« Les vies de papier » -Rabih Alameddine – Editions Les Escales – Prix Femina Etranger 2016 –

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PROMENADE DANS BEYROUTH

– Prix Femina Etranger 2016 –

C’est la première fois que je lisais un livre de Rabih Alameddine. Ce livre m’a séduit dès le mois de juin, date à laquelle j’ai eu la chance de le lire. L’auteur a réussi à se mettre dans la peau d’une femme pour nous dresser un portrait magistral et je suis très contente qu’il ait reçu cette récompense. Il fait partie de la production « Les Escales », une maison d’édition très exigeante qui aime justement ces livres qui vous transportent, qui vous font voyager et apprennent quelque chose…

Je vous emmène faire la connaissance d’Aaliya, une femme totalement originale. Elle a 72 ans, un peu mono-maniaque. Tous les ans, au 1er janvier de chaque année (elle maîtrise trois langues), après avoir allumé des bougies, elle décide de prendre un bijou de la littérature étrangère, de se déboucher une bonne bouteille de vin, et de le traduire en Arabe. « Bon rituel » ! – Elle fait cela depuis des années, elle les range, en vain. C’est pour le plaisir de la littérature et pour tous ses instants de bonheur. Aaliya vit à Beyrouth avec tous ses soubresauts, la guerre, son charme, la convivialité…, ça nous emmène au Liban. Cette femme a toujours vécu à Beyrouth. Donc, pour elle, avec de nombreux flash-back, on va revisiter tous les livres qu’elle a lus, qu’elle a aimés, qui ont été importants à différents moments de sa vie et puis surtout on va découvrir Beyrouth. Cette ville extraordinaire qu’elle compare à Elisabeth Taylor avec tous ses excès de grande amoureuse, de femme joyeuse, de femme blessée, de femme meurtrie parce que, effectivement il y a eu les guerres, il y a eu tous ces drames. Et, tout au long du livre, on revisite cette histoire.

Aaliya est une jeune femme. On va parler un peu de son enfance et de sa vie parce qu’elle a été répudiée au bout de trois ou quatre courtes années de mariage. Pour elle enfin, c’est le bonheur parce qu elle est devenue libre, indépendante, volontaire. Elle s’était mariée à 16 ans et il y a eu cette perte de liberté, ce qui correspondait tout à fait à la Société Libanaise de l’époque. Elle a réussi à vivre toute seule, indépendante dans un appartement, trouver un travail dans une librairie et vivre au milieu de ses livres. Donc, c’est vraiment un portrait d’une femme extraordinaire que vous n’oublierez pas de si tôt. C’est une visite de Beyrouth. Je ne connais pas cette ville, mais celle-ci m’a transportée et me donne envie de la visiter.

C’est extraordinaire de parler aussi bien des livres, de tous ces bonheurs de lecture qui nous apportent une tranche de vie à des moments différents de notre existence, qui sont vraiment une colonne vertébrale pour toutes les personnes.

C’est un livre qui en concerne plusieurs et en plus de  l’histoire de la vie incroyable de cette femme, Aalya nous offre un beau voyage à travers Beyrouth.

Marie-Adélaïde/Marie-Christine

 Rediffusion du 1er novembre – France bleu Maine en cliquant ici

« Rabih Alameddine est peintre et romancier. Né à Amman en Jordanie de parents libanais, il partage aujourd’hui son temps entre San Francisco et Beyrouth. Son roman « Les vies de papier » traduit par Nicolas Richard,  a été finaliste du National Book Award 2014 et du National Book Cristies Circle Award 2015. Son précédent roman, « Hakawati » avait paru en France en 2009 chez Flammarion ».

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