Les enfants sont rois – Delphine de Vigan – Éditions Gallimard –

PLONGÉE GLAÇANTE DANS UN AUTRE MONDE

« LES ENFANTS SONT ROIS » sorti chez Gallimard

.

Marie-Adélaïde, vous avez jeté votre dévolu sur le tout dernier livre de

Delphine de VIGAN

Racontez-nous, Marie-Adélaïde !

– Alors, jeté mon dévolu, c’est tout à fait ça ! Je l’ai dévoré, je l’ai lu, tout d’une traite. Delphine de VIGAN, on la connaît. Elle n’a pas son pareil pour analyser, décortiquer nos familles un peu toxiques, ces histoires compliquées.

Elle signe ici un roman qui nous amène des années 2010 aux années 2031, très précisément. Entre roman psychologique et thriller. Nous allons croiser, au démarrage de cette histoire, deux jeunes femmes : Mélanie, elle vit à la Roche-sur-Yon. Elle est passionnée par la téléréalité. Nous sommes en plein dans les années Loft Story et elle est épatée d’admiration devant Loana. Elle n’a qu’une envie, c’est de tenter sa chance. Quant à Clara, elle vit à Paris, elle est la fille de deux professeurs qui sont résolument contre cette médiatisation, donc elle regarde Loft Story plutôt en douce et en cachette. Elles sont très différentes dans la façon de se comporter, de s’habiller. Vraiment, tous les oppose. On va les retrouver dix ans plus tard dans des conditions dramatiques. Mélanie a essayé de tenter sa chance, elle n’a pas réussi. Elle est arrivée à Paris. Elle a épousé un homme qu’elle a rencontré sur les réseaux sociaux. Elle a deux enfants, un garçon et une petite fille, ils ont 3 et 5 ans, comme ça on les connaît !. Et elle va utiliser ces réseaux sociaux avec le concours de son mari. Elle va créer une chaîne You Tube et elle va mettre en avant, tous les jours, à chaque instant, dans leur moment de consommation, leurs jeux, ses deux enfants. Cette chaîne qui s’appelle Happy Récré est un véritable succès. Toute la famille, va devenir, ce qu’on appelle aujourd’hui, des influenceurs. Sauf que nos deux jeunes femmes vont se croiser parce que Clara, est devenue policière, toute petite femme qui compense sa petite taille par une énergie et une autorité naturelles et Clara est appelée parce que la fille de Mélanie a été enlevée alors qu’elle jouait devant sa maison.

Qu’est-ce qui s’est passé ? Une mauvaise rencontre ? Une mise en scène ? Une exploitation excessive des enfants ?.

Ce roman fait réfléchir sur la dérive actuelle, sur cette recherche de célébrité, sur ces réseaux sociaux à outrance, sur l’excès de consommation puisque derrière tout ça, en dehors de cette fausse célébrité, de ce miroir aux alouettes, il y a beaucoup d’argent ! Beaucoup d’argent qui rentre en ligne de compte parce que vous vous faites acheter, parce que vous perdez votre âme, parce que vous vendez au plus offrant. C’est très fort ! C’est un peu angoissant ! Et on se demande qui va payer l’addition ? Est-ce qu’on a le droit de manipuler ses enfants ? De les exposer ? De les mettre en avant ? Je pense que rien n’est anodin.

Ce livre fait réfléchir, ce livre est très bien fait. Il se dévore, c’est littéralement le mot et vraiment on suit l’histoire de ces deux femmes, qu’à priori, tout oppose mais qui vont toutes les deux réfléchir à la manipulation de notre image et à la divulgation de celle-ci.

