des côtes américaines.

Un essai richement documenté, extrêmement précis, dans lequel on apprend énormément de choses et qu’il faut absolument découvrir !

Écoutez Jean Lebrun sur France Inter en cliquant ici !

LIBRAIRIE DOUCET LE MANS/M-Christine

Ici, Saint-Pierre-et-Miquelon – 173 pages – prix : 14 € (parution 06/05/21)

Jean Lebrun, agrégé d’histoire est producteur à France Inter. Il a travaillé dans la presse écrite (Combat, Esprit, La Croix) et à France Culture. Il a publié Lamennais ou l’inquiétude de la liberté (Fayard 1961), Les grands débats qui ont fait la France (Flammarion,2014) et, chez Bleu autour, Notre Chanel (2014), prix Goncourt de la biographie ainsi que deux essais, Journaliste en campagne et Le journalisme en chantier (2006, 2008).

Si vous souhaitez élargir vos connaissances sur Saint-Pierre-et-Miquelon, Jean Lebrun conseille et recommande la lecture des ouvrages suivants d’Eugène Nicole, en cinq parties et de commencer par : « L’œuvre des mers », « Les Larmes de pierre » « Le Caillou de l’Enfant-Perdu », « La ville sous son jour clair », « Un adieu au long cours » (prix Joseph Kessel, 2011)

Le Brasier – Le Louvre incendié par la Commune – Nicolas Chaudun – Éditions Babel – (Livre de poche)

C’était il y a 150 ans ! De belles œuvres du Louvre auraient pu périr dans un incendie,

pendant la Commune de Paris.

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Illustrations de la couverture : Rue de Rivoli, maisons incendiées le 24 mai 1871, près de la tour Saint- Jacques (Léon Sabatier)

Dans « Le Brasier », Nicolas Chaudun nous raconte le sauvetage du Musée du Louvre et ses fabuleux trésors artistiques, grâce à deux hommes qui ne savaient rien l’un de l’autre, au beau milieu des incendies qui ravagèrent le Palais des Tuileries.

Nous sommes en janvier 1871, la France capitule devant l’Allemagne et le 18 mars de cette même année, la Commune de Paris est proclamée. C’est une véritable guerre civile qui oppose d’un côté les Royalistes et les Républicains, de l’autre les Communards qui prennent les armes et qui seront massacrés en mai 1871, lors de la semaine sanglante.

Le 23 mai, les communards incendient les Tuileries, symbole de la Monarchie, tenant à distance l’armée versaillaise. Aujourd’hui, du Palais des Tuileries, il ne reste plus aucune pierre, seulement les jardins.

Mais, de nombreuses œuvres d’art du musée du Louvre, tout proche, auraient pu partir en fumée : dans les salles, toute l’Ecole française du XVIIIème reste suspendue aux cimaises ! Tous les génies du premier XIXè siècle ! Non seulement les Watteau, les Boucher, les Fragonard, mais encore Le Sacre par David ou Le Radeau de la Méduse par Géricault ! Et le Cuirassier blessé, et l’Officier de chasseurs à cheval ! Et d’Ingres, la Baigneuse Valpinçon ou La Grande Odalisque ! Et puis des Flamands, le cabinet hollandais… que nous pouvons heureusement continuer à contempler de nos jours.

Mais c’est grâce à deux hommes qui vont, dans la fournaise, créer d’urgence un espace coupe-feu, que de nombreuses toiles seront sauvées. Il s’agit de Henri Barbet de Jouy, un civil, conservateur du musée du Louvre qui fut limogé par la Commune, quant au deuxième homme, il s’agit d’un militaire, le commandant de chasseurs de l’armée régulière, Bernard de Sigoyer (Marquis, Martian de Bernardy) qui prendra l’initiative de mobiliser tout son bataillon. On suivra jour par jour, heure par heure leur combat pour sauvegarder tous ces biens culturels.

Ce n’est que dans les derniers jours du combat, en pleine nuit que le Général Daguerre souhaita s’entretenir avec Bernard de Sigoyer. Or, de celui-ci on ne retrouva nulle trace. Ce n’est qu’au petit matin du 26 mai qu’on découvrit le cadavre du commandant marquis. Il gisait à demi calciné, le crâne fracassé au coin d’une maison incendiée à l’angle de la rue Jean-Beausire et du boulevard Beaumarchais.

Bernard de Sigoyer ne fut jamais remercié d’avoir sauvé le musée du Louvre. Il fait partie de ces héros oublié de l’Histoire de France.

