Oyana – Eric Plamondon – Quidam Éditeur

 

OYANA

Elle s’appelle O Y A N A* et l’E. T. A* n’existe plus !

« S’il est difficile de vivre, il est bien plus malaisé d’expliquesa vie. »

Nous savons que Marie-Adélaïde est fan d‘Eric Plamondon et  c’est « OYANA » le dernier livre qu’elle est venue nous présenter. Eric Plamondon c’est le plus français des auteurs québécois. Il a son influence canadienne certes, mais il vit en France depuis vingt ans. Ses romans (il en est à six ou sept) mais il est surtout connu depuis « TAQAWAN » qui fut un énorme coup de cœur qui nous parlait de pêche aux saumons, d’indiens… Une histoire incroyable !.

Il a des thèmes récurrents. Ce qu’il lui faut : c’est une histoire d’amour, l’Histoire avec un grand « H », un roman noir, s’il y a un meurtre, pourquoi pas ?  Et puis, une petite dimension écologique… On avait tout ça dans le livre précédent, dans « OYANA »on va retrouver : – Une histoire d’amour : elle est là ! – Le roman historique : je dirai, bien sûr puisqu’on va parler, cette fois-ci  de l’E .T. A. et de ce groupement qui touchait le pays basque français, comme espagnol. d’une histoire d’amour car il s’agit d’une femme qui va quitter son mari ! Mais également d’écologie puisque les Basques, quand ils avaient émigré s’étaient lancés dans la pêche à la baleine…, le drame que ça représente aujourd’hui, puisqu’il y a encore beaucoup d’excès dans ce domaine. Malheureusement !.

En mai 2018, notre héroïne va lire un petit document qui va bouleverser sa vie. L’E. T. A. est dissoute, il n’y a plus de poursuite, ça n’existe plus. Elle vit depuis 23 ans à Montréal avec un homme dont elle est amoureuse. Elle plaque tout et elle repart au pays Basque français pour reprendre le cours de sa vie. On comprendra au fil des lettres qu’elle l’aime toujours,  qu’elle a dû quitter le pays basque à la suite d’un drame, une espèce d’action qui a mal tourné, qui a coûté la vie à une femme et un enfant. Elle est poursuivie. Elle a dû tout plaquer. Elle revient pour comprendre et pour expliquer…

C’est sombre ?C’est noir mais absolument génial. Ça fait revivre des pages dramatiques de l’Histoire.

C’est triste ?Mais, peut-être que ça se finit bien, parce que cet homme, elle l’aime toujours et maintenant qu’elle lui a tout avoué, qu’elle lui écrit de longs mails tous les jours sur ce qu’elle est vraiment…… Peut-être, vont-ils pouvoir reprendre une vie commune sur de bonnes bases ?

Et ce livre, vous le trouverez chez Quidam Éditeur, un bon éditeur à suivre qui propose de jolis petits livres !

Marie-Adélaïde de la librairie Doucet/M. Christine

Écoutez Marie-Adélaïde sur France Bleu Maine, en compagnie de Maxime Bonhommet, en cliquant ici !

  • * »OYANA » un prénom d’origine basque 
  • *E.T.A. sigle qui signifie  : Euskadi Ta Askatasuna, plus connu sous son acronyme ETA (pour «Pays basque et liberté» en basque), organisation armée basque indépendantiste dissoute.
  • « OYANA » – 140 pages – prix : 16 €uros.

Né au Québec en 1969, Éric Plamondon a étudié le journalisme à l’université Laval et la littérature à l’UQÀM (Université du Québec à Montréal). Il vit dans la région de Bordeaux depuis 1996 où il a longtemps travaillé dans la communication. Il a publié au Quartanier (Canada) le recueil de nouvelles « Donnacona » et la trilogie 1984 : « Hongrie-Hollywood Express« , « Mayonnaise et Pomme S », publiée aussi en France aux éditions Phébus. 

Taqawan (Quidam 2018) reçu les éloges tant de la presse que des libraires et obtenu le prix France-Québec 2018 et le prix des chroniqueurs Toulouse Polars du Sud.

L’ ARBRE MONDE – Richard Powers – Editions cherche midi –

Drôle de titre ! Drôle de thème et drôle de construction !

