Rivage de la colère- Caroline Laurent – Ed. Les escales –

UN PAN DE L’HISTOIRE DU COLONIALISME MÉCONNU !

Caroline LAURENT nous fait le plaisir de venir à la librairie

Jeudi 12 mars à 18 heures.

RIVAGE DE LA COLEREMarie-Adélaïde !  On vous retrouve et on tourne avec vous les pages  d’un très beau livre sur l’exil !  « Rivage de la colère » le nouveau roman de Caroline Laurent. Au cœur de l’océan Indien, ce roman met à jour un drame historique méconnu. Et nous offre aussi la peinture d’un amour impossible. Roman de l’exil et de la révolte, « Rivage de la colère » nous plonge dans un drame nourri par une lutte toujours aussi vive cinquante ans après.

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Vous savez, il y a des auteurs dont on attend les textes  et c’est un bonheur de ne pas être déçus, un bonheur d’avoir un tel coup de cœur ! Il s’agit d’un second roman. Caroline Laurent, vous l’aviez connue avec le très beau livre sur la vie d’Evelyne Pisier qui s’appelait : « Et soudain, la liberté » qui était extrêmement touchant,  qu’elle avait achevé seule. Elle avait été obligée d’écrire son premier roman toute seule puisque Evelyne était décédée. Second roman : il y a de l’appréhension, c’est difficile. Elle écrit et signe un texte absolument bouleversant sur une histoire qui la touche de près, parce que Caroline est d’origine mauricienne. Je ne connaissais pas les îles Chagos (et nous sommes certainement nombreux à ne pas les connaître !..) C’est assez joli. Donc, vous imaginez Maurice, une journée de bateau. Vous vous éloignez, il y a plusieurs îles. Celle qui va nous intéressée est celle de Diego Garcia et  devenir tristement célèbre. Maurice et les îles Chagos appartiennent à l’Angleterre. Nous allons suivre pendant un bref moment, la vie de Marie-Pierre Ladouceur. Elle est jolie comme tout. Quand elle a faim, elle va pêcher du poisson ou des poulpes. Elle vit pieds-nus ; elle travaille avec toutes les femmes de l’île dans une coopérative. Elles coupent les cannes à sucre ; elles ont peu de besoin. Elles sont heureuses. Il fait bon vivreLa vie est sympathique. Elle a une fille –on ne sait pas très bien qui est le papa, on a des doutes- mais, la vie est belle. Un beau jour, va débarquer sur l’île, un homme important, un blanc de l’île Maurice qui vient  travailler, pour diriger et inspecter. Ça va être le coup de foudre entre ces deux-là et ça va créer le fil romanesque de notre histoire. Mais, ça ne tient pas à une simple histoire d’amour. C’est un texte très fort sur le déplacement de population, jusqu’au moment où  Maurice va réclamer son indépendance, l’Angleterre va lui ordonner et va décider de garder les îles Chagos, de vendre ses territoires aux États-Unis, de les louer plus exactement, pour en faire une base militaire. La base de Diego Garcia existe toujours de nos jours, et en une après-midi la population va être déplacée. –Ça va les obliger à partir  ; ils  n’auront pas le temps prendre quoi que ce soit ! Ils vont végéter dans des bidonvilles à Maurice. Comme quoi, la terre, le soleil, la plage, la mer bleue… Tout cela c’est horrible, même quand vous vivez dans un bidonville et ce texte à deux voix,  l’histoire de Marie-Pierre, son combat, car son combat est fort, c’est le grand cri de colère, de son fils, Joséphin qui va aller porter cette revendication jusqu’au Tribunal International de La Haye et qui, l’année dernière, a eu une première victoire puisqu’on a reconnu, qu’il fallait les indemniser et que l’Angleterre était coupable de ce déplacement de population. Cette alternance de voix, entre Marie-Pierre et son fils, le combat est absolument extraordinaire. Vous vous  embarquez dans une aventure humaine qui vous laisse ému(e-s), interloqué(e-s).

En plus, je trouve cela merveilleux, on apprend quelque chose. C’est toujours intéressant, ces livres avec un fait historique ! ...(-d’après une histoire vraie-)

On est plus dans une histoire dramatique qu’une histoire d’amour malgré tout !  Bien sûr, on est bien plus dans une histoire dramatique et l’histoire d’amour sous-tend et allège un peu le drame de ce roman.

Écoutez Marie-Adélaïde de la librairie Doucet sur France Bleu Maine,en compagnie de Fabien Obric et Clarisse Frigoulen cliquant ici !

Marie-Adélaïde/M.Christine

Caroline Laurent est franco-mauricienne. Après le succès de son livre co-écrit avec Evelyne Pisier, Et soudain, la liberté (Les Escales, 2017 ; Pocket, 2018 ; prix Marguerite Duras ; Grand Prix des Lycéennes de ELLE ; Prix Première Plume), traduit dans de nombreux pays, elle signe son nouveau roman Rivage de la colère. En parallèle de ses fonctions de directrice littéraire chez Stock, Caroline Laurent a été nommée en octobre 2019 à la commission Vie Littéraire du CNL.

« RIVAGE DE LA COLÈRE » – 256 pages – prix : 19.90 € (parution : 09/01/20)

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