Dernier tour lancé – La victoire est une drogue – Antonin VARENNE – Éditions La Manufacture de livres –

Petit clin d’œil à ANTONIN VARENNE et à son nouveau livre :

« DERNIER TOUR LANCÉ »

Un texte poignant qui séduira passionnés de deux roues mais aussi amateurs de lectures humaines. « DERNIER TOUR LANCÉ » – « LA VICTOIRE EST UNE DROGUE » Un livre d’Antonin VARENNE, sorti jeudi 4 mars, auteur d’une dizaine de livres. Celui-ci se passe en partie sur Le Mans, et qui de mieux placée qu’une lectrice tombée dans l’œuvre pour nous en parler ? Nathalie de la librairie Doucet nous en touche quelques mots avec une petite façon particulière, sur France Bleu Maine : https://www.francebleu.fr/…/la-vie-ici-culture-loisirs/maine (émission du 4 mars)

Pour une fois, dans un ouvrage on parle du MANS, mais on ne parle pas de rillettes ni des 24 h du MANS AUTO, mais du Grand Prix de FRANCE MOTO qui a lieu aussi au MANS, sur le circuit Bugatti !

C’est l’histoire de Julien, un jeune concurrent très prometteur qui a déjà gagné la course mais lors du tout dernier tour de piste au Mans, il va accrocher deux autres concurrents dont un va mourir, le second va se retrouver en fauteuil roulant. Donc, Julien qui jusque-là, était parti pour une ascension fulgurante, va se retrouver un paria, il va être lâché par son écurie. Tout le monde le traite « d’assassin ». Il est vraiment lâché par tout le monde !… Ce livre, c’est : Comment se reconstruit-t-on ? Comment on reconstruit son corps et son mental quand on a consacré toute sa vie à une passion ? Ce qui est intéressant dans ce livre, c’est qu’on va s’intéresser à des passionnés de motos, parce qu’on y parle motos, écuries, sponsors, concurrents, grands prix, mais aussi ça parle beaucoup d’humains, parce que Julien vit seul avec son père. Sa maman est partie très tôt et son père est un supporter. Comment, quand on a la « gagne » chevillée au corps, se reconstruit-on ? Puis ce sont des rapports qui persistent, qui vont se modifier après cet accident. Il y a beaucoup d’humour dans cette reconstruction. Dans cet ouvrage, il y a une petite surprise de l’éditeur que ne je vais pas vous dévoiler. En-tête de certains chapitres, il y a quelque chose que vous découvrirez, en lisant le livre. En ce qui me concerne, à un moment, je me suis posée la question avant de savoir ce que c’était ce petit « truc » qu’on voit par moments mais pas dans tous les chapitres et mon intuition était la bonne… Alors, je vous laisse le découvrir !..

Et pour répondre à la question de Quentin Ené qui voudrait savoircompte-tenu que le livre d’Antonin Varenne commence au Manssi l’auteur viendra à notre rencontre ? : Oui, on aimerait bien le programmer. Alors, on essaie auprès de l’éditeur de le faire venir ! On espère, compte-tenu de la situation sanitaire, vers avril ou mai. Vous serez informés sur les réseaux sociaux et France Bleu Maine sera bien sûr tenue au courant !.

« Dernier tour lancé » – 420 pages – prix : 21.90 € (parution 04/03/21)

Nathalie/MC

Antonin VARENNE est né en 1973. Il a écrit une dizaine de romans et parmi ceux-ci, on trouve : « Le fruit de vos entrailles » (2006) – « Le gâteaux mexicain » (2008) – « Trois mille chevaux vapeur » (2014) – « Équateur » (2017) – « La toile du monde » (2018)

L’année de grâce – Kim Liggett – Éditions Casterman (Jeunesse)

Elodie présente le coup de cœur de toute l’équipe Jeunesse de la librairie Doucet !

« L’ANNÉE DE GRÂCE »

Celles qui survivront ne seront plus jamais les mêmes.

un roman dystopique et féministe, très captivant !

Nous y suivons Tierney, dans un petit comté où les jeunes filles de seize ans sont envoyées en exil, pour survivre seules et où elles doivent dissiper leur magie de femmes naissantes.

