Le Brasier – Le Louvre incendié par la Commune – Nicolas Chaudun – Éditions Babel – (Livre de poche)

C’était il y a 150 ans ! De belles œuvres du Louvre auraient pu périr dans un incendie,

pendant la Commune de Paris.

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Illustrations de la couverture : Rue de Rivoli, maisons incendiées le 24 mai 1871, près de la tour Saint- Jacques (Léon Sabatier)

Dans « Le Brasier », Nicolas Chaudun nous raconte le sauvetage du Musée du Louvre et ses fabuleux trésors artistiques, grâce à deux hommes qui ne savaient rien l’un de l’autre, au beau milieu des incendies qui ravagèrent le Palais des Tuileries.

Nous sommes en janvier 1871, la France capitule devant l’Allemagne et le 18 mars de cette même année, la Commune de Paris est proclamée. C’est une véritable guerre civile qui oppose d’un côté les Royalistes et les Républicains, de l’autre les Communards qui prennent les armes et qui seront massacrés en mai 1871, lors de la semaine sanglante.

Le 23 mai, les communards incendient les Tuileries, symbole de la Monarchie, tenant à distance l’armée versaillaise. Aujourd’hui, du Palais des Tuileries, il ne reste plus aucune pierre, seulement les jardins.

Mais, de nombreuses œuvres d’art du musée du Louvre, tout proche, auraient pu partir en fumée : dans les salles, toute l’Ecole française du XVIIIème reste suspendue aux cimaises ! Tous les génies du premier XIXè siècle ! Non seulement les Watteau, les Boucher, les Fragonard, mais encore Le Sacre par David ou Le Radeau de la Méduse par Géricault ! Et le Cuirassier blessé, et l’Officier de chasseurs à cheval ! Et d’Ingres, la Baigneuse Valpinçon ou La Grande Odalisque ! Et puis des Flamands, le cabinet hollandais… que nous pouvons heureusement continuer à contempler de nos jours.

Mais c’est grâce à deux hommes qui vont, dans la fournaise, créer d’urgence un espace coupe-feu, que de nombreuses toiles seront sauvées. Il s’agit de Henri Barbet de Jouy, un civil, conservateur du musée du Louvre qui fut limogé par la Commune, quant au deuxième homme, il s’agit d’un militaire, le commandant de chasseurs de l’armée régulière, Bernard de Sigoyer (Marquis, Martian de Bernardy) qui prendra l’initiative de mobiliser tout son bataillon. On suivra jour par jour, heure par heure leur combat pour sauvegarder tous ces biens culturels.

Ce n’est que dans les derniers jours du combat, en pleine nuit que le Général Daguerre souhaita s’entretenir avec Bernard de Sigoyer. Or, de celui-ci on ne retrouva nulle trace. Ce n’est qu’au petit matin du 26 mai qu’on découvrit le cadavre du commandant marquis. Il gisait à demi calciné, le crâne fracassé au coin d’une maison incendiée à l’angle de la rue Jean-Beausire et du boulevard Beaumarchais.

Bernard de Sigoyer ne fut jamais remercié d’avoir sauvé le musée du Louvre. Il fait partie de ces héros oublié de l’Histoire de France.

Cet ouvrage est vraiment passionnant et se lit comme un thriller. Un livre d’histoire qui ressuscite ces deux personnages courageux qui ont sauvé des flammes de nombreux chefs-d’œuvre lors de cet épisode dramatique qui entraîna une perte incalculable de manuscrits, d’objets de valeur que possédait la France.

(Un plan des parties détruites ou endommagées par les combats est présenté en fin d’ouvrage)

Librairie Doucet Le Mans/M. Christine

Le Brasier – Le Louvre incendié par la Commune – Récit historique de 190 pages – prix : 7.70 €

Nicolas Chaudun, éditeur d’art, documentariste et écrivain. Il a publié chez Actes Sud une biographie du « baron Haussmann » qui fait autorité, ainsi que deux récits historiques « L’été en enfer » (2011), plusieurs fois primé et « Le Brasier (2015), élu meilleur livre d’histoire par le magazine Lire. « L’île des enfants perdus » (Actes Sud) en 2019.

ALMA – Le vent se lève – Timothée de Fombelle – Éditions Gallimard Jeunesse. Illustrations François Place – Prix Gulli du roman 2020 – Prix France Télévisions du roman jeunesse.