Mais, un livre que tout le monde devrait lire !L'arbre monde

Richard Powers est un conteur-né et il nous emmène dans son univers. Il a décidé d’écrire ce texte qui est une éco-fiction. Nous avons eu, ces temps derniers en librairie, de nombreux livres scientifiques très intéressants sur la communication entre les arbres.., les arbres et la forêt Ce fut un succès incroyable. Richard Powers a décidé d’en faire un roman écologique dans le but de nous donner les clés pour regarder les arbres et plus seulement les voir et passer à côté… Il a pris le principe de ces séquoias séculaires, implantés aux États-Unis et qui sont en passe d’être abattus pour laisser place aux routes, ou à la construction de complexes immobiliers etc… Il nous raconte une histoire absolument géniale. Ce qui est séduisant dans ce texte imposant, (530 pages) c’est qu’il y a quatre parties : les racines, le tronc, la cime et les graines.

C’est pour nous expliquer  que la nature est un éternel renouvellement. Et sur une échelle d’une heure, on va prendre cinquante minutes pour construire le monde tel qu’il nous a été donné et qu’en dix minutes, on a été capables de le mettre à zéro, et de l’anéantir.

Au début, vous allez suivre dix personnages et vous aurez l’impression d’avoir dix histoires. Ils ont tous une fibre écologique, un rapport avec la nature mais ils ne sont pas spécialement intéressés par cette nature. Ça peut être une ingénieure ou une scientifique qui travaille dans le monde des arbres. Ça peut être un avocat ou bien un vétéran de la guerre du Vietnam. Ça va être un jeune handicapé qui crée des jeux vidéos avec un monde virtuel et une nature exceptionnelle. Tous ces personnages vont se retrouver et mener une action commune pour défendre ces séquoias.  

Certes, il y a des excès comme tous les activistes. Certes ils sont allés parfois trop loin mais ils avaient cette envie de défendre, cette envie de dire :

STOP ! Arrêtons-nous ! Faisons un arrêt sur image. 

Prenons du temps pour réfléchir ! Réfléchir à notre planète. Comment peut-ton sauver cette planète ? Et en attendant de savoir comment, arrêtons de couper ces arbres !  Arrêtons la déforestation

Écoutez Marie-Adélaïde en compagnie de Sophie Thomas, sur France Bleu Maine, en cliquant ici !

Marie-Adélaïde/Librairie Doucet/M.Christine

Richard Powers est né à Evanston, dans l’Illinois, en 1957. « L’arbre Monde » est son douzième roman. (« Monumental. Richard Powers est l’un des seuls écrivains de ce temps à pouvoir accomplir un tel prodige. » Barbara Kingsolver. The New York Times Book Review. « Un roman ambitieux qui surgit de la forêt pour entièrement remodeler le paysage de l’éco-fiction. Remarquable ! » The Washington Post.

« L’arbre Monde » – 530 pages – prix : 22 € – (paru le 06/09/18) – Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Serge Chauvin.

 

 

 

Une histoire des abeilles – Maja Lunde – Editeur Les Presses de la Cité –

 

une histoire des abeillesVOILÀ À QUOI RESSEMBLERA LE MONDE SI UN JOUR LES ABEILLES N’EXISTENT PLUS !

Nous voici avec William qui va vouloir créer une ruche révolutionnaire.abeille

Dans ce roman, on va trouver trois destinées différentes. On commence en 1850 en Angleterre avec William qui est un scientifique passionné d’apiculture et son rêve est de créer une ruche révolutionnaire. 

Deuxième époque : on est à l’époque contemporaine (2007)  : on retrouve un apiculteur aux Etats-Unis dans l’Ohio, à qui il arrive tous les malheurs du monde car les essaims entiers de ses ruches disparaissent dont il a du mal à comprendre le phénomène. Pour lui, c’est une véritable catastrophe. Qui va donc reprendre les rênes de cette exploitation menacée ?

La dernière époque va nous plonger dans un futur proche, à la fin de ce siècle (2098)  en Chine où la plupart des insectes ont disparu et où les hommes sont obligés de polliniser les cultures entièrement à la main pour pouvoir survivre ! Vous rejoindrez  Tao qui passe ses journées à polliniser la nature avec ses mains car elle rêve d’un monde meilleur pour son petit garçon. Mais vous découvrirez aussi ce qu’il lui arrive après s’être aventuré seul dans la forêt.abeille et fleur

C’est une magnifique et passionnante réflexion sur les abeilles et les hommes, sur le phénomène auquel sont confrontés tous les apiculteurs, sur la disparition des abeilles, où on parle d’utilisation abusive d’insecticides, où on parle de monocultures intensives et qui fait rejoindre la réalité car il n’y a pas si longtemps, il était question encore récemment de la disparition des faux-bourdons.