C’est un livre à lire à partir de 16 ans. A retrouver au rayon Jeunesse ! Conseillé et recommandé par Elodie que vous pourrez écouter sur la page facebook de la librairie Doucet en cliquant ici ! (jour 15)

Celles qui survivront ne seront plus jamais les mêmes.

« Personne ne parle de l’année de grâce. C’est interdit. Nous aurions soi-disant le pouvoir d’attirer les hommes et de rendre les épouses folles de jalousie. Notre peau dégagerait l’essence pure de la jeune fille, de la femme en devenir. C’est pourquoi nous sommes bannies l’année de nos seize ans : notre magie doit se dissiper dans la nature afin que nous puissions réintégrer la communauté. Pourtant, je ne me sens pas magique. Ni puissante. Un an d’exil en forêt. Un an d’épreuves. On ne revient pas indemne de l’année de grâce. Si on en revient. »

LIBRAIRIE DOUCET LE MANS/MC

« L’année de grâce » – 447 pages – prix 19.90 €uros (parution 7/10/20)

Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Nathalie Peronny

L’ Ami – Sigrid Nunez – National Book Award 2018 – Éditions la cosmopolite – Stock –

L'amiL’amitié entre les hommes et les animaux.

« Je vais te dire pourquoi j’ai tenu à te parler.                                                           – A ces mots, pour une raison mystérieuse, mon cœur se met à battre dans ma poitrine. – C’est au sujet du chien. – Du chien ?  – Oui, je voulais savoir si tu serais d’accord pour le prendre ». (p.50)

Une femme universitaire perd son vieil ami et mentor (un homme à femmes), écrivain célèbre -jamais nommé-. Après l’enterrement,  la narratrice  du roman de Sigrid Nunez s’interroge sur les raisons de cet acte désespéré, puis décortique des notes adressées à son ami disparu, analyse le métier d’écrivain et de professeur de littérature et ce qui s’ensuit… La troisième épouse de celui-ci souhaite que la narratrice récupère le chien du défunt. Seulement, « Apollon » est un dogue danois vieillissant, de la taille d’un poney, pesant 40 kilos et un mètre au garrot !  Le problème, c’est qu’elle n’aime que les chats et que son appartement New-Yorkais est trop exigu et surtout que le bail stipule l’interdiction de tout canidé, sous peine d’expulsion.

Que va-t-elle faire ?  L’abandonner ? Ne pas honorer la mémoire de son ami ?  Le garder au risque de se faire expulser ? Cependant, elle espère trouver un peu de réconfort auprès de son compagnon disparu car elle se dit : « Avoir ton chien avec moi, c’est comme avoir un peu de réconfort auprès de son compagnon disparu » (p.57)

L’Ami est un texte fort. Il fait appel à la méditation et référence à la création littéraire, à la littérature à laquelle l’auteur rend hommage. Quelques auteurs fabuleux traversent fugitivement ce roman, tels que Rilke, Knausgaard, Edna O’Brien, Didion, Flaubert, Coetzee, Henmingway, Balzac etc… Un livre dans lequel Sigrid Nunez aborde de nombreux thèmes : – sur la perte de l’ami, – sur le deuil, – la vieillesse, – le métier de professeur, – sur le rapport entre l’homme et l’animal, –  sur les souvenirs. 

 Un hymne à l’autre ! Un roman un peu  sombre mais drôle. Un appel à la méditation.

Née en 1951 à New-York, Sigrid Nunez est l’auteure de sept romans et d’une biographie, Sempre Susan : Souvenirs sur Sontag (13è note éditions, 2012). Son dernier roman, L’Ami, lauréat du National Book Award en 2018, est en cours de traduction dans vingt pays.