Après « Tobie Lolness, » « Vango », « Le livre de Perle », Timothée de Fombelle a concocté pour tous ses jeunes lecteurs

« ALMA » Le Vent se lève

En quarante neuf chapitres, l’auteur emporte ses lecteurs dans l’histoire de l’esclavage.

Nous sommes en 1786, en Afrique, nous suivons Alma, âgée de 13 ans partie à la poursuite de son frère, Laam qui a décidé de s’aventurer en quittant la forteresse sauvage et elle sait que le danger rôde derrière les falaises… Tandis que sur un autre continent Joseph Mars, un jeune orphelin embarque clandestinement sur un navire appelée « La Douce Amélie », du prénom de la fille de l’armateur. Joseph est à la recherche d’un trésor caché par un pirate. Entre Alma et Joseph, leurs destins seront liés…Mais,

N’en disons pas plus !

Premier tome d’une trilogie dont le second tome paraîtra en 2021.

Il vous appartient de remonter le fil de l’histoire de l’esclavage, d’en découvrir les intrigues et les mystères. D’où vient ce jeune Joseph ? – Pourquoi ce jeune Joseph embarque t-il sur le navire ? – Pourquoi le père d’Alma a-t-il éloigné sa famille du monde ? – A vous de plonger dans la suite de cet excellent roman jeunesse de l’année 2020, qui a obtenu plusieurs distinctions, dont le prix Gulli du roman et le prix France Télévisions ! Un chef d’œuvre à la Dumas, à la Stevenson qui plaira forcément aux juniors de 11/12 ans et plus mais qui ne déplaira aux adultes, non plus !

ALMA – Le vent se lève – 389 pages – 18 € (parution juin 2020)

Commander mon livre

A lire dès 11-12 ans.

Timothée de Fombelle né en 1973, romancier et dramaturge. Il a passé quelques années de son adolescence en Côte d’Ivoire puis visité de nombreux forts de la côte ghanéenne, dans lesquels les captifs avaient été entassés avant de prendre le large et le sujet ne l’a jamais quitté.

La plus précieuse des marchandises -un conte- Jean-Claude GRUMBERG- Ed. du Seuil – La librairie du XXIè siècle-

A lire absolument, à distribuer, et surtout à partager pour ne pas oublier... Un livre qui devrait s’inscrire au programme d’Histoire de tous les établissements scolaires. A consommer sans modération ! A mettre entre toutes les mains, enfants, jeunes adolescents et adultes ! Une belle manière de raconter l’Histoire.

Librairie Doucet/M.Christine

« La plus précieuse des marchandises » – 120 pages – prix : 12 € – La librairie du XXIè siècle – Collection dirigée par Maurice Olender.  (Janvier 2019)

Jean-Claude GRUMBERG est l’auteur d’une trentaine de pièce de théâtre, joués partout dans le monde, et scénariste (avec Truffaut, Costa-Gavras, etc..) Il a publié au Seuil, dans « La librairie du XXIè siècle », « Mon père Inventaire » (2003)  et « Pleurnichard »  (2010).

Et pour ceux qui voudraient aller plus loin, lisez « LE CHÂLE » de Cynthia OZICK préfacé par Valentine Goby (Signatures POINTS)

La plus précieuse des marchandises. Un conte.

Un petit livre de 120 pages mais un grand livre de par sa qualité. Ce petit livre écrit sans prétention, sous forme de conte pour nous raconter l’Histoire : « un grand bois, un pauvre bûcheron et une bûcheronne en mal d’enfants… Tout près passe une ligne de chemin de fer où des trains passent régulièrement… Tout autour, la guerre ».

Un conte poétique et éblouissant, sur une des périodes les plus sombres de l’Histoire de l’Europe. 

« Il était une fois, dans un grand bois, une pauvre bûcheronne et un pauvre bûcheron. Non non non non, rassurez-vous, ce n’est pas Le Petit Poucet ! Pas du tout. Moi-même, tout comme vous, je déteste cette histoire ridicule. Où et quand a-t-on vu des parents abandonner leurs enfants faute de pouvoir les nourrir ? Allons… Dans ce grand bois donc, régnaient grande faim et grand froid. Surtout en hiver. En été une chaleur accablante s’abattait sur ce bois et chassait le grand froid. La faim, elle, par contre, était constante, surtout en ces temps où sévissait, autour de ce bois, la guerre mondiale. La guerre mondiale oui oui oui oui oui. » J-Cl. G.

