-La fiancée des corbeaux – René Frégni – Folio/ Les vivants au prix des morts- René Frégni – Folio

la fiancé des corbeauxLA FIANCÉE DES CORBEAUX 

« Ma fille est partie vivre dans une autre ville, vivre sa vie. Dix-huit ans avec ma fille, dans cet appartement au milieu des tuiles, des cheminées et des oiseaux. Maintenant je vis avec le silence. » (p. 13). Marilou est la fille de l’auteur, partie vivre sa vie d’étudiante à Montpellier. Désormais seul, il sillonne sa région, observe et raconte….

Un roman que René Frégni nous livre –sous forme de journal,  un vrai  journal de bord- qui s’étale d’octobre à juin, nous décrivant la Provence qu’il parcourt depuis le hameau de Vinon à Manosque, puis de Manosque à Nice, à Montpellier, Cannes, Moustier-Ste Marie… Sa fille partie, René Frégni  se remémore quelques bons et vieux souvenirs ; il observe, marche inlassablement sur les chemins et les routes de « sa Provence », une Provence brûlée par l’été et le gel. Des paysages provençaux qui défilent lors des saisons dont il  s’imprègne, saissisant les couleurs, les parfums, tout ce qui est à sa portée pour nous offrir cette belle balade mélancolique.

Et, comme l’auteur est un amoureux des mots, pour décrire cette nature sublime, il joue avec leur musicalité  et tout n’est que poésie ! Amoureux non seulement d’écriture mais de littérature, alors au fil des pages, on croisera ses auteurs favoris tels que  Jean Giono, Jean Genet, Jules Renard, Jim Harrison et tant d’autres….

René Frégni c’est aussi quelqu’un de très humain, alors il accompagne et « garde » souvent Félix (dit Lili), le père d’Isabelle, une amie -cette jolie institutrice- car elle ne peut laisser tout seul Félix qui a perdu la mémoire. Il ne connaît même plus son nom ; ce qui donne à  René l’occasion de nous raconter les petits riens, le quotidien et tout ce qui constitue la vie d’hier et d’aujourd’hui… la vie de Félix qui se dégrade. 

«Je n’ai jamais vu autant de corbeaux qu’autour d’Isabelle. Dès l’aube ils noircissent les trois grands chênes qui dominent sa maison. Ils restent là des jours à observer ses gestes, ses pas, la douceur de sa vie. Je suis comme eux, je les comprends.»(p 186) (Isabelle est « La Fiancée des corbeaux ».)

Puis il y  a cette rencontre, comme celle de Tony, l’ex-taulard, que René écoutait chaque semaine et à qui il a appris à lire… et tous ces gens qu’il raconte, comme les jeunes voisins et voisines d’en face qu’il scrute !

Un beau voyage avec cet auteur, amoureux des mots et de la langue française.  Une histoire émouvante racontée avec beaucoup de poésie. Une écriture superbe qui décrit l’arrière pays de la Provence.

« La fiancée des corbeaux »-192 pages – prix : 6.80 €

****************

LES VIVANTS AU PRIX DES MORTS 

les vivants au prix des morts rené frégniUn roman qui met en scène l’écrivain, vivant paisiblement dans une belle campagne, non loin de Marseille, avec Isabelle une belle institutrice. Il écrit ses livres, marche, profite de la nature, la soigne…

Un jour, un cataclysme survient dans son existence, en la personne de Kader, un prisonnier rencontré et connu lors d’ateliers d’écriture, que le narrateur animait. Jusqu’au jour, où après des années d’isolement, Kader s’est évadé et le recontacte.

Il lui demande de l’aider. L’auteur l’ avait soutenu lors de ses ateliers d’écriture. René l’héberge dans un petit logement qu’il possède mais il va se trouver embarquer dans une spirale effroyable..

Beaucoup de suspense tout au long de cette histoire haletante !  – Une réflexion sur l’écriture, la magie et la thérapie des mots…

« Les vivants au prix des morts » -199 pages – prix 6.80 € –

Librairie Doucet/M. Christine

René Frégni né en 1947, à Marseille, a déserté l’armée après de brèves études et vécu pendant cinq ans à l’étranger. De retour en France, il a travaillé durant sept ans comme aide-soignant puis comme infirmier dans un hôpital psychiatrique avant de faire du café-théâtre et d’exercer divers métiers pour survivre et écrire.  Il a animé de nombreux ateliers d’écriure dans la priseon d’Aix-en-Provence et celle des Baumettes. Il a reçu de nombreux prix : le prix Populiste pour son roman « Les chemins noirs » (folio n° 2361) – le prix spécial du jury du Levant et le prix Cino del Duca (1992) pour « Les nuits d’Alice » (folio n° 2624) – le prix Paul Léautaud pour « Elle danse dans le noir »(1998), le prix Antigone pour « On ne s’endort jamais seul » (2001) – le prix Nice Baie des Anges pour « Tu Tomberas avec la nuit » (2008).

 

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.