Librairie Doucet/M.Christine

L’Ami – 270 pages – prix : 20.90€ – Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Mathilde Bach – (parution août 2019)

 

 

Les Fleurs de l’ombre – Tatiana de Rosnay – Éd. Robert Laffont-Héloïse d’Ormesson

les fleurs de l'ombreLES FLEURS DE L’OMBRELES FLEURS DE l'ombre 2

Rencontre virtuelle avec Tatiana de  Rosnay Dimanche 26 avril à 16 h, en compagnie de Marie-Adélaïde Dumont (voir ci contre – Inscrivez vous ! 1endroitoualler@gmail.com)

« Bienvenue chez CASA, chère Clarissa… »

La romancière Clarissa Katsef quitte son mari à la suite d’une découverte qui l’a profondément bouleversée et peine à trouver un nouveau toit. La chance semble tourner lorsqu’elle est admise, contre toute attente, dans la très convoitée résidence pour artistes CASA. Mais est-ce vraiment une chance ?

Après quelques jours passés dans son superbe appartement, au huitième étage d’un immeuble ultramoderne, elle éprouve un malaise diffus, le sentiment d’être observée en permanence. Ses nuits sont agitées, des traumatismes passés reviennent la hanter. Qui se cache derrière CASA, projet à visée philanthropique ? Que veut vraiment « ce bienfaiteur « ?.  Affaiblie par le drame qui fait imploser son mariage, tenaillée par le doute, Clarissa s’interroge.  A-t-elle raison de se méfier ou cède-t-elle à la paranoïa, victime d’une imagination beaucoup trop fertile.

Librairie Doucet/M.Adélaïde/MC

Tatiana de Rosnay est franco-anglaise. Elle est l’auteur de onze romans. « Elle s’appelait Sarah » (2007), « Boomerang » (2009), « A l’encre russe » (2013), »Manderley for ever », sa biographie de Daphné du Maurier » (2015)

« Les Fleurs de l’ombre » – 336 pages – prix : 21.50€ – paru le 12/03/20

 

 

 

 

ORDESA – Manuel Vilas – Éd.du sous-sol

ORDESAORDESA

Prix Femina Étranger 2019

“Mon cœur ressemble à un arbre noir couvert d’oiseaux jaunes qui piaillent et me perforent la chair.”  Tel est l’autoportrait brut et sans tabou d’un écrivain confronté à la disparition de ses parents.

Le titre du roman fait allusion à un endroit précis : ORDESA, un endroit situé dans les Pyrénées, à la frontière franco-espagnole. C’est le nom d’une montagne où Manuel Vilas passait ses vacances en famille, lorsqu’il était enfant.  Et, c’est là-bas qu’il nous emmène ! Ce livre intitulé ORDESA est aussi en  hommage à son père.

Manuel Vilas revisite avec beaucoup de mélancolie, le temps de son enfance, mêlant à la fois le présent et le passé. Sans être macabre, c’est à travers différents portraits des membres de sa famille qu’il nous invite à aller à la rencontre de ces êtres aimés et disparus. Il décrit une certaine Espagne, celle de la classe moyenne basse, à l’heure du franquisme, celle  d’une époque révolue, entre les années soixante et la fin des années soixante-dix. Il se remémore des scènes de la vie quotidienne.

Ce texte merveilleux et poétique est un peu comme une lettre qu »un fils adresse à ses parents, en guise de remerciements afin de réparer les erreurs du passé, prononcer les paroles qui n’ont pu être dites, leur dire à quel point ils avaient été importants pour lui, alors qu’ils étaient encore en  vie.

Un livre que l’auteur a écrit après le décès de sa mère. Un roman qui explore la mémoire familiale, les relations entre les pères, les mères et les enfants. Entre roman et fiction. Un récit délicat et bouleversant. 

Librairie Doucet/M.Christine

« ORDESA » – 398 pages – prix : 23 €

« Phénomène de librairie en Espagne, ORDESA a été désigné Meilleur livre de l’année par les grands quotidiens El País et El Mundo, imposant Manuel Vilas comme un écrivain majeur de la littérature espagnole. »

« Un livre magnifique, courageux et bouleversant » Javier Cercas. 

Nous aurons été vivants – Laurence Tardieu -Éditions Stock ***/ Le matin est un tigre – Constance Joly- Éditions Flammarion ***/ Cinquante nuances de bleu – Camille Lacourt – Éditions Michel Lafon

nous aurons été vivantsLAURENCE TARDIEU & CONSTANCE JOLY   le matin est un tigre

seront présentes à la librairie Doucet

JEUDI 16 MAI à 18 heures

Rencontre à quatre mains par deux auteures de textes forts, mais sensibles et délicats, remarquées récemment par La Grande Librairie. Consacrés à la disparition de son enfant ou au combat à mener pour aider sa fille, ces textes sont dédiés aux relations entre une mère et sa fille.

