Le livre que je ne voulais pas écrire – Erwan Lahrer – Editions Quidam.

le livre que je ne 3ERWAN LAHRER bien connu de la Librairie Doucet publie depuis 2010. Citons entre autres « L’abandon du mâle en milieu hostile » (2013) ou encore « Marguerite n’aime pas ses fesses » (2016).

Cette fois-ci, c’est avec « LE LIVRE QUE JE NE VOULAIS PAS ÉCRIRE » qu’il est venu présenter à la librairie, au début de l’été.
C’est vrai, ce livre il ne voulait pas l’écrire. Il fut blessé au Bataclan (il est grand amateur et spécialiste du rock) et il n’a jamais voulu la médiatisation ni répondre aux journalistes.
Cependant ses amis dont l’auteure Alice ZENITER qui est venue avec lui nous parler de son excellent Prix Goncourt des Lycéens « L’ART DE PERDRE » (cf. le commentaire du 16 Novembre 2017 de Marie-Adélaïde Dumont sur ce même blog), ses amis donc, ont voulu le persuader de faire un roman. Ils trouvaient qu’ils en avaient besoin et qu’il devait partager puisqu’il avait eu la « chance » d’être le seul écrivain présent au Bataclan ce soir-là.
Cela a fait son petit bonhomme de chemin et Erwan LAHRER a finalement décidé de faire, non pas un roman, mais  » un objet littéraire « .
Comme il l’explique sur la 4ème de couverture, il est double, lui-même et le romancier qu’il est aussi. Donc il va se dédoubler et l’auteur  va utiliser le « tu » pour parler à Erwan et de ce qui lui est arrivé.
Il a demandé à une vingtaine de personnes : parents, amis… d’écrire chacun un texte sur cette nuit du Bataclan pendant laquelle ils ont  attendu des nouvelles, dans la frayeur et la sidération.
Quinze ont accepté et il a intercalé leurs textes, intitulés chacun : « Vu du dehors. C’est déjà une grande originalité dans la construction.
Cela lui a permis aussi dans sa propre écriture d’éviter le pathos et de prendre du recul en utilisant même l’humour ou la dérision.
Des pages sont très fortes, entre autres (et ce n’est qu’un exemple)  quand il s’adresse à celui qui a tiré sur lui et tant d’autres et à qui il donne un nom.
« Je pénètre dans la salle. Sensations familières, plénitude immédiate : un concert de rock. Je suis bien. A partir de là ce n’est plus mon histoire. Plus SEULEMENT mon histoire. Ou alors si, puisque c’est moi qui la raconte. CE N’EST PLUS SEULEMENT MON HISTOIRE, C’EST AUSSI LA TIENNE, IBLIS.  TU AS PEUR. »
Erwan n’oublie rien mais se sent ordinaire et certainement pas un héros. Les héros sont ceux qui l’ont secouru, soutenu et il pense aux pompiers, aux médecins, aux soignants… qu’il cite et remercie.
C’est un livre d’humanité qui, aussi étonnant que cela puisse paraître, fait beaucoup de bien.
Julie Malaure dans Le Point a écrit : « La forme fait écho au fond : Le collectif transcende l’individuel. Ce qui fait de ce « LIVRE QUE JE NE VOULAIS PAS ÉCRIRE », le livre qu’il FAUT lire.
« Le livre que je ne voulais pas écrire » – (Prix 2O € – 259 pages)
Librairie Doucet (M-J/MC)

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