Cet ouvrage est vraiment passionnant et se lit comme un thriller. Un livre d’histoire qui ressuscite ces deux personnages courageux qui ont sauvé des flammes de nombreux chefs-d’œuvre lors de cet épisode dramatique qui entraîna une perte incalculable de manuscrits, d’objets de valeur que possédait la France.

(Un plan des parties détruites ou endommagées par les combats est présenté en fin d’ouvrage)

Librairie Doucet Le Mans/M. Christine

Le Brasier – Le Louvre incendié par la Commune – Récit historique de 190 pages – prix : 7.70 €

Nicolas Chaudun, éditeur d’art, documentariste et écrivain. Il a publié chez Actes Sud une biographie du « baron Haussmann » qui fait autorité, ainsi que deux récits historiques « L’été en enfer » (2011), plusieurs fois primé et « Le Brasier (2015), élu meilleur livre d’histoire par le magazine Lire. « L’île des enfants perdus » (Actes Sud) en 2019.

ALMA – Le vent se lève – Timothée de Fombelle – Éditions Gallimard Jeunesse. Illustrations François Place – Prix Gulli du roman 2020 – Prix France Télévisions du roman jeunesse.

Après « Tobie Lolness, » « Vango », « Le livre de Perle », Timothée de Fombelle a concocté pour tous ses jeunes lecteurs

« ALMA » Le Vent se lève

En quarante neuf chapitres, l’auteur emporte ses lecteurs dans l’histoire de l’esclavage.

Nous sommes en 1786, en Afrique, nous suivons Alma, âgée de 13 ans partie à la poursuite de son frère, Laam qui a décidé de s’aventurer en quittant la forteresse sauvage et elle sait que le danger rôde derrière les falaises… Tandis que sur un autre continent Joseph Mars, un jeune orphelin embarque clandestinement sur un navire appelée « La Douce Amélie », du prénom de la fille de l’armateur. Joseph est à la recherche d’un trésor caché par un pirate. Entre Alma et Joseph, leurs destins seront liés…Mais,

N’en disons pas plus !

Premier tome d’une trilogie dont le second tome paraîtra en 2021.

Il vous appartient de remonter le fil de l’histoire de l’esclavage, d’en découvrir les intrigues et les mystères. D’où vient ce jeune Joseph ? – Pourquoi ce jeune Joseph embarque t-il sur le navire ? – Pourquoi le père d’Alma a-t-il éloigné sa famille du monde ? – A vous de plonger dans la suite de cet excellent roman jeunesse de l’année 2020, qui a obtenu plusieurs distinctions, dont le prix Gulli du roman et le prix France Télévisions ! Un chef d’œuvre à la Dumas, à la Stevenson qui plaira forcément aux juniors de 11/12 ans et plus mais qui ne déplaira aux adultes, non plus !

ALMA – Le vent se lève – 389 pages – 18 € (parution juin 2020)

Commander mon livre

A lire dès 11-12 ans.

Timothée de Fombelle né en 1973, romancier et dramaturge. Il a passé quelques années de son adolescence en Côte d’Ivoire puis visité de nombreux forts de la côte ghanéenne, dans lesquels les captifs avaient été entassés avant de prendre le large et le sujet ne l’a jamais quitté.

La plus précieuse des marchandises -un conte- Jean-Claude GRUMBERG- Ed. du Seuil – La librairie du XXIè siècle-

A lire absolument, à distribuer, et surtout à partager pour ne pas oublier... Un livre qui devrait s’inscrire au programme d’Histoire de tous les établissements scolaires. A consommer sans modération ! A mettre entre toutes les mains, enfants, jeunes adolescents et adultes ! Une belle manière de raconter l’Histoire.

Librairie Doucet/M.Christine

« La plus précieuse des marchandises » – 120 pages – prix : 12 € – La librairie du XXIè siècle – Collection dirigée par Maurice Olender.  (Janvier 2019)

Jean-Claude GRUMBERG est l’auteur d’une trentaine de pièce de théâtre, joués partout dans le monde, et scénariste (avec Truffaut, Costa-Gavras, etc..) Il a publié au Seuil, dans « La librairie du XXIè siècle », « Mon père Inventaire » (2003)  et « Pleurnichard »  (2010).

Et pour ceux qui voudraient aller plus loin, lisez « LE CHÂLE » de Cynthia OZICK préfacé par Valentine Goby (Signatures POINTS)

La plus précieuse des marchandises. Un conte.