Un sujet inquiétant qui  fait froid dans le dos ! Vous retrouverez tout cela dans ce roman qui est le premier roman pour adultes écrit par Maja LUNDE. Cet ouvrage est un véritable coup de maître ! C’est MAGNIFIQUE !

Un premier roman devenu Best-seller en Norvège et en Allemagne.abeille et fleur 2.jpg

Ce roman écologique est un véritable cri d’alarme sur la situation désastreuse dans laquelle se trouve notre planète. Un roman citoyen plus que nécessaire.  A  lire absolument !

** Et réagissez, le BLOG est fait pour cela aussi !**

Marie-Christine

Née à Oslo, Maja Lunde est scénariste et romancière norvégienne. Elle a écrit quelques romans pour la jeunesse, tels que : 2012 « Blagues et super tours » – 2012 : « A travers la frontière » sur la persécution des juifs en Norvège durant la seconde guerre mondiale – 2014 : « Bataille » – 2016 : « Snill »

« Une histoire des abeilles » – Traduit du norvégien par Loup-Maëlle-Besançon  (en cours de traduction dans une trentaine d’autres pays). – Les Presses de la Cité – 396 pages- Prix : 22.50 €

TRISTAN- Clarence Boulay – Sabine Wespieser éditeur

tristanÉVADEZ-VOUS  SUR UNE ÎLE….AU BOUT DU MONDE !

 » Je souffle la bougie. J’aime écrire dans le noir ; certains mots sont plus pudiques qu’on ne le pense et demandent à naître dans l’obscurité ».  (p102)

Embarquez dans ce magnifique premier roman dans lequel Ida, l’héroïne (illustratrice française) nous emmène sur l’île de Tristan**(qui existe bel et bien). Vous y rencontrerez deux personnages inoubliables et vivrez une belle histoire d’amour impossible, telles qu’on les aime !

Ida et Léon veulent partir sur l’île de Tristan pour y passer quelques mois, mais il n’y a qu’une seule place disponible à bord du langoustier « l’Austral », ce bateau de pêche qui ne peut embarquer que douze passagers.. Cette liaison avec l’île ne s’effectue que tous les deux mois, si le temps le permet. Un tirage au sort les départage et c’est Ida qui l’emporte. Léon la rejoindra plus tard.

Sur l’île, Ida est accueillie par Véra et son mari, Mike. Elle découvre la vie en communauté dans ce petit village perché sur les pentes du volcan, très très loin de ses repères et de Léon, son amoureux. Munie de son carnet à dessin et ses crayons,  elle va à la rencontre de ces paysages maritimes. Ida va devoir s’adapter à ce nouvel environnement.  Ici, on ne vit que de la pêche à la langouste, du travail à la conserverie, du travail de la terre (pommes de terre), des soins aux animaux, traite des vaches, on carde la laine des moutons…. Il faut savoir tout faire sur cette île ! Pour se nourrir, il faut aller à la pêche, assister au « fishing day »,  préparer et manger des pétrels… Aller à la chasse aux rats (ce « Ratting day », un évènement dans l’île..) dévorant les œufs des manchots. Il faut sauver les oiseaux et éviter la disparition des espèces.

« Vous savez l’histoire de l’île, c’est l’histoire de ses naufrages ». (p. 23)

C’est une nouvelle vie mais aussi, une nouvelle aventure qui commence !..  Un cargo a fait naufrage, à proximité de « l’île aux oiseaux » (Bird Island). Ida se porte volontaire pour soigner les oiseaux mazoutés. Elle accompagne une équipe de trois hommes, sur une période de quinze jours – ces quelques jours, en dehors de tout autre regard– et va tomber amoureuse. Alors, lorsque l’amour s’en mêle…. et que la vie s’emmêle !…

Vous serez aux côtés d’éléphants de mer, de seabirds, de pétrels, de rockhoppers, d’albatros et de skuas dont il faudra prendre garde, ces oiseaux risquent de vous « dévorer les yeux »!… Vous marcherez sur cette île, dans d’épais fourrés de tussoks où  chaque famille n’a droit qu’à deux vaches et un seul  mouton par personne.

