Concours pour le paradis – Clélia Renucci – Editions Albin Michel – Prix du premier roman 2018 -Prix grands destins du parisien week-end.

Clélial renucci 3 » Tout était dévasté, consumé, calciné. C’est de cet enfer qu’allait renaître le Paradis. » 

EN PLEINE RENAISSANCE ITALIENNE.

L’auteure professeure, vit à New York, après un essai elle  publie ce roman pour lequel elle vient d’obtenir le Prix du premier Roman 2018-Prix Grands destins du Parisien Week-end.
Nous sommes en 1577 dans la resplendissante VENISE de la Renaissance. Le palais des Doges brûle et rien ne reste ou presque de la Salle du Grand Conseil ni de l’immense fresque représentant le PARADIS.
Dès 1578 le Doge décide d’organiser un concours pour peindre une nouvelle fresque.
Cinq concurrents sont choisis. Les conseillers du Doge dont les portraits enchantent le lecteur visitent les ateliers. Il faut dire qu’à cette époque chaque peintre important avait son atelier où travaillaient ses élèves et ses enfants.
Deux peintres resteront finalement en lice, et non des moindres : VÉRONÈSE et LE TINTORET.
Ce sera donc « LE COURONNEMENT DE LA VIERGE AU PARADIS » dont on voit un détail sur la jaquette du roman et l’on va suivre les « aventures » de cette fresque jusqu’à son installation définitive le 7 Mai 1592.
1577-1592. C’est long mais ce sont des aventures, c’est-à-dire de rivalités nombreuses :
–  entre les patriciens qui ont chacun leur poulain à défendre.
entre Rome et Venise. C’est à la fois politique et religieux. Venise s’est souvent comportée avec une certaine indépendance et dans les arts aussi. Rome va donc envoyer des « contrôleurs » pour voir si toutes les règles imposées par l’Église sont respectées dans la peinture.
au sein des familles, chaque peintre pouvant être un patriarche écrasant ou bien un fils étouffant sous la coupe de son père.
entre les peintres eux-mêmes et les anecdotes -sur ce qu’ils sont capables de faire pour obtenir une commande- sont nombreuses et les traîtrises aussi donc.
VÉRONÈSE est un homme flamboyant qui croque la vie à pleines dents (dont la courtisane Tullia) mais il n’est pas de Venise. Il est de Vérone, toute proche, d’où son nom de peintre. Le « bougon » et sévère  TINTORET, lui est Vénitien et c’est important.
Tout cela est historique, tout comme c’est le fils du Tintoret qui a véritablement peint la fresque sous le nom de son père qui, lui, a recueilli tous les éloges.
Ce qui est passionnant aussi, ce sont les descriptions de la Venise de l’époque, même du carnaval.
CLÉLIA RENUCCI s’attarde aussi sur les techniques picturales de ce temps et des difficultés à réaliser cette fresque longue de vingt-deux mètres sur sept, de haut. 
« Qu’il est long le chemin… » comme l’indique le titre d’un chapitre mais l’auteure qui s’est beaucoup documentée nous emporte aussi dans un véritable roman bouillonnant et plein de vie. Elle a ajouté des personnages, des amours… et tout ceci dans un style très fluide.
Ce tableau-fresque que le visiteur voit à peine quand il passe dans la Salle du Grand Conseil donne envie de retourner à Venise pour le revoir le livre à la main !…
Une lecture-plaisir très enrichissante d’un roman très réussi.
Marie-José
MC/Librairie Doucet

« Concours pour le paradis » – 272 pages – prix : 19 € – (parution le 22/8/18) – prix du premier roman 2018 – Prix grands destins du Parisien week-end.

 

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