Un petit livre de 120 pages mais un grand livre de par sa qualité. Ce petit livre écrit sans prétention, sous forme de conte pour nous raconter l’Histoire : « un grand bois, un pauvre bûcheron et une bûcheronne en mal d’enfants… Tout près passe une ligne de chemin de fer où des trains passent régulièrement… Tout autour, la guerre ».

Un conte poétique et éblouissant, sur une des périodes les plus sombres de l’Histoire de l’Europe. 

« Il était une fois, dans un grand bois, une pauvre bûcheronne et un pauvre bûcheron. Non non non non, rassurez-vous, ce n’est pas Le Petit Poucet ! Pas du tout. Moi-même, tout comme vous, je déteste cette histoire ridicule. Où et quand a-t-on vu des parents abandonner leurs enfants faute de pouvoir les nourrir ? Allons… Dans ce grand bois donc, régnaient grande faim et grand froid. Surtout en hiver. En été une chaleur accablante s’abattait sur ce bois et chassait le grand froid. La faim, elle, par contre, était constante, surtout en ces temps où sévissait, autour de ce bois, la guerre mondiale. La guerre mondiale oui oui oui oui oui. » J-Cl. G.

Prix spécial du jury du prix des libraires – Prix des lecteurs de l’Express/BFMTV – Grand prix de la Société des Gens de Lettres pour l’ensemble de son œuvre.

Des livres sélectionnés et présentés par Marie-Adélaïde sur France Bleu Maine

Écoutez Marie-Adélaïde de la librairie Doucet depuis les studios de France Bleu Maine, en compagnie de Fabien, en cliquant ici !

Marie-Adélaïde Dumont M. Adélaïde nous présente pour cette fin d’année une sélection de quatre livres, à lire en 2020  !

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Les choses humaines de Karine Tuil 341 pages – prix : 21 € – (Éd. Gallimard) 

L’un des grands coups de cœur de l’année 2019 de Marie-Adélaïde – Karine Tuil :  Exceptionnel ! – Le thème est simple, c’est la question du consentement – la question du viol. Ça c’est pour la partie des jeunes. Pour la partie des adultes, puisque effectivement ces deux jeunes vont avoir des parents, c’est encore une histoire très compliquée, on se rend compte que le sexe est au cœur de notre société, au cœur de notre vie. Les parents eux, vont avoir à choisir entre leurs attitudes, leur discours en public, leur grande déclaration sur le féminisme, sur la liberté de chacun et puis ce qui se passe quand son propre fils est accusé de viol  ? Quand on est à l’épreuve des faits. Comment se comporte-t-on ? Y croit-on ? Qui accuse-t-on ? Un texte emblématique fort qui va rester longtemps sur nos tables de librairie. C’est clairement un roman  qui a vraiment marqué l’année qui s’achève

cent millions d'annéesCent millions d’années et un jour de J-Baptiste Andréa -308 pages – prix : 18 € – (Éd. L’iconoclaste) 

Un petit bijou de poésie, d’efforts, de colère, de solitude, d’amitié !. Jean-Baptiste Andréa signe un deuxième roman. On va retrouver les thèmes qui lui sont chers : la montagne, la solitude. Il installe ses romans dans une époque où on n’a pas de téléphone, on n’a pas de GPS, on ne sait pas où on est ! On ne peut pas communiquer les uns avec les autres ! – Eh oui, cela a existé ! (je dis cela pour les moins de 20 ans s’ils nous écoute…) Et bien oui, dans les années 50, aucun moyen de savoir où vous étiez ! Je vous présente Stan, qui est paléontologue (très beau métier), il a une vie un peu triste, une enfance qu’on découvrira, pas très joyeuse. Il a la possibilité de redorer sa carrière en découvrant un dinosaure qui est enfoui sous les glaces dans Les Dolomites à la frontière franco-italienne. La montagne est un des personnages principaux de ce roman.

la fabrique des salauds 2La Fabrique des salauds de Chris Kraus  La révélation venue d’Allemagne – 886 pages – prix :  24,90 € – (Éd. Belfond)

Alors, là, je suis moins dans la légèreté, mais pour les amateurs de romans historiques, voici le livre d’un jeune allemand. Il n’y avait que lui qui pouvait écrire sur le sujet. Il va nous raconter des années trente aux années soixante-dix, l’engagement de deux frères qui ont pris fait et cause pour le national socialisme. Ils ont eu un rôle actif pendant la guerre. L’un par choix, par volonté, par décision et l’autre un peu par opportunisme, en se disant qu’il y avait une place à prendre et qu’elle était meilleure que d’autres. 