Prix spécial du jury du prix des libraires – Prix des lecteurs de l’Express/BFMTV – Grand prix de la Société des Gens de Lettres pour l’ensemble de son œuvre.

Des livres sélectionnés et présentés par Marie-Adélaïde sur France Bleu Maine

Écoutez Marie-Adélaïde de la librairie Doucet depuis les studios de France Bleu Maine, en compagnie de Fabien, en cliquant ici !

Marie-Adélaïde Dumont M. Adélaïde nous présente pour cette fin d’année une sélection de quatre livres, à lire en 2020  !

les choses humaines karine tuil

Les choses humaines de Karine Tuil 341 pages – prix : 21 € – (Éd. Gallimard) 

L’un des grands coups de cœur de l’année 2019 de Marie-Adélaïde – Karine Tuil :  Exceptionnel ! – Le thème est simple, c’est la question du consentement – la question du viol. Ça c’est pour la partie des jeunes. Pour la partie des adultes, puisque effectivement ces deux jeunes vont avoir des parents, c’est encore une histoire très compliquée, on se rend compte que le sexe est au cœur de notre société, au cœur de notre vie. Les parents eux, vont avoir à choisir entre leurs attitudes, leur discours en public, leur grande déclaration sur le féminisme, sur la liberté de chacun et puis ce qui se passe quand son propre fils est accusé de viol  ? Quand on est à l’épreuve des faits. Comment se comporte-t-on ? Y croit-on ? Qui accuse-t-on ? Un texte emblématique fort qui va rester longtemps sur nos tables de librairie. C’est clairement un roman  qui a vraiment marqué l’année qui s’achève

cent millions d'annéesCent millions d’années et un jour de J-Baptiste Andréa -308 pages – prix : 18 € – (Éd. L’iconoclaste) 

Un petit bijou de poésie, d’efforts, de colère, de solitude, d’amitié !. Jean-Baptiste Andréa signe un deuxième roman. On va retrouver les thèmes qui lui sont chers : la montagne, la solitude. Il installe ses romans dans une époque où on n’a pas de téléphone, on n’a pas de GPS, on ne sait pas où on est ! On ne peut pas communiquer les uns avec les autres ! – Eh oui, cela a existé ! (je dis cela pour les moins de 20 ans s’ils nous écoute…) Et bien oui, dans les années 50, aucun moyen de savoir où vous étiez ! Je vous présente Stan, qui est paléontologue (très beau métier), il a une vie un peu triste, une enfance qu’on découvrira, pas très joyeuse. Il a la possibilité de redorer sa carrière en découvrant un dinosaure qui est enfoui sous les glaces dans Les Dolomites à la frontière franco-italienne. La montagne est un des personnages principaux de ce roman.

la fabrique des salauds 2La Fabrique des salauds de Chris Kraus  La révélation venue d’Allemagne – 886 pages – prix :  24,90 € – (Éd. Belfond)

Alors, là, je suis moins dans la légèreté, mais pour les amateurs de romans historiques, voici le livre d’un jeune allemand. Il n’y avait que lui qui pouvait écrire sur le sujet. Il va nous raconter des années trente aux années soixante-dix, l’engagement de deux frères qui ont pris fait et cause pour le national socialisme. Ils ont eu un rôle actif pendant la guerre. L’un par choix, par volonté, par décision et l’autre un peu par opportunisme, en se disant qu’il y avait une place à prendre et qu’elle était meilleure que d’autres. 

On conclut avec un peu plus de légèreté ?

Qui a tué l’homme-homard ? de J-M. Erre -358 pages – prix : 19€- (Éd.Buchet-Chastel)qui a tué l'homme homard

Alors, même pas de légèreté Fabien  !  Avec un fou rire assuré… pour ce livre, C’est du délire assuré ! Je vous emmène dans un petit village des Cévennes, totalement isolé, après la guerre, dans lequel s’est installé un cirque de freak show. Vous savez, ces personnages toujours un peu cabossés qu’on montrait à une certaine époque. Ils  sont installés  puisque le cirque a fait faillite. Ils ont fait souche, comme on dit, dans ce village. Certains se sont mariés et ont eu des enfants. Notre homme-homard qui a été tué faisait partie de ce cirque, c’était le plus méchant, le plus vilain, il terrorisait tout le village. Il a été tué et bien tué, démembré en plus de 72 morceaux ! L’enquête va démarrer ; elle est  effectuée  par deux gendarmes, une équipe de bras cassés, dans un village hyper connecté qui suit tout et on a l’impression d’être dans une série sur netflix.  Donc, les pauvres gendarmes sont un peu dépassés et celle qui va les aider à résoudre l’enquête est la fille du maire et là, je vous assure qu’il y a une belle particularité dans son histoire !.. Parfait pour passer de 2019 à 2020 !