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**Tristan da Cunha, ce territoire britannique, est une île qui porte le nom du navigateur, d’origine portugaise, (Tristão da Cunha) qui l’a découverte en 1506, petit bout de terre perdue dans l’Atlantique Sud. Une île d’à peine 100 km² avec ses 256 habitants. Un archipel volcanique (volcan de 2 000m de haut) et à la fois l’île principale située au nord des quarantièmes rugissants. Tristan da Cunha, l’île la  plus isolée du monde, distante de plus de 2 800 kilomètres à l’ouest de la ville du Cap en Afrique du Sud, et à plus de 3 300 kilomètres, à l’est de l’Amérique du Sud (face à l’Argentine). Au nord, la terre la plus proche est  l’île de Sainte-Hélène (2 100 kilomètres). L’accès y est très restreint. Pas d’aéroport, pas d’avion, ! Ce n’est qu’à bord de langoustiers que se font les traversées qui durent sept jours, depuis le Cap (Afrique du Sud). On y accoste que si la météo est convenable. Peu de rotations, dix bateaux annuels relient l’île au continent, principalement réservés aux habitants. Là-bas, c’est le vent qui décide !… On se déplace en fonction du sens du vent, on y va « the first fine day« , le premier jour de beau temps

Un livre qui, dès les premières lignes, nous plonge dans cette histoire ! Nous sommes complètement ailleurs, vraiment dans un autre univers…..Un livre qui fait voyager au bout du monde, sur une île dont on ne connaît pas forcément l’existence, qui incite à faire un peu de géographie, à ouvrir un atlas ….

C’est un récit court, une écriture fluide avec beaucoup de sensibilité et d’émotion… Un récit qui parle d’éloignement, d’isolement par la distance, de solitude,  d’attente et d’amour…

Un beau et excellent premier roman !

M-Christine.

Clarence Boulay, est plasticienne et scénographe, diplômée de l’École des beaux-arts et de l’École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris. Née en 1984 à Vannes, c’est une habituée des espaces insulaires. Tout  comme son héroïne, Clarence Boulay a passé  huit mois sur l’île  Tristan da Cunha en 2011,  qui lui ont inspiré ce premier roman. (p. 102)

Tristan – 163 pages – Prix : 18 €

 

 

Taqawan – Eric Plamondon – Quidam éditeur

La guerre du saumon

« Ici, on a tous du sang indien et quand ce n’est pas dans les veines, c’est sur les mains. »

On part avec Eric Plamondon, au Québec. Les phrases sonnent avec ce merveilleux accent (incapable de vous l’imiter..) mais vous allez voir en les lisant, on les entend, c’est extraordinaire !….

C’est un livre avec de nombreux sujets, d’une construction très originale. Soixante-sept courts chapitres avec chacun un nom et rien n’est anodin ! Tout cela va s’imbriquer l’un dans l’autre comme un puzzle et vous allez mettre en place un texte très complet, à la fois roman historique et roman social, un polar très très noir, une histoire d’amour, un roman sur l’écologie, sur la pêche au saumon…

Tout va démarrer en juin 1981, lorsque le gouvernement canadien va mettre fin à l’autorisation de pêche d’une réserve indienne. Nous sommes au Québec, en Gaspésie, le long d’une rivière qui s’appelle la « Restigouche » et nous allons vivre avec les indiens Mig’maq. Vous apprendrez ce qui s’est passé quand cette autorisation de pêche a été refusée, quand l’armée a attaqué  les indiens. Ce fut une confrontation absolument terrible ! C’est un point noir dans l’histoire du Québec, dans l’histoire amérindienne. Il faut savoir que cette autorisation était refusée parce que le Canada avait vendu des autorisations de pêche à des clubs de pêche américains pour des sommes importantes et de riches américains venaient pêcher le saumon.

A compter de ce jour, vous suivrez les aventures d’Océane, une jeune indienne dont le papa a été arrêté, -de William un très vieil indien qui va sortir du bois, – d’Yves, un agent de la faune qui a décidé de démissionner car il n’a pas supporté cette attaque contre les indiens. Il y a sa petite amie, professeur de français, qui découvre le territoire puis, un type un peu louche, qui est soi-disant, du côté de la cause indienne…. Mais, il faudra lire le livre pour en savoir un peu plus !

Taqawan, un nom canadien, c’est le nom des saumons âgés de trois ans. Ils ont grandi et sont devenus des bêtes impressionnantes ; ils remontent la rivière pour aller pondre,  là où ils sont nés…. 

Ce livre est extraordinaire. Ce fut un bonheur de lecture absolument fabuleux !  Un livre inoubliable dont on ne sort pas indemnes, à lire d’urgence !

  • Un  