Écoutez Marie-Adélaïde sur France Bleu Maine, ce 14 mai (cliquez ici !) Vous savez, c’est très amusant en littérature d’avoir des livres qui rentrent en concordance parce que leur écriture est poétique, leur écriture est intense et qu’elle traite d’un sujet assez universel, un sujet pas facile, qui sont les rapports mère-fille. C’est quand même quelque chose de très compliqué entre le moment où on est dans un rapport totalement fusionnel avec sa fille, entre le moment où –parfois ça arrive aussi- ces filles vont devoir s’occuper de leur maman, vont devoir dépasser,  outrepasser leur rôle pour prendre à bras-le-corps les soucis, les baisses de régime, les états d’âme…. La frontière est très mince. Qui doit s’occuper de qui ? – Jusqu’où peut-on aller ?  – Ce sont des textes très importants à mon avis, puisqu’ils nous montrent, ils nous démontrent- on ne peut pas, en tant que mère–  aller trop loin lorsqu’on va demander à nos filles, et que par moment il faut les laisser évoluer, grandir, avancer et prendre leur poids de déception, de peine, de joie dans la vie, mais les leurs…. Et qu’on ne peut pas les faire partir avec un sac, une valise en plus, qui sont nos peines et nos chagrins…. 

Deux écritures différentes

– Laurence Tardieu,  très élégante, très introspective. Elle nous raconte l’histoire d’Hannah qui un jour a perdu sa fille :  Lorette a disparu. Elle est vivante mais elle ne sait pas où ? – Et ça fait sept ans qu’elle ne donne pas de nouvelles. C’est très fort. C’est très dur !

 Constance Joly, la problématique est différente. Sa fille est entrain de s’étioler, de disparaître et avant qu’elle soit atteinte d’une maladie incurable, elle se rend compte que ce n’est pas forcément à ce niveau-là que ça se joue ;  elle va se battre contre tous, pour triompher et rendre la vie à sa fille.

Fanny ChesnelLe matin est un tigre 

Présentation : Dans une langue merveilleusement poétique et imagée, Constance Joly met en scène l’histoire de ce que l’on transmet, malgré nous, à nos enfants. Le matin est un tigre parce que, certains jours, la vie est un combat et qu’il faut bien arriver à s’en débrouiller.

Entre rires et larmes, le combat d’une mère pour sauver sa fille d’un mal étrange.

Poésie, humour, charme tout est réuni dans ce premier roman où l’écriture est magnifique du début à la fin du texte. Bravo !

Le matin est un tigre prix 16 € – 160 pages (parution 9/1/2019)

*******

 

Nous aurons été vivants 

Présentation : En ce matin d’avril 2017, Hannah croit un instant apercevoir Lorette, sa fille partie il y a sept ans sans laisser la moindre trace ni mot d’explication. Dès lors, plus rien ne peut se passer comme avant : violent séisme intérieur, la vision a fait rejaillir tout ce qu’elle avait tenté d’oublier. Une journée particulière, donc, mais aussi trente ans de la vie intime d’Hannah Bauer, femme, artiste, mère, prise dans les soubresauts de son histoire familiale et de celle de l’Europe.

Un des plus beaux textes de la rentrée 2019, une femme éperdue devant la disparition de sa fille, les relations amoureuses qui s’effritent et l’âge qui avance… des pages magnifiques, quelle émotion dans ces pages tout en retenue !

Nous aurons été vivants – prix : 19 € –  272 pages (parution 2/1/2019)

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VENDREDI 17 MAI  à 18 heures – Rencontre avec CAMILLE LACOURT – 

 « Cinquante nuances de bleu » – autobiographie

Cinquante nuances de bleu / autobiographie

« Je n’ai jamais parlé de cette étrange déception à personne. La mélancolie du vainqueur. Un phénomène de descente, de décompression, peut-être, comme lorsque tu remontes trop vite des profondeurs. »

Avec une liberté totale, Camille Lacourt raconte cette incroyable épopée mais également ses côtés sombres : rivalités, coups bas et amour impossible. Un regard lucide et sans concession sur une incroyable aventure intime et collective.