Excellentes fin d’année à vous tous !

Plein de bonnes choses et que tous vos rêves se réalisent !

BONNE ANNÉE A TOUS !

Marie-Adélaïde/MC

 

Roi par effraction – François GARDE – Éditions Gallimard

ROI PAR EFFRACTION roi par effraction

MURAT

Ce roman captivant se déroule du 8 au 13 octobre 1815 inclus, c’est-à-dire quatre mois après Waterloo et alors que l’Empereur déchu, à qui il doit tout, qu’il a pourtant trahi quelques mois avant, mais qu’il a tenté de rejoindre pendant les Cent Jours, est déjà en route pour Sainte-Hélène.

Le 8 octobre 1815, alors que tout est perdu, il tente venant de Corse avec quelques partisans de reconquérir son trône, le trône de Naples en débarquant à Pozzi, mais l’affaire tourne mal il est presque immédiatement arrêté et enfermé au château dominant la ville.

C’est un huis-clos où nous convie l’auteur, tour à tour, haletant voire poignant, magnifique voire émouvant avec cette légende vivante, ce personnage de roman qu’était déjà Murat de son vivant, mais sans illusion sur ce qui l’attend alors.

Il nous fait partager l’intimité de ses derniers jours, au cours desquels il revit les moments de gloire insolente et parfois désordonnée, les doutes, les défaites et les regrets de ce fils d’aubergiste, séminariste, puis soldat, avant d’attirer l’attention du « général Vendémiaire », d’épouser Caroline l’une des sœurs du Premier Consul, de porter sur un coussin la couronne du sacre de son beau-frère à Notre-Dame, de devenir général, maréchal d’Empire, Grand Amiral, de cumuler avec panache honneurs et distinctions, avant d’être fait Roi de Naples.

Une fresque historique qui comblera les passionnés d’Histoire où se mêlent son amour pour Caroline et leurs enfants qu’il ne reverra pas avant de commander lui-même son peloton d’exécution après un procès jugé d’avance, mais aussi pour l’Italie qu’en visionnaire il rêvait d’unifier…

Hubert/Librairie Doucet/MC

François Garde est l’auteur de plusieurs romans, essais et récits aux Editions Gallimard parmi lesquels « Ce qu’il advint du sauvage blanc » (Gallimard, 2012) récompensé par le Goncourt du premier roman et une dizaine de prix littéraires et, dernièrement « Marcher à Kerguelen » (Gallimard, 2018)

 

Maurice Genevoix – Aurélie Luneau & Jacques Tassin -Première biographie de l’auteur de « Ceux de 14 » Éd. Flammarion

maurice genevoix« C’est l’écriture qui témoignera pour moi demain »

« On se rend compte, aujourd’hui que Maurice Genevoix, est celui qui avait compris, avant tout le monde, ce qui se passait par rapport à la nature et à l’environnement, c’est-à-dire les méfaits de la société industrielle et de la société, telle qu’elle est. Il avait anticipé. Donc c’était un « alerteur ». Maurice Genevoix, un humaniste qui prônait la camaraderie, la liberté, le respect et l’espoir. » (Aurélie Luneau*).