Marie-Adélaïde/MC

Écoutez Marie-Adélaïde sur France Bleu Maine en compagnie de Delphine Séveno, en cliquant ici ! (émission du 16 mars)

LES ENFANTS SONT ROIS – 352 pages – prix : 20 €

Delphine de Vigan est romancière, scénariste et réalisatrice. Elle a publié une dizaine de romans, dont  « Jours sans faim » (2001) – « Les Jolis Garçons » (2005) – « Un soir de décembre » (2005) – « No et moi » (2007)- « Sous le manteau » (2008 )- « Les Heures souterraines » (2009)- « Rien ne s’oppose à la nuit » (2011) – « D’après une histoire vraie » (2015) prix Renaudot et prix Goncourt des lycéens.- « Les Loyautés » (2015) – « Les Gratitudes » (2019)

Toute la violence des hommes – Paul Colize – HC éditions Hervé Chopin – prix du Polar Michel Lebrun 2020 –

Bravo à Paul Colize, lauréat 2020 du prix du polar Michel Lebrun !

Une belle récompense. Beaucoup d’auteurs très connus, l’ont lu avant nous

. Paul Colize a eu plusieurs idées pour écrire ce roman noir, ce roman psychologique. Tout d’abord la guerre de Serbie avec ses drames, avec ses violences, avec les exactions et surtout les traumatismes qui en ont découlé. Ensuite, les graffs, le Street Art, ces hommes et ces femmes qui montent sur les murs et qui vont crier leurs haines, leurs souffrances ou la beauté de ce qu’ils veulent décrire et enfin, troisième idée qui était cette fois spécifique à la Belgique, la responsabilité des actes. Un psychologue doit déterminer si vous êtes jugés non responsables, passibles d’un enfermement à vie en milieu psychiatrique ou si vous êtes redevables devant la justice.

A ce moment là, à vous chers lecteurs, de tirer les fils de cette énigme, pour prendre une décision : coupable ou non coupable ?.

« Entre Bruxelles et Vukovar, Paul Colize recompose l’histoire. Au-delà de l’enquête, c’est dans les replis les plus noirs de la mémoire, à travers les dédales de la psychologie et la subtilité des relations humaines qu’il construit son intrigue. »

Paul Colize est né à Bruxelles d’un père Belge et d’une mère polonaise. Ses polars à l’écriture aiguisée et au rythme singulier, sont ancrés dans le réel et flirtent avec la littérature générale. Son œuvre (« Back up », « Un long moment de silence », « Concerto pour quatre mains ») a été récompensée par de nombreuses distinctions littéraires dont le prix Saint-Maur en poche, le prix Landerneau, le prix Polar pourpres, le prix Arsène Lupin et le prix Sang d’encre des lecteurs. »

Conseillé et recommandé par Marie-Adélaïde que vous pouvez écouter sur la page facebook de la librairie Doucet en cliquant ici ! (Jour 12)

Toute la violence des hommes – 317 pages – prix : 19 € (publié le 5/03/20)

Une famille presque normale -M. T. Edvardsson -Éditions Sonatine

une famille presque normaleQuand la famille s’écroule !

« Nous étions une famille tout à fait normale, puis tout a basculé. Il faut longtemps pour construire une vie, mais un instant pour la détruire. »

Connaissons-nous vraiment les membres de notre famille ? Il va falloir gratter les couches de vernis pour le découvrir, à travers ce polar psychologique de M. T. Edvardsson. Et c’est le Coup de cœur de Marie-Adélaïde Dumont de la librairie Doucet au Mans. Écoutez-là, sur France Bleu Maine, en compagnie de Clarisse et Fabien, en cliquant ici !

C’est vrai, c’est un beau livre, avec sept personnages. Alors, on mélange un petit peu tout, puis il y  a des mensonges et il y a des non-dits ! On va découvrir l’amitié, les liens familiaux… Jusqu’où on peut aller pour protéger finalement, les siens…. Ceux qu’on aime. Alors, ça va faire partie de nos grands coups de cœur de cette période de fête. Je trouve que c’est un polar très original, très bien construit et qui peut nous toucher tous, parce que c’est vraiment notre univers.