On conclut avec un peu plus de légèreté ?

Qui a tué l’homme-homard ? de J-M. Erre -358 pages – prix : 19€- (Éd.Buchet-Chastel)qui a tué l'homme homard

Alors, même pas de légèreté Fabien  !  Avec un fou rire assuré… pour ce livre, C’est du délire assuré ! Je vous emmène dans un petit village des Cévennes, totalement isolé, après la guerre, dans lequel s’est installé un cirque de freak show. Vous savez, ces personnages toujours un peu cabossés qu’on montrait à une certaine époque. Ils  sont installés  puisque le cirque a fait faillite. Ils ont fait souche, comme on dit, dans ce village. Certains se sont mariés et ont eu des enfants. Notre homme-homard qui a été tué faisait partie de ce cirque, c’était le plus méchant, le plus vilain, il terrorisait tout le village. Il a été tué et bien tué, démembré en plus de 72 morceaux ! L’enquête va démarrer ; elle est  effectuée  par deux gendarmes, une équipe de bras cassés, dans un village hyper connecté qui suit tout et on a l’impression d’être dans une série sur netflix.  Donc, les pauvres gendarmes sont un peu dépassés et celle qui va les aider à résoudre l’enquête est la fille du maire et là, je vous assure qu’il y a une belle particularité dans son histoire !.. Parfait pour passer de 2019 à 2020 !

Excellentes fin d’année à vous tous !

Plein de bonnes choses et que tous vos rêves se réalisent !

BONNE ANNÉE A TOUS !

Marie-Adélaïde/MC

 

Roi par effraction – François GARDE – Éditions Gallimard

ROI PAR EFFRACTION roi par effraction

MURAT

Ce roman captivant se déroule du 8 au 13 octobre 1815 inclus, c’est-à-dire quatre mois après Waterloo et alors que l’Empereur déchu, à qui il doit tout, qu’il a pourtant trahi quelques mois avant, mais qu’il a tenté de rejoindre pendant les Cent Jours, est déjà en route pour Sainte-Hélène.

Le 8 octobre 1815, alors que tout est perdu, il tente venant de Corse avec quelques partisans de reconquérir son trône, le trône de Naples en débarquant à Pozzi, mais l’affaire tourne mal il est presque immédiatement arrêté et enfermé au château dominant la ville.

C’est un huis-clos où nous convie l’auteur, tour à tour, haletant voire poignant, magnifique voire émouvant avec cette légende vivante, ce personnage de roman qu’était déjà Murat de son vivant, mais sans illusion sur ce qui l’attend alors.

Il nous fait partager l’intimité de ses derniers jours, au cours desquels il revit les moments de gloire insolente et parfois désordonnée, les doutes, les défaites et les regrets de ce fils d’aubergiste, séminariste, puis soldat, avant d’attirer l’attention du « général Vendémiaire », d’épouser Caroline l’une des sœurs du Premier Consul, de porter sur un coussin la couronne du sacre de son beau-frère à Notre-Dame, de devenir général, maréchal d’Empire, Grand Amiral, de cumuler avec panache honneurs et distinctions, avant d’être fait Roi de Naples.

Une fresque historique qui comblera les passionnés d’Histoire où se mêlent son amour pour Caroline et leurs enfants qu’il ne reverra pas avant de commander lui-même son peloton d’exécution après un procès jugé d’avance, mais aussi pour l’Italie qu’en visionnaire il rêvait d’unifier…

Hubert/Librairie Doucet/MC

François Garde est l’auteur de plusieurs romans, essais et récits aux Editions Gallimard parmi lesquels « Ce qu’il advint du sauvage blanc » (Gallimard, 2012) récompensé par le Goncourt du premier roman et une dizaine de prix littéraires et, dernièrement « Marcher à Kerguelen » (Gallimard, 2018)

 

Maurice Genevoix – Aurélie Luneau & Jacques Tassin -Première biographie de l’auteur de « Ceux de 14 » Éd. Flammarion

maurice genevoix« C’est l’écriture qui témoignera pour moi demain »

« On se rend compte, aujourd’hui que Maurice Genevoix, est celui qui avait compris, avant tout le monde, ce qui se passait par rapport à la nature et à l’environnement, c’est-à-dire les méfaits de la société industrielle et de la société, telle qu’elle est. Il avait anticipé. Donc c’était un « alerteur ». Maurice Genevoix, un humaniste qui prônait la camaraderie, la liberté, le respect et l’espoir. » (Aurélie Luneau*).