Cette biographie est  née  à l’occasion  de la demande de panthéonisation de Maurice Genevoix, officialisée par Emmanuel Macron, Président de la République, en novembre 2018. A partir de ce moment-là, alors que Maurice Genevoix faisait partie du parcours de l’historienne, Aurélie Luneau,  qui avait lu «Ceux de 14»  comme tous « ses récits de guerre », alors qu’elle est en charge à France Culture, d’activités pour la réalisation de documentaires sur la Grande Guerre, puis à la tête d’un magazine sur l’environnement,  elle découvre que Maurice Genevoix était celui qu’on présentait comme l’un des premiers écologistes de France.  Elle s’est rendue compte qu’il n’existait aucune biographie. Après avoir multiplié les contacts auprès de quelques auteurs pouvant la rapprocher de Maurice Genevoix, elle sollicite la famille. C’est le petit-fils qui lui ouvrira les portes de la maison familiale aux « Vernelles », près d’Orléans, où de nombreux cartons, jamais répertoriés l’attendaient, lui permettant la réalisation  de cette magnifique biographie dont la préface a été rédigée par Julien Larere-Genevoix, petit-fils de Maurice Genevoix.

Il passe son enfance dans le Loiret où ses parents tiennent « Le Magasin », une épicerie-mercerie. Sa mère meurt d’une éclampsie quand il a 12 ans. Il vit son enfance rurale sur les bords de Loire. Puis ce sera le Lycée Pothier d’Orléans, le lycée Lakanal à Sceaux avant d’être reçu à l’Ecole normale supérieure en 1911. Ses auteurs de prédilection : Hugo, Balzac, Dumas, Stendhal, Flaubert, Maupassant puis  Tolstoï et les grands Russes. 

Maurice Genevoix, un homme écrivain poète, grand témoin de la Première Guerre Mondiale. Un homme qui, à partir de 1946, est devenu académicien (56 ans). Il rentre dans ce grand monde et dans cette maison illustre de l’Académie française dont il deviendra secrétaire perpétuel, fonction qu’il quittera en 1974 pour se consacrer pleinement à l’écriture. Il est invité partout, sur tous les plateaux de télévision, à la radio, on lui confie des émissions, c’est-à-dire qu’il devient une star médiatique. Jacques Chancel multiplie les émissions avec lui, Bernard Pivot, Anne Sinclair et la liste est longue… C’est en 1925 qu’il reçoit le prix Goncourt à 35 ans, pour « RABOLIOT » retraçant les aventures d’un braconnier de Sologne, traqué par un gendarme (un livre à lire ou relire, comme tant d’autres, écrits par cet auteur si proche de la nature) 

Sa traversée du siècle est longue. Lorsqu’il meurt, il est connu de tout le monde et aujourd’hui, on l’a oublié !. Né en 1890, il s’éteint à l’âge de 90 ans (en 1980), inhumé au cimetière de Passy (Paris). Suite à un contre-temps, ce n’est qu’en novembre 2020 que Maurice Genevoix entrera au Panthéon. 

Une biographie fort intéressante, très agréable à lire, très bien documentée, illustrée de nombreuses reproductions, d’écrits, de notes de Maurice Genevoix. Des photos, des textes où il raconte le quotidien, la vie au front avec ses camarades.

Librairie Doucet/M.Christine

Aurélie Luneau, docteur en histoire, diplômée de l’IEP de Bordeaux. Productrice à France Culture, est l’auteur de livres remarqués notamment radio Londres. Les voix de la liberté (1940-1944). Historienne de la radio et production de l’émission « De cause à effets, le magazine de l’environnement » sur France Culture. (Aurélie Luneau*)  Jacques Tassin est chercheur écologue au Cirad, auteur de nombreux ouvrages sur les plantes et l’écologie. Grand administrateur de l’oeuvre de Maurice Genevoix, il lui a consacré plusieurs livres.

« Maurice Genevoix- Biographie » de Aurélie Luneau & Jacques Tassin – 295 pages – Prix : 24.90 € (paru le 26/10/19)

Entre 1960 et 1970  l’écrivain se consacre à la rédaction de romans et récits avec pour toile de fond, la nature, La Loire, La Sologne et publie : « La Loire »« Agnès et les garçons » « Tendre Bestiaire, Bestiaire enchanté, Bestiaire sans oubli« … En 1970, il reçoit le Grand prix national des lettres pour l’ensemble de son oeuvre :  « Rémi des Rauches » « La boîte à pêche » ‘La Loire, Agnès et les garçons » « La dernière harde » « La forêt perdue », « Un jour » etc….. En 1972 « La Mort de près », sur son expérience de la Grande Guerre. Jusqu’à la fin de ses jours il sera hanté par ce qu’il a vécu. 