Alors, je vous présente la famille Sendell. Nous sommes en Suède. C’est une famille absolument parfaite, plutôt aisée. Lui, est un Pasteur respecté (Adam) dans l’église évangélique suédoise. La mère (Ulrika) est une brillante avocate. Malheureusement, ils n’ont eu qu’une fille, Stella. Elle a maintenant 19 ans. De loin, on se dit quel couple parfait, bien sous tout rapport. Ils sont très investis. En grattant un peu les couches, ça n’a pas été une longue période facile. Stella était une enfant compliquée, agressive, mais ça, on va le savoir au fur et à mesure parce que l’histoire démarre très vite. Un beau soir les parents fêtent les 19 ans de Stella, ils sont au restaurant. Elle va partir, soi-disant pour rejoindre des copains et dès le lendemain, c’est le drame. La police vient arrêter Stella et l’emprisonne pour assassinat. Elle aurait tué. Elle a tué son petit ami, un homme de dix ans plus âgé qu’elle, entrepreneur, lardé de coups de couteaux. On se dit que le drame est là. On touche du doigt le drame. Et ce qui est très bien construit, c’est que nos trois personnages, le père, Stella, la mère vont donner leur version des faits. Un roman à trois voix. Mais chacun sa partie. Les voix ne vont pas du tout s’interférer et ce qui est très bien fait, c’est que non seulement, ils donnent leur version des faits, mais ils nous démontrent jusqu’où ils vont aller pour protéger leur fille. La mère, le père vont aller très loin. Lui, en tant que Pasteur -il va apprendre l’art difficile du mensonge-  elle, en tant que juriste, avocate pénaliste. Elle va savoir comment présenter les preuves, elle va savoir quoi effacer. Et c’est ça qui est fort dans ce livre, c’est justement tout ce qu’on ne dit pas, les non-dits, les mensonges mais aussi, la limite. On se remet en question sur la limite à ne pas dépasser, par amour ! – Quelle limite, on a finalement avec les gens qu’on aime ? Et ça peut aller très très loin pour défendre les gens qu’on aime. Et, ce qui est très intéressant, parce que ce n’est pas tout blanc ou tout noir, c’est qu’au fur et à mesure que le texte avance, que les choses se mettent en place, que Stella nous donne également sa version, on va se rendre compte qu’elle aussi ment… Elle aussi protège quelqu’un. On va se rendre compte du poids de la culpabilité. Il y a, en plus du drame de cette enfant, de cette jeune fille emprisonnée, le poids de la culpabilité, les fractures qui peuvent exister dans la famille, dans le couple sont des poids très lourds qui viennent endommager cette famille, presque normale. On est tiraillés un petit peu parce qu’il y a ce drame  qui est là, mais on s’attache aux personnages, parce qu’on pourrait être à leur place. Et, justement on est maintenus en suspense jusqu’à la fin, jusqu’à la dernière page. C’est incroyable !. C’est bien mené. Il y a un personnage dont je ne vous ai pas parlé, qui va traverser ces trois parties, c’est l’amie de Stella. Elles se sont rencontrées en maternelle, elles sont très proches l’une de l’autre. Elle va avoir un rôle très important et l’amitié entre les deux filles est indéfectible et ça, c’est très important dans ce texte !.

« Une famille presque normale : un polar à découvrir.

Marie-Adélaïde/MCh.

« Une famille presque normale » – 528 pages – prix : 22 € (parution 24/10/19)

Les guerres intérieures – Valérie Tong Cuong – Éditions JC Lattès

Les guerres intérieuresUne histoire de culpabilité intérieure qui ronge !

Valérie Tong Cuong, après avoir écrit « Par Amour«  et d’autres petits bijoux, nous livre cette fois-ci, un roman sur « nos guerres intérieures« , ces petits ou gros mensonges que l’on peut faire pour se protéger, nous-mêmes ou d’autres,  qui nous pèsent et nous posent parfois des cas de conscience…

« Les guerres intérieures » : ce livre, c’est l’histoire d’un homme prénommé Pax Monnier (acteur de seconde zone) qui n’a jamais réussi à percer, lorsqu’il reçoit un coup de fil qu’il n’attendait plus, venant d’un grand réalisateur, de passage à Paris, qui souhaite le rencontrer sans délai. Il s’empresse de passer chez lui pour se changer, avant de filer à l’entretien. Des bruits sourds venant des étages supérieurs se font entendre, mais pour lui, il est persuadé que ce n’est rien de grave (déplacement ou installation de meubles…). Il hésite à aller voir ce qui se passe. Il privilégie son entretien au détriment de son intuition qui lui soufflait qu’une personne était en danger.

