La servante écarlate – (« The Handmaid’s Tale) – Margaret Atwood – Pavillon Poche – Robert Laffont

La-servante-ecarlateLA SERVANTE ECARLATE  renaît 30 ANS après ! 

(1987 Editions Laffont – 1985, aux USA)

Note de l’éditeur : « Trente ans après la première publication de La Servante écarlate, l’édition de ce titre a été augmentée d’une postface de Margaret Atwood où elle nous livre avec son brio habituel les secrets de l’écriture de son chef-d’œuvre d’anticipation.

Pourquoi lire ce livre ? Deux raisons essentielles. Parce que c’est l’un des grands romans du XXème  siècle, et parce que Defred est un magnifique personnage féminin, au regard incisif teinté d’ironie. Courageuse, intelligente, débrouillarde. A l’image de sa créatrice, en somme. Deux raisons parmi tant d’autres. »

Margaret Atwood nous propose une immersion dans un futur où la population est devenue dangereusement infertile et où les femmes sont réduites à leurs capacités reproductrices. Defred, servante écarlate, au service de la République de Gilead (une dictature théocratique inventée par Margaret Atwood pour son roman) nous raconte son quotidien. Elle est reconditionnée par d’autres femmes-bourreaux, avec pour mission :  procréer.  Elle nous parle de son corps qui n’est plus qu’un instrument de reproduction, elle évoque ses journées plus que banales, avec ses rêves d’évasion, voire de suicide. Après avoir été arrachée à son emploi, pour devenir une matrice, les souvenirs reviennent : le temps d’avant, la vie avec Luke et leur petite fille. Sont-ils toujours en vie ou prisonniers ? Pour elle, tout est détruit  : sa vie de couple, ses études, sa copine Moira.

Ces femmes qui ne peuvent avoir ni argent, ni travail  sont rattachées à différentes castes : « Les Epouses » chastes et sans enfant –  « Les Marthas » maîtresses de maison (vêtues de robes vertes) et « Les servantes » sont habillées de rouges avec une cornette blanche. « On ne voit pas les Epouses des Commandants sur les trottoirs, elles sont dans les voitures. »

Un roman d’anticipation qui secoue. Un livre, très poignant qui fait réfléchir sur la société. Et la question que l’on  se pose : Comment peut-on vivre, en étant privé de ce bien le plus précieux qu’est la liberté ? Par certains aspects, on pense à « 1984 » de George Orwell….

A LIRE ou A RELIRE – A transmettre aux plus jeunes générations.

 

M. Christine.

Margaret Atwood connaît le succès international en 1985, avec « La servante écarlate » – 513 pages – 11.50 €uros – Traduit de l’anglais (Canada) – par Sylviane Rué. Récompensé par le prix Arthur C. Clarke. Margaret Atwood est l’auteur d’une quarantaine de livres : fiction, poésie, essais critique ou livre pour enfants. « Captive » (1998) – « Le tueur aveugle » (2002) et la Trilogie « Maddadam » avec « Le Dernier Homme » (2005)- « Le Temps du déluge »(2012) – et « Maddadam« (2014)

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