 

Pechkoff le manchot magnifique – Guillemette de Sairigné – Éditions Allary

Pechkoff / le manchot magnifique

PECHKOFF, LE MANCHOT MAGNIFIQUE présenté par son auteure, GUILLEMETTE DE SAIRIGNE, 
Jeudi 21 Novembre à la Librairie Doucet à 18 heures
Guillemette de Sairigné, journaliste et écrivain, est déjà venue à la librairie Doucet avec son ouvrage précédent, LA CIRCASSIENNE et elle avait passionné l’auditoire. Citons encore, en 1998, MON ILLUSTRE INCONNU. ENQUETE SUR UN PERE DE LEGENDE.
Avec le livre d’aujourd’hui, paru aux éditions Allary, elle termine peut-être une trilogie dont le fil rouge est la Légion. Son père fut légionnaire, la Circassienne, marraine de la Légion et le personnage de ce dernier livre fit inscrire sur sa tombe ces seuls mots : ZINOVI PECHKOFF, LEGIONNAIRE, 16-X-1884—27-11-1966.
Qui était-il ? Il eut une vie tellement remplie partout dans le monde qu’il est impossible de tout dire ici.
Il faut seulement savoir qu’il est né en 1884, donc, à Nijni-Novgorod, en Russie. Il est pauvre, il est juif et n’a aucun avenir dans la Russie tsariste. Il croise l’immense écrivain Gorki qui en fait son assistant et l’adopte. Il s’appelait Yeshua Sverdlov et devient alors Zinovi Pechkoff. Avec son frère Iakov SVERDLOV qui devint  par la suite le premier chef d’Etat soviétique, il avait des idées révolutionnaires mais quand il se retrouva en exil à Capri avec son nouveau père Gorki il ne revit pratiquement plus jamais sa famille biologique. Gorki le forma à la littérature, à la politique contestataire. Il se lie par exemple avec Lénine, fait de la propagande,voyage, fait des petits boulots mais reste une sorte de Tanguy jusqu’à la 1ère Guerre mondiale. Il brûle d’agir et s’engage en France dans la Légion étrangère où il se sent chez lui pour toujours. Il connaît la rude vie des tranchées et la gloire des combats où il perd le bras droit. En 1918, il est en Russie au cœur de la guerre civile, avec les Armées blanches. C’est au Maroc, pendant la guerre du Rif qu’il gagne son surnom de « manchot magnifique » car rien ne l’arrête, il remonte même à cheval ce qui est très difficile avec un seul bras.Puis viennent la Syrie, le Liban, la diplomatie, la France Libre et de Gaulle qui fait de lui son envoyé spécial, son général-ambassadeur, en Chine , au Japon…
Il court partout presque à la fois, séduit ceux qu’ils rencontrent, les femmes aussi !! et fait des salles pleines lors de ses conférences. Il obtient bien sûr la nationalité française. Mais on connaît son passé, ce qui fait qu’il ne plaît pas à tout le monde, en Union soviétique parce qu’il est considéré comme traître, en France pour ses idées de jeunesse,  sa famille et son affection profonde pour Gorki.
Même si une part de mystère demeure, Guillemette de Sairigné, en excellente biographe, a pu retrouver des archives inédites dont la correspondance avec Gorki. Elle a su nous faire découvrir un homme plein de courage, qui aime la vie, les êtres humains et elle fait courir le lecteur avec lui. Elle évoque aussi les quelques femmes de sa vie que l’on connaît car il est toujours resté très discret sur sa vie privée.
Je ne connaissais pas du tout Pechkoff,et pourtant j’aurais dû entendre parler de lui dans les années 60. Et vous lecteurs ? Si vous êtes comme moi, il n’est pas trop tard pour le découvrir ou redécouvrir et le remettre à la place qu’il mérite grâce à Guillemette de Sairigné.
Quel personnage hors du commun !!
Librairie Doucet/Marie-José.

« Pechkoff le manchot magnifique » – 650 pages – prix : 23.90 € (parution le 26/09/19)

Le cœur battant du monde – Sébastien Spitzer – Éditions Albin Michel

La librairie Doucet est ravie de recevoir pour la deuxième fois, Sébastien SPITZER  qui vient à la rencontre de ses lecteurs, pour :

« Le cœur battant du monde » MERCREDI 13 NOVEMBRE à 18 heures.

sebastien spitzer

L’Angleterre des années 1860 au cœur de la révolution industrielle, domine le monde, certains font fortune, mais beaucoup sont broyés par la misère dans les usines et les bas-fonds des grandes métropoles. Charlotte est de ceux-là, enceinte elle fuit la famine et son Irlande natale pour Londres. C’est en se rendant à un entretien d’embauche à l’agence Cook qu’elle est agressée, recueillie par le docteur Malte, un médecin de l’Est-End qui n’a pas pignon sur rue, et qui ne peut sauver son enfant.