Cinquante nuances de bleu  Editions Michel Lafon – Prix : 19.95 € – (paru le 28/2/19)

Marie-Adélaïde/Librairie Doucet/MC

Écoutez Marie-Adélaïde de la librairie Doucet sur France Bleu Maine, en compagnie de Sophie Thomas, en cliquant ici !

 

Le matin est un tigre – Constance Joly- Éditions Flammarion **** Nous aurons été vivants – Laurence Tardieu -Éditions Stock **** Cinquante nuances de bleu Camille Lacourt – Éditions Michel Lafon

nous aurons été vivants Laurence Tardieu & Constance Jolyle matin est un tigre

seront présentes à la librairie Doucet

JEUDI 16 MAI à 18 heures

Rencontre à quatre mains par deux auteures de textes forts, mais sensibles et délicats, remarquées récemment par La Grande Librairie. Consacrés à la disparition de son enfant ou au combat à mener pour aider sa fille, ces textes sont dédiés aux relations entre une mère et sa fille.

Écoutez Marie-Adélaïde sur France Bleu Maine, ce 14 mai (cliquez ici !) Vous savez, c’est très amusant en littérature d’avoir des livres qui rentrent en concordance parce que leur écriture est poétique, leur écriture est intense et qu’elle traite d’un sujet assez universel, un sujet pas facile, qui sont les rapports mère-fille. C’est quand même quelque chose de très compliqué entre le moment où on est dans un rapport totalement fusionnel avec sa fille, entre le moment où –parfois ça arrive aussi- ces filles vont devoir s’occuper de leur maman, vont devoir dépasser,  outrepasser leur rôle pour prendre à bras-le-corps les soucis, les baisses de régime, les états d’âme…. La frontière est très mince. Qui doit s’occuper de qui ? – Jusqu’où peut-on aller ?  – Ce sont des textes très importants à mon avis, puisqu’ils nous montrent, ils nous démontrent- On ne peut pas, en tant que mère, aller trop loin lorsqu’on va demander à nos filles, et que par moment il faut les laisser évoluer, grandir, avancer et prendre leur poids de déception, de peine, de joie dans la vie, mais les leurs…. Et qu’on ne peut pas les faire partir avec un sac, une valise en plus, qui sont nos peines et nos chagrins…. 

Deux écritures différentes 

– Laurence Tardieu,  très élégante, très introspective. Elle nous raconte l’histoire d’Hannah qui un jour a perdu sa fille :  Lorette a disparu. Elle est vivante mais elle ne sait pas où ? – Et ça fait sept ans qu’elle ne donne pas de nouvelles. C’est très fort. C’est très dur !

 Constance Joly, la problématique est différente. Sa fille est entrain de s’étioler, de disparaître et avant qu’elle soit atteinte d’une maladie incurable, elle se rend compte que ce n’est pas forcément à ce niveau-là que ça se joue ;  elle va se battre contre tous, pour triompher et rendre la vie à sa fille.

Nous aurons été vivants 

Présentation : En ce matin d’avril 2017, Hannah croit un instant apercevoir Lorette, sa fille partie il y a sept ans sans laisser la moindre trace ni mot d’explication. Dès lors, plus rien ne peut se passer comme avant : violent séisme intérieur, la vision a fait rejaillir tout ce qu’elle avait tenté d’oublier. Une journée particulière, donc, mais aussi trente ans de la vie intime d’Hannah Bauer, femme, artiste, mère, prise dans les soubresauts de son histoire familiale et de celle de l’Europe.

Un des plus beaux textes de la rentrée 2019, une femme éperdue devant la disparition de sa fille, les relations amoureuses qui s’effritent et l’âge qui avance… des pages magnifiques, quelle émotion dans ces pages tout en retenue !