Cette biographie est  née  à l’occasion  de la demande de panthéonisation de Maurice Genevoix, officialisée par Emmanuel Macron, Président de la République, en novembre 2018. A partir de ce moment-là, alors que Maurice Genevoix faisait partie du parcours de l’historienne, Aurélie Luneau,  qui avait lu «Ceux de 14»  comme tous « ses récits de guerre », alors qu’elle est en charge à France Culture, d’activités pour la réalisation de documentaires sur la Grande Guerre, puis à la tête d’un magazine sur l’environnement,  elle découvre que Maurice Genevoix était celui qu’on présentait comme l’un des premiers écologistes de France.  Elle s’est rendue compte qu’il n’existait aucune biographie. Après avoir multiplié les contacts auprès de quelques auteurs pouvant la rapprocher de Maurice Genevoix, elle sollicite la famille. C’est le petit-fils qui lui ouvrira les portes de la maison familiale aux « Vernelles », près d’Orléans, où de nombreux cartons, jamais répertoriés l’attendaient, lui permettant la réalisation  de cette magnifique biographie dont la préface a été rédigée par Julien Larere-Genevoix, petit-fils de Maurice Genevoix.

Il passe son enfance dans le Loiret où ses parents tiennent « Le Magasin », une épicerie-mercerie. Sa mère meurt d’une éclampsie quand il a 12 ans. Il vit son enfance rurale sur les bords de Loire. Puis ce sera le Lycée Pothier d’Orléans, le lycée Lakanal à Sceaux avant d’être reçu à l’Ecole normale supérieure en 1911. Ses auteurs de prédilection : Hugo, Balzac, Dumas, Stendhal, Flaubert, Maupassant puis  Tolstoï et les grands Russes. 

Maurice Genevoix, un homme écrivain poète, grand témoin de la Première Guerre Mondiale. Un homme qui, à partir de 1946, est devenu académicien (56 ans). Il rentre dans ce grand monde et dans cette maison illustre de l’Académie française dont il deviendra secrétaire perpétuel, fonction qu’il quittera en 1974 pour se consacrer pleinement à l’écriture. Il est invité partout, sur tous les plateaux de télévision, à la radio, on lui confie des émissions, c’est-à-dire qu’il devient une star médiatique. Jacques Chancel multiplie les émissions avec lui, Bernard Pivot, Anne Sinclair et la liste est longue… C’est en 1925 qu’il reçoit le prix Goncourt à 35 ans, pour « RABOLIOT » retraçant les aventures d’un braconnier de Sologne, traqué par un gendarme (un livre à lire ou relire, comme tant d’autres, écrits par cet auteur si proche de la nature) 

Sa traversée du siècle est longue. Lorsqu’il meurt, il est connu de tout le monde et aujourd’hui, on l’a oublié !. Né en 1890, il s’éteint à l’âge de 90 ans (en 1980), inhumé au cimetière de Passy (Paris). Suite à un contre-temps, ce n’est qu’en novembre 2020 que Maurice Genevoix entrera au Panthéon. 

Une biographie fort intéressante, très agréable à lire, très bien documentée, illustrée de nombreuses reproductions, d’écrits, de notes de Maurice Genevoix. Des photos, des textes où il raconte le quotidien, la vie au front avec ses camarades.

Librairie Doucet/M.Christine

Aurélie Luneau, docteur en histoire, diplômée de l’IEP de Bordeaux. Productrice à France Culture, est l’auteur de livres remarqués notamment radio Londres. Les voix de la liberté (1940-1944). Historienne de la radio et production de l’émission « De cause à effets, le magazine de l’environnement » sur France Culture. (Aurélie Luneau*)  Jacques Tassin est chercheur écologue au Cirad, auteur de nombreux ouvrages sur les plantes et l’écologie. Grand administrateur de l’oeuvre de Maurice Genevoix, il lui a consacré plusieurs livres.