Rétablie et toujours hébergée par Malte un autre enfant lui est confié, Freddy dont on ne doit pas connaître les origines, un enfant auquel elle s’attache, pour lequel elle va tout faire y compris se prostituer pour qu’il survive et qu’elle soit fière de lui…

Quels personnages se cachent derrière cet enfant ? On l’apprend très vite : des noms bien réels, qui n’ont pas été inventés par l’auteur et qui seront par la suite fort connus, des statues indéboulonnables mais finalement aujourd’hui déboulonnées, dont on ignorait les zones d’ombre. Engels fils d’industriel allemand dont il reprend les affaires en Angleterre, celui-ci vit très bien, spécule même s’il tente de soulager le travail de ses ouvrières… Il est aussi l’ami et le soutien financier du « Maure » surnom donné à un certain Karl Marx qui lui aussi se retrouve en Angleterre avec son épouse, une baronne de l’aristocratie allemande et leurs filles. Mais, « le Maure » a eu une liaison coupable avec la bonne et l’enfant doit disparaître…

Un roman qu’il eût été impossible à publier il y a encore quelques décennies sans faire scandale ou au moins polémique, mais un roman, haletant, passionnant, bien construit où les vies se déroulent en parallèle, mais parfois s’entrecroisent de façon tragique, digne de l’auteur de «ces rêves qu’on piétine ».

Hubert/Librairie Doucet

« Le cœur battant du monde » – 445 pages – prix : 21.90 €

Sébastien Spitzer est né en 1970 à Paris. Après Khâgne, Sciences-Po, il découvre Miller Hemingway et Fanteet. Devient journaliste free-lance pour TF1. M6 ou Rolling Stone. Il a réalisé plusieurs enquêtes sur le Moyen-Orient, l’Afrique et les Etats-Unis. auteur de « Ennemis intimes « , les Bush, le Brut et Téhéran (2006) – aux éditions Privé. À quarante ans il s’est persuadé que le moment était venu de réaliser son rêve. Écrire un roman. Pendant trois ans, il s’est enfermé dans la salle de lecture du Mémorial de la Shoah pour se documenter sur l’histoire étonnante de Magda Goebbels et écrire son premier roman. Ces rêves qu’on piétine » (éditions de l’observatoire) où il met en lumière les ombres de Magda Goebbels et de ceux qui tentent de survivre à l’enfer. « Ces rêves qu’on piétine » a été traduit dans plusieurs pays et remporté une quinzaine de prix littéraires. (paru en 2017 – Prix 20 € – 310 pages)

 

 

Nous, l’Europe banquet des peuples – Laurent Gaudé – Éditions Actes Sud

Nous l'Europe Laurent Gaudé 5L’EUROPE était au menu du Festival d’Avignon, grâce au texte du livre de Laurent Gaudé  :

« NOUS, L’EUROPE – BANQUET DES PEUPLES

Le grand texte poétique de Laurent Gaudé a été mis en scène par  Roland Auzet (metteur en scène et scénographe) et présenté dans le cadre du Festival d’Avignon du 6 au 14 juillet 2019, porté par des comédiens de plusieurs nationalités pour interroger les européens que nous souhaitons être – (Une tournée qui se poursuit en France, en Suisse et en Pologne.)

Quatrième de couverture : « L’Europe, l’ancienne, celle d’un vieux monde bouleversé par la révolution industrielle, et l’Union européenne, belle utopie née sur les cendres de deux grandes guerres, sont l’alpha et l’oméga de ce texte en vers libres relatant un siècle et demi de constructions, d’affrontements, d’enthousiasmes, de défaites et d’espoirs. 