Nous aurons été vivants – prix : 19 € –  272 pages (parution 2/1/2019)

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Fanny ChesnelLe matin est un tigre 

Présentation : Dans une langue merveilleusement poétique et imagée, Constance Joly met en scène l’histoire de ce que l’on transmet, malgré nous, à nos enfants. Le matin est un tigre parce que, certains jours, la vie est un combat et qu’il faut bien arriver à s’en débrouiller.

Entre rires et larmes, le combat d’une mère pour sauver sa fille d’un mal étrange.

Poésie, humour, charme tout est réuni dans ce premier roman où l’écriture est magnifique du début à la fin du texte. Bravo !

Le matin est un tigreprix 16 € – 160 pages (parution 9/1/2019)

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VENDREDI 17 MAI  à 18 heures – Rencontre avec CAMILLE LACOURT – 

 « Cinquante nuances de bleu » – autobiographie

Cinquante nuances de bleu / autobiographie

« Je n’ai jamais parlé de cette étrange déception à personne. La mélancolie du vainqueur. Un phénomène de descente, de décompression, peut-être, comme lorsque tu remontes trop vite des profondeurs. »

Avec une liberté totale, Camille Lacourt raconte cette incroyable épopée mais également ses côtés sombres : rivalités, coups bas et amour impossible. Un regard lucide et sans concession sur une incroyable aventure intime et collective.

Cinquante nuances de bleu Editions Michel Lafon – Prix : 19.95 € – (paru le 28/2/19)

Marie-Adélaïde/Librairie Doucet/MC

Écoutez Marie-Adélaïde de la librairie Doucet sur France Bleu Maine, en compagnie de Sophie Thomas, en cliquant ici !

 

Transparence – Marc Dugain – Éditions Gallimard –

BIENVENUE EN 2060 avec « TRANSPARENCE » !

MARC DUGAIN TRANSPARENCE 2Un genre qui d’habitude n’est pas ma tasse de thé, forcément : le roman d’anticipation : « Transparence », lu d’une traite.

Si je vous dis intelligence artificielle, si je vous dis sixième extinction de masse, vous savez la terre qui va être ravagée. On est à ce point crucial de basculement où, on ne sait pas ce qu’on est devenus vraiment.., parce que ce n’est pas joli, joli ! On est en 2060, l’intelligence artificielle a pris le pas...

Marc Dugain nous emmène dans un roman aux allures de thriller qui nous fait réfléchir sur plein de sujets.

Vous savez, on dit que Google est entrain de faire une dictature soft, à force de connaître nos goûts, nos habitudes, nos déplacements, nos modes d’achats, nos lectures. Il prend de plus en plus de place. – Vous allez chez le médecin : il vous regarde, vous avez une petite puce, il va savoir ce que vous avez, on n’ a plus besoin de parler !… – La planète : il y a eu un réchauffement climatique, on ne peut plus voyager, d’ailleurs les avions consomment trop ! Maintenant Google propose des voyages virtuels. Les années 2060, ce n’est pas Top !

Je vous présente une femme, elle s’appelle Cassandre. Elle a créé d’abord une Société qui s’appelait « Transparence«  et qui lui a fait gagner des fortunes, quitter son travail chez Google. C’était pour assurer la parfaite relation amoureuse. Plus d’aléatoire, on sait qui va aller avec qui ! On le sait depuis qu’ils sont tout petits puisque chacun doit remonter ses données. C’est devenu un peu obligatoire si vous voulez avoir un salaire à la fin du mois. Vous avez donné vos façons de penser, vos habitudes etc… On sait quel va être le couple parfait. Plus de surprise, « Transparence ». Cette Société a gagné beaucoup d’argent mais elle veut aller plus loin et le livre commence par la Société qui a évolué. Elle est basée en Islande, dans un endroit « top secret ». C’est un pays où le réchauffement climatique n’est pas encore arrivé, ils peuvent protéger leurs ordinateurs, et là maintenant, on sait que la fin du monde va arriver, et on sait qu’on peut récupérer toutes nos informations, notre mode de penser, notre cœur et on va pouvoir être réintégrés dans un avatar qui va être immortel. C’est extraordinaire ! Parce que ça induit énormément de questions : – Est-ce qu’on peut devenir naturel ? Que va demander la religion ? – Il n’y aura plus de guerre, il n’y aura plus d’armée….  Toutes les sociétés qui vendent du soda (des bulles)… Bref ! Ça n’existe plus, parce qu’on n’a plus besoin de se nourrir…

Eh bien ! Je peux vous dire quand vous sortez de ce texte, vous allez réfléchir à plein de choses et vous vous dites : Mon dieu ! Est-ce que je peux garder mon petit esprit critique et ma façon de vivre en étant cachée de cette société …[et mettre un peu moins de bêtises sur Facebook !]