Après son entretien qui se passe plutôt bien, il apprend quelques jours plus tard qu’un jeune homme a été sauvagement agressé. A partir de ce moment-là, la culpabilité l’envahit,  il se sent coupable, c’est un cas de non-assistance à personne en danger. Le temps passe… Puis Pax rencontre Emi. Des liens intimes se tissent, il tombe rapidement amoureux de cette femme. Elle est responsable des risques psycho-sociaux dans une grande entreprise de déménagements. Elle est bien sûr, très accaparée par l’agression de son fils, mais aussi par un employé qui s’est tué au volant de son camion (la version de l’entreprise) alors qu’elle penche plutôt pour un suicide. Pax va découvrir qu’il s’agit de la mère d’Alexis, du jeune voisin passé à tabac. Le poids de la culpabilité l’assaille, il n’est pas intervenu au moment des faits, il se sent pris au piège. Il est incapable de parler… Plus le temps passe, plus le piège se resserre. Ayant perdu son œil droit, les projets de carrière d’Alexis sont anéantis, de même qu’il voit tous ses rêves, de devenir pilote, s’effondrer.

L’arrivée de Pax aurait pu être un souffle pour Emi, un espoir pour elle, une aide pour Pax,  mais ils sont chacun aux prises avec leur combat. D’un côté,  il y a quelqu’un qui ment à des gens qu’il aime ; il leur ment pour les protéger, puis Emi et son fils qui s’enfoncent dans cette relation, ignorant tout de la responsabilité de Pax Monnier.

Pour Pax, comment faire pour vivre ce silence coupable, ce mensonge enlisant ? Jusqu’où dire ou pas, se sentir responsable ou pas ?

Un roman qui fait réfléchir sur la pression du temps, sur la culpabilité, la lâcheté, l’individualité, l’égoïsme, le déni, le remords, sur les sentiments humains les plus sombres comme les meilleurs.

Une écriture à la troisième personne, les mots qui sont choisis sonnent justes.

Librairie Doucet/M.Christine

Valérie Ton Cuong est notamment l’auteur chez Lattès de « L’Atelier des miracles » (2013) – J’ai Lu (2016) « Pardonnable, impardonnable » et « Par Amour » (JC Lattès 2017 – Livre de Poche (2018) couronné par de nombreux prix : prix des lecteurs du Livre de Poche, prix de l’Académie des sciences, des arts et des belles-lettres de Caen. Son œuvre est traduite dans dix-huit langues.