A l’heure où certains doutent, où d’autres n’y croient plus, ce récit européen humaniste rappelle qu’une mémoire commune, même douloureuse est un ferment d’avenir. C’est donc d’une plume ardente que Laurent Gaudé compose une épopée invitant à la réalisation d’une Europe des différences, de la solidarité et de la liberté. »

Au début de ce livre, de nombreuses questions que nous nous posons tous : « Qui sommes-nous ? Héritiers de quel passé ? Fautifs de quels crimes et porteurs de quelles utopies ? Que voulons-nous ? En regard à ce questionnement, c’est un poème puissant  que Laurent Gaudé nous offre Un regard  d’ailleurs plutôt qu’une réponse. »

Avec ce chant poétique, l’auteur nous présente une excellente analyse de  ce que fut la traversée de ce XXè siècle.  Une construction littéraire sous forme de poème qui invite également à la TOLÉRANCE afin de ne pas reproduire les erreurs du passé !

Un  livre très accessible, à offrir, à se faire offrir, à mettre entre les mains de tout le monde, jeunes ados et adultes.

183 pages qui font réfléchir ! A LIRE et RELIRE !

UN OUVRAGE IN-DIS-PEN-SA-BLE !

Si vous n’avez pu assister aux représentations du Festival d’Avignon, il est toujours possible de vous procurer ce livre chez votre libraire préféré !

« Nous, l’Europe banquet des peuples » -183 pages – prix : 17.80 € (parution mai 2019)

Librairie Doucet/M. Christine.

Laurent Gaudé né en 1972, romancier, nouvelliste et dramaturge, a fait des études de Lettres Modernes et d’Études Théâtrales à Paris. Il a reçu en 2004 le prix Goncourt pour « Le soleil des Scorta ». « Ouragan » – (2010) – « Pour seul cortège » (2012) – « Danser les ombres » (2015) – « Écoutez nos défaites » (2016) –« Salina, les trois exils » (2018) – font partie de la liste de ses derniers nombreux ouvrages. Il publie son oeuvre, traduite dans le monde entier chez Actes Sud.

Les héros de la Vendée- Jean-Joël Brégeon – Éditions du cerf

LES héros de la vendéeLa librairie Doucet a le plaisir de recevoir  Jean-Joël Brégeon qui vient à la rencontre de ses lecteurs 

Samedi 27 avril à 16 heures – Il parlera de son livre

« Les héros de la Vendée »

Loués ou honnis, tels demeurent dans la mémoire française les chefs de guerre qui, de 1793 à 1796, menèrent les révoltes royalistes de l’Ouest contre les armées républicaines. Leur jeunesse et leur audace a fait leur légende, dorée ou noire. Mais c’est en cela que ces champions de la monarchie sont également des héros modernes. Cathelineau le « saint de l’Anjou », Lescure le « saint du Poitou », Bonchamps le magnanime, Talmont le vengeur, d’Elbée le provocateur, Marigny l’indiscipliné, Stofflet l’infaillible, La Rochejaquelein le cadet et Charette le « roi de la Vendée » : voici l’épopée d’une génération qui, toute à sa fureur de vivre, a choisi pour destin de revivre l’Iliade. C’est avec un souffle homérique que Jean-Joël Brégeon nous en restitue ici l’histoire.

   Un ouvrage à lire pour mieux comprendre les Guerres de Vendée, épopée sanglante et fratricides entre français, ce qui en fit très tôt et encore aujourd’hui un sujet douloureux, voire tabou, où se côtoient le meilleur et le pire de ce dont l’être humain peut être capable. 

   Un livre qui se lit comme un roman, à garder à portée de main pour visiter la « Vendée Militaire » mais aussi pour suivre la poussée des Vendéens jusqu’à Granville, puis leur repli lors de la « Virée de Galerne », laquelle passe par Le Mans, théâtre d’une terrible bataille qui fit dix mille victimes et inspira au peintre Jean Sorieul un magnifique tableau que l’on peut admirer au musée de la Reine Bérengère, situé dans le vieux Mans…

Hubert/Librairie Doucet/M.C


Jean-Joël Brégeon est l’auteur de plusieurs ouvrages consacrés à la Révolution et au Premier Empire : « Kléber, le dieu Mars en personne » – « LEgypte de Bonaparte » –« La Duchesse de Berry » – « Ecrire la Révolution française » – « 30 Journées de la Révolution française »« Napoléon et la guerre d’Espagne » ; « 1812 ». « La paix et la guerre » et en 2017, il a publié (avec Gérard Guicheteau) une « Nouvelle histoire des guerres de Vendée.. »

« Les héros de la Vendée » – 280 pages – prix : 20 €