Marie-Adélaïde/Librairie Doucet/M. Christine

« Transparence » 224 pages – Prix 19 € – (paru le 25/4/19)

Écoutez Marie-Adélaïde en compagnie de Sophie Thomas sur France Bleu Maine, en cliquant ici !

Marc Dugain est l’auteur d’une dizaines de romans dont« La malédiction d’Edgar » (2005) – « Une exécution ordinaire » (2007) – « Avenue des géants » (2002) – Une trilogie :« L’emprise » (2014) – « Quinquennat » (2015) – « Ultime partie » (2016) aux Editions Gallimard – « La chambre des officiers » (1998 – JC Lattès) – « Campagne anglaise » (2000 – JC Lattès) – « L’homme nu » (2016 – Editions Plon) – Ils vont tuer Robert Kennedy ( 2017- Gallimard)  – « Intérieur jour » (2018 – Robert Laffont)

 

La révolte – Clara Dupont-Monod – Editions Stock

LA révolte

La voix de Richard Cœur de Lion

Clara Dupont-Monod sera l’invitée de la librairie Doucet Samedi 20 octobre à 17 heures.

Elle parlera  de la vie incroyable d‘Aliénor d’Aquitaine d’après son roman : « La révolte » dans lequel Richard Cœur de Lion raconte l’histoire de sa mère, Aliénor d’Aquitaine. Lorsque la reine décide de convaincre ses enfants de se retourner contre leur père, le roi d’Angleterre, l’héritier du trône se retrouve déchiré, entre l’adoration qu’il éprouve pour sa mère et sa loyauté envers son père.

Successivement reine de France* puis d’Angleterre dans un XIIe siècle où l’Aquitaine est au cœur de toutes les convoitises, cette femme connue pour sa culture et son intransigeance participe à la deuxième croisade et survit à quinze ans de captivité, emprisonnée par son propre mari.

Clara Dupont-Monod s’est attaquée en 2015 au mythe en publiant  « Le roi disait que j’étais diable« , un roman consacré à la première partie de la vie d‘Aliénor, alors qu’elle est reine de France. « La révolte » fait suite à ce premier roman et décrit l’arrivée d’Aliénor en Angleterre, la révolte qui l’oppose à son mari Henri II* puis ses années de captivité et son ultime revanche.

*Aliénor, reine de France divorcée de Louis VII – Mariée à Henri II *Plantagenêt à qui elle donne huit enfants en 13 années de mariage.

Clara Dupont-Monod ne cache pas qu’elle s’est accordée quelques libertés avec les faits historiques, n’hésitant pas à glisser quelques détails pittoresques, quelques superstitions de la campagne « Ici lorsqu’on approche de la maison d’un malade, on retourne les pierres du chemin. Si un animal vivant se trouve dessous, le malade vivra » (p.37) – « une pierre des marais du Poitou glissé dans un sac de soie protège la santé des tout-petits enfants » (p.54) etc..

La plume délicate et poétique de Clara Dupont-Monod envoûte une fois de plus son lecteur et nous catapulte au cœur de l’Histoire, dans l’intimité de cette reine et son fils aimé. Ce roman est extrêmement vivant et passionnant.

Une belle réussite !

« La révolte » figurait dans la deuxième sélection du Prix Goncourt 2018.

M-Christine/Librairie Doucet.