« Les guerres intérieures » – 238 pages – Prix : 19 €

Un mariage anglais – Claire Fuller – Collection la cosmopolite Editions Stock

un mariage anglais
Un mariage anglais
Quatrième de couverture : « Un roman de secrets brûlants et de livres oubliés, un roman d’amour contre la mort ». 
Voici un roman très intelligemment construit. Il ne faut pas se fier à la couverture, assez banale, ni au titre. Bien sûr cela se passe en Angleterre et donc le mariage est anglais mais là n’est pas l’important.
Le titre original « SWIMMING LESSONS » est meilleur. Ne pas le traduire par « Cours de natation » mais peut-être par « Leçons de nage », la nage étant ici aussi psychologique que réelle.
Le meilleur titre serait « Le pavillon de nage » dont il est tant question !.
Gil, ancien professeur et surtout écrivain célèbre habite « Le Pavillon de nage », dans une station balnéaire du sud de l’Angleterre. Il est âgé maintenant et sa femme, Ingrid, qui fut l’une de ses étudiantes a disparu depuis 11 ans. Un matin elle est partie nager et n’est jamais revenue. Ses deux filles : Nan, 15 ans et Flora, 11 ans ont dû se débrouiller seules avec leur père.
Flora et son père sont très proches l’un de l’autre, même si Flora maintenant adulte, vit à Londres. Sa vie est quelque peu déséquilibrée dans la mesure où elle croit toujours au retour possible de sa mère.
Un jour, Gil, un livre à la main (et c’est important), croit voir sa femme Ingrid et en cherchant à la rejoindre il a un accident. Nan prévient sa sœur qui revient dans « Le Pavillon de nage » où des milliers de livres sont entassés.
Gil va mourir et pendant ces jours cruels d’attente pour ses filles, nous allons lire au fil du livre les 22 lettres qu’ Ingrid a écrites à son mari absent du 4 Juin au 22 Juillet 1992, jour de sa disparition.
Elle n’a jamais envoyé les lettres mais les a glissées dans les volumes si nombreux de son mari et dont elle donne les auteurs et les titres. Beaucoup d’inconnus pour nous lecteurs français mais ce n’est pas du tout gênant pour la compréhension.
Dans ces lettres, jamais envoyées, jamais reçues, elle raconte sa vie près et loin de son mari, cet « HOMME DE PLAISIR » qui a même donné ce titre à un roman sulfureux.
Les secrets se dévoilent, les non-dits également. Nan, l’aînée, savait un peu. Flora découvre avec douleur ce à quoi elle ne s’attendait pas.
C’est une très belle étude des sentiments et de leur complexité pour l’autopsie d’un mariage et une sorte de thriller psychologique puisque nous découvrons le déroulement des faits, pas à pas, en même temps que les personnages.
L’écriture est élégante, le style clair et c’est un roman que l’on ne quitte pas.
A lire.
Claire FULLER, est née dans l’Oxfordshire en Angleterre. Son premier roman « Les jours infinis » (2015) fut un grand succès tant sur le plan des prix littéraires que des traductions.
M-J/MC – Librairie Doucet
« Un mariage anglais » – 448 pages – Prix : 22 €

 

 

 

Derrière le mur coule une rivière – Saverio Tomasella – Editions Leduc S.

SEMAINE BIEN-ÊTRE A LA LIBRAIRIE DOUCET 

Venez vous détendre JEUDI 28 JUIN à 18 heures pendant une heure !

Venez écouter et rencontrer pour son roman initiatique au lâcher-prise

Saverio TOMASELLA 

« Derrière le mur coule une rivière » 

 Vous repartirez Zen ! – Vous apprendrez à lâcher-prise pour profiter au maximum des vacances qui arrivent ! 

Ecoutez la présentation de ce livre par Nathalie de la librairie Doucet sur France Bleu Maine, en compagnie de Charlotte Bouniot, en cliquant ici.


derrière les murs

« Au bureau comme sur son tapis de course, à table ou au mariage de sa meilleur amie Flora, Estelle contrôle tout : rien ne doit lui échapper. Elle compte ses kilomètres et ses calories, ne tolère aucune erreur, ni dans les comptes de ses clients, ni dans le comportement de son petit ami, qu’elle congédie au moindre faux pas. Seule avec ses remords, elle s’épuise à ruminer ses échecs et son insatisfaction chronique. Jusqu’au jour où Béa, sa voisine, la soixantaine épanouie frappe à sa porte. Avec son rire et sa sensibilité, son franc-parler et sa délicatesse, ses délicieux petits plats et ses amis extravagants, cette bonne fée va bouleverser sa vie. Et petit à petit, par le chant, les rencontres, les voyages, Estelle va laisser sa vie reprendre des couleurs et abandonner cette charge mentale qu’elle s’impose. En s’autorisant à lâcher prise, elle va retrouver la confiance en elle et en les autres, et accepter d’aimer et de s’aimer. Inclus : un cahier pratique avec toutes les pistes pour apprendre à lâcher prise au quotidien. « 

à fleur de peau

À fleur de peau est son premier roman dans lequel il traite de son thème de prédilection : l’hypersensibilité.

Saverio TOMASELLA est docteur en sciences humaines (thèse codirigée par Serge Tisseron), psychanalyste, chercheur en psychopathologie clinique (université Paris 7) et auteur de nombreux livres chez Eyrolles/Le Livre de Poche dont : Le sentiment d’abandon (+ de 25 000 ex.), Hypersensibles (+ de 30 000 ex.). Il vit à Nice.

 

Le roman initiatique du lâcher-prise –  « Derrière le mur coule une rivière » 224 pages – Prix : 19 €

Nathalie/M. Christine

A fleur de peau – Le roman initiatique des hypersensibles – Saverio Tomasella – Leduc.s éditions –

à fleur de peauA fleur de peau, le roman initiatique des hypersensibles.

« Un livre qui donnera envie à ceux qui ne sont pas hypersensibles de le devenir ! »

CB : « Les hypersensibles représenteraient 15 à 20 % de la population mondiale, une hypersensibilité souvent vécue comme une faiblesse mais qui peut se transformer en force… Les hypersensibles ont maintenant leur roman et il est signé de Saverio Tomasella. » et c’est Nathalie de la Librairie Doucet qui vient nous en parler.

NP : C’est une grande première pour ce monsieur, docteur en sciences humaines et psychanalyste. Il a écrit beaucoup d’ouvrages pratiques sur la psychologie, sur les blessures d’enfants, sur l’hypersensibilité, sur la perversion et de nombreux essais psychologiques. Il se lance cette fois-ci,  dans un roman pour parler d’hypersensibilité,  un sujet qu’il connaît bien puisqu’il est membre fondateur  d’un centre d’études sur l’hypersensibilité.

Ici, nous suivons l’histoire de Flora, une jeune quadragénaire qui vit en région parisienne, illustratrice et maquettiste. Elle est mariée à un homme qui est plutôt carriériste, qui a les pieds vraiment  ancrés dans la réalité. Elle a un garçon de 11 ans qui rentre au collège.  Depuis longtemps, Flora se sent un peu en décalage dans sa vie, elle se sent sensible,  un peu trop sensible. Elle a des parents qui n’ont probablement pas écouté ses émotions d’enfants. Elle a le sentiment d’être en décalage avec les autres, avec la vie, de ressentir les choses plus fortement, de ressentir les choses positives ou négatives, plus fortement que les autres. Puis un jour, elle fait la connaissance de Marc, un coach qui va l’amener petit à petit, au fil de leurs rencontres, à exprimer son hypersensibilité et surtout à en faire une force et quelque chose de positif dans sa vie.

– On se dit que ce n’est pas un trouble mais un trait de caractère  – J’ai lu beaucoup de choses sur l’hypersensibilité. Il est vrai que les gens vivent cela plutôt comme une tare et puis, on leur renvoie aussi l’image d’un défaut.

Quand vous lisez le livre de Saverio Tomasella, vous vous dites : – c’est super ! « je veux être hypersensible »- Les gens ressentent les choses plus intensément, ils  les perçoivent de façon plus aiguë. Ils ont une analyse plus fine dans la prise de décision, dans leur choix de vie, quand ils savent en faire une force. L’essentiel c’est de savoir la maîtriser.

Dans son livre, l’auteur dit que les hypersensibles sont comme des impressionnistes, ils effleurent les choses par petites touches et les ressentent profondément.

C’est vraiment un joli roman très positif, puis cette hypersensibilité il faut s’en servir dans la vie !  C’est une vraie qualité !

Et je finirai juste par une petite citation : Voltaire dit : « si l’on n’est pas sensible, on n’est jamais sublime » –

L’hypersensibilité, une intelligence émotionnelle !

Une rencontre est prévue avec Savero Tomasella interviewé par Nathalie

Jeudi 23 Novembre à 18 h à la librairie Doucet

« A fleur de peau » 192 pages – prix 15 €uros – Réécoutez Nathalie en compagnie de Charlotte Bouniot, en cliquant ici

Nathalie/M-Christine