Une famille presque normale -M. T. Edvardsson -Éditions Sonatine

une famille presque normaleQuand la famille s’écroule !

« Nous étions une famille tout à fait normale, puis tout a basculé. Il faut longtemps pour construire une vie, mais un instant pour la détruire. »

Connaissons-nous vraiment les membres de notre famille ? Il va falloir gratter les couches de vernis pour le découvrir, à travers ce polar psychologique de M. T. Edvardsson. Et c’est le Coup de cœur de Marie-Adélaïde Dumont de la librairie Doucet au Mans. Écoutez-là, sur France Bleu Maine, en compagnie de Clarisse et Fabien, en cliquant ici !

C’est vrai, c’est un beau livre, avec sept personnages. Alors, on mélange un petit peu tout, puis il y  a des mensonges et il y a des non-dits ! On va découvrir l’amitié, les liens familiaux… Jusqu’où on peut aller pour protéger finalement, les siens…. Ceux qu’on aime. Alors, ça va faire partie de nos grands coups de cœur de cette période de fête. Je trouve que c’est un polar très original, très bien construit et qui peut nous toucher tous, parce que c’est vraiment notre univers.

Alors, je vous présente la famille Sendell. Nous sommes en Suède. C’est une famille absolument parfaite, plutôt aisée. Lui, est un Pasteur respecté (Adam) dans l’église évangélique suédoise. La mère (Ulrika) est une brillante avocate. Malheureusement, ils n’ont eu qu’une fille, Stella. Elle a maintenant 19 ans. De loin, on se dit quel couple parfait, bien sous tout rapport. Ils sont très investis. En grattant un peu les couches, ça n’a pas été une longue période facile. Stella était une enfant compliquée, agressive, mais ça, on va le savoir au fur et à mesure parce que l’histoire démarre très vite. Un beau soir les parents fêtent les 19 ans de Stella, ils sont au restaurant. Elle va partir, soi-disant pour rejoindre des copains et dès le lendemain, c’est le drame. La police vient arrêter Stella et l’emprisonne pour assassinat. Elle aurait tué. Elle a tué son petit ami, un homme de dix ans plus âgé qu’elle, entrepreneur, lardé de coups de couteaux. On se dit que le drame est là. On touche du doigt le drame. Et ce qui est très bien construit, c’est que nos trois personnages, le père, Stella, la mère vont donner leur version des faits. Un roman à trois voix. Mais chacun sa partie. Les voix ne vont pas du tout s’interférer et ce qui est très bien fait, c’est que non seulement, ils donnent leur version des faits, mais ils nous démontrent jusqu’où ils vont aller pour protéger leur fille. La mère, le père vont aller très loin. Lui, en tant que Pasteur -il va apprendre l’art difficile du mensonge-  elle, en tant que juriste, avocate pénaliste. Elle va savoir comment présenter les preuves, elle va savoir quoi effacer. Et c’est ça qui est fort dans ce livre, c’est justement tout ce qu’on ne dit pas, les non-dits, les mensonges mais aussi, la limite. On se remet en question sur la limite à ne pas dépasser, par amour ! – Quelle limite, on a finalement avec les gens qu’on aime ? Et ça peut aller très très loin pour défendre les gens qu’on aime. Et, ce qui est très intéressant, parce que ce n’est pas tout blanc ou tout noir, c’est qu’au fur et à mesure que le texte avance, que les choses se mettent en place, que Stella nous donne également sa version, on va se rendre compte qu’elle aussi ment… Elle aussi protège quelqu’un. On va se rendre compte du poids de la culpabilité. Il y a, en plus du drame de cette enfant, de cette jeune fille emprisonnée, le poids de la culpabilité, les fractures qui peuvent exister dans la famille, dans le couple sont des poids très lourds qui viennent endommager cette famille, presque normale. On est tiraillés un petit peu parce qu’il y a ce drame  qui est là, mais on s’attache aux personnages, parce qu’on pourrait être à leur place. Et, justement on est maintenus en suspense jusqu’à la fin, jusqu’à la dernière page. C’est incroyable !. C’est bien mené. Il y a un personnage dont je ne vous ai pas parlé, qui va traverser ces trois parties, c’est l’amie de Stella. Elles se sont rencontrées en maternelle, elles sont très proches l’une de l’autre. Elle va avoir un rôle très important et l’amitié entre les deux filles est indéfectible et ça, c’est très important dans ce texte !.

« Une famille presque normale : un polar à découvrir.

Marie-Adélaïde/MCh.

« Une famille presque normale » – 528 pages – prix : 22 € (parution 24/10/19)

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