« La révolte » – 243 pages – Prix : 18,50 € (paru le 22/08/18)

Après khâgne au lycée Fénelon, Clara Dupont-Monod obtient une licence de lettres modernes à la Sorbonne et une maîtrise de vieux français. Grand reporter à Marianne à seulement 24 ans, elle intervient régulièrement à la radio dans l’émission « On refait le monde » diffusée sur RTL et anime depuis septembre 2014 une chronique littéraire dans l’émission d’actualité « Si tu écoutes, j’annule tout » devenue « Par Jupiter ! » sur France Inter. En 2007, elle publie  « La Passion selon Juette » (Grasset) – En 2011, « Nestor rend les armes », un texte sur un homme obèse qui est retenu sur la première liste du prix Fémina 2011, et plus récemment « Le roi disait que j’étais diable«  (Grasset, 2014)

 

Nous les vivants – Olivier Bleys – Editions Albin Michel

nous les vivantsEn perdition sur la Cordillère  des Andes !

Ce très beau livre a pour titre : « Nous les vivants » et je vous emmène, accompagné bien sûr, d’Olivier Bleys à 4 200 m d’altitude ! Cet auteur a déjà écrit une trentaine d’ouvrages sur la randonnée notamment, car c’est un explorateur qui a entamé  un tour du monde à pied. Donc, affronter la Cordillère des Andes, ne l’effraie pas  !

Dans cette histoire, nous sommes avec Jonas d’origine argentine. Il est pilote d’hélicoptère sur la base d’Uspallata, dans les Andes. Il est chargé de ravitailler les refuges situés sur les hauts sommets. C’est un métier à risques, mais il est expérimenté et plutôt aguerri. Il fait cela avec plaisir alors que ses collègues n’y tiennent pas trop, évitant de se retrouver confrontés à des situations un peu extrêmes. Il a une femme, Catalina et une petite fille nommée Rosario et sa vie dans la vallée est plutôt agréable. D’ailleurs, au début de ce roman, il nous fait partager cette vie paisible. Un jour, il est appelé pour ravitailler le refuge de Maravilla  (4 200 m d’altitude) à la limite de la frontière entre le Chili et l’Argentine, lieu où démarre ce roman.

Il vient ravitailler le gardien, sauf qu’une tempête de neige se déclenche. Il est bloqué au sol et le sera pendant plusieurs jours. Dans ce refuge, outre le gardien et son chien, se trouve un monsieur, s’appelant Jésus, très mystérieux, plutôt taiseux, un peu absent, pas toujours à l’aise et qui va emmener Jonas sur le terrain. Ce personnage, assez étrange, est chargé de surveiller et délimiter la fameuse frontière entre le Chili et l’Argentine. Au bout de quelques jours -voyant de toutes façons que l’hélicoptère ne pourra pas décoller dans l’immédiat– ils partent afin de tracer cette nouvelle frontière. A ce moment, on bascule dans le mystique, dans le dépassement de soi, dans l’extraordinaire. Vous ne savez plus très bien si vous êtes dans le rêve ou la réalité  (d’autant qu’avec l’altitude, on rencontre le manque d’oxygène), des visions apparaissent. Et puis il y a Jésus, ce type qui lui balance des phrases…, ou le questionne beaucoup sur sa vie. On ne sait plus très bien où l’on est. On a perdu toute notion du temps, parce qu’on ne sait absolument pas combien de temps ils vont passer dans cette Cordillère. Nous sommes emportés par la magie de ce voyage….

L’écriture d’Olivier Bleys nous emmène aussi dans cette aventure, dans cette épopée. C’est à la fois déstabilisant et en même temps, c’est magique ! L’ambiance de l’Argentine, à la frontière du Chili est à portée de mains et c’est à découvrir au plus vite !…..

Nathalie/Librairie Doucet/MC

Écoutez Nathalie de la librairie Doucet sur France Bleu Maine en compagnie de Sophie Thomas, en cliquant ici 

Nous les vivants 192 pages – Prix : 16 €

Parmi les œuvres principales de l’auteur, on note : – « Pastel » (2000) prix de l’Académie française – « Le Maître de Café » (2013) Grand prix du Roman de la (SGDL) Société des gens de lettres – « Concerto pour la main morte » (2013), prix de l’Union Interalliée – « Discours d’un arbre sur la fragilité des hommes » (2015) qui fut sélectionné pour le prix Goncourt.