« Maurice Genevoix- Biographie » de Aurélie Luneau & Jacques Tassin – 295 pages – Prix : 24.90 € (paru le 26/10/19)

Entre 1960 et 1970  l’écrivain se consacre à la rédaction de romans et récits avec pour toile de fond, la nature, La Loire, La Sologne et publie : « La Loire »« Agnès et les garçons » « Tendre Bestiaire, Bestiaire enchanté, Bestiaire sans oubli« … En 1970, il reçoit le Grand prix national des lettres pour l’ensemble de son oeuvre :  « Rémi des Rauches » « La boîte à pêche » ‘La Loire, Agnès et les garçons » « La dernière harde » « La forêt perdue », « Un jour » etc….. En 1972 « La Mort de près », sur son expérience de la Grande Guerre. Jusqu’à la fin de ses jours il sera hanté par ce qu’il a vécu. 

 

Pechkoff le manchot magnifique – Guillemette de Sairigné – Éditions Allary

Pechkoff / le manchot magnifique

PECHKOFF, LE MANCHOT MAGNIFIQUE présenté par son auteure, GUILLEMETTE DE SAIRIGNE, 
Jeudi 21 Novembre à la Librairie Doucet à 18 heures
Guillemette de Sairigné, journaliste et écrivain, est déjà venue à la librairie Doucet avec son ouvrage précédent, LA CIRCASSIENNE et elle avait passionné l’auditoire. Citons encore, en 1998, MON ILLUSTRE INCONNU. ENQUETE SUR UN PERE DE LEGENDE.
Avec le livre d’aujourd’hui, paru aux éditions Allary, elle termine peut-être une trilogie dont le fil rouge est la Légion. Son père fut légionnaire, la Circassienne, marraine de la Légion et le personnage de ce dernier livre fit inscrire sur sa tombe ces seuls mots : ZINOVI PECHKOFF, LEGIONNAIRE, 16-X-1884—27-11-1966.
Qui était-il ? Il eut une vie tellement remplie partout dans le monde qu’il est impossible de tout dire ici.
Il faut seulement savoir qu’il est né en 1884, donc, à Nijni-Novgorod, en Russie. Il est pauvre, il est juif et n’a aucun avenir dans la Russie tsariste. Il croise l’immense écrivain Gorki qui en fait son assistant et l’adopte. Il s’appelait Yeshua Sverdlov et devient alors Zinovi Pechkoff. Avec son frère Iakov SVERDLOV qui devint  par la suite le premier chef d’Etat soviétique, il avait des idées révolutionnaires mais quand il se retrouva en exil à Capri avec son nouveau père Gorki il ne revit pratiquement plus jamais sa famille biologique. Gorki le forma à la littérature, à la politique contestataire. Il se lie par exemple avec Lénine, fait de la propagande,voyage, fait des petits boulots mais reste une sorte de Tanguy jusqu’à la 1ère Guerre mondiale. Il brûle d’agir et s’engage en France dans la Légion étrangère où il se sent chez lui pour toujours. Il connaît la rude vie des tranchées et la gloire des combats où il perd le bras droit. En 1918, il est en Russie au cœur de la guerre civile, avec les Armées blanches. C’est au Maroc, pendant la guerre du Rif qu’il gagne son surnom de « manchot magnifique » car rien ne l’arrête, il remonte même à cheval ce qui est très difficile avec un seul bras.Puis viennent la Syrie, le Liban, la diplomatie, la France Libre et de Gaulle qui fait de lui son envoyé spécial, son général-ambassadeur, en Chine , au Japon…
Il court partout presque à la fois, séduit ceux qu’ils rencontrent, les femmes aussi !! et fait des salles pleines lors de ses conférences. Il obtient bien sûr la nationalité française. Mais on connaît son passé, ce qui fait qu’il ne plaît pas à tout le monde, en Union soviétique parce qu’il est considéré comme traître, en France pour ses idées de jeunesse,  sa famille et son affection profonde pour Gorki.
Même si une part de mystère demeure, Guillemette de Sairigné, en excellente biographe, a pu retrouver des archives inédites dont la correspondance avec Gorki. Elle a su nous faire découvrir un homme plein de courage, qui aime la vie, les êtres humains et elle fait courir le lecteur avec lui. Elle évoque aussi les quelques femmes de sa vie que l’on connaît car il est toujours resté très discret sur sa vie privée.
Je ne connaissais pas du tout Pechkoff,et pourtant j’aurais dû entendre parler de lui dans les années 60. Et vous lecteurs ? Si vous êtes comme moi, il n’est pas trop tard pour le découvrir ou redécouvrir et le remettre à la place qu’il mérite grâce à Guillemette de Sairigné.
Quel personnage hors du commun !!
Librairie Doucet/Marie-José.

« Pechkoff le manchot magnifique » – 650 pages – prix : 23.90 € (parution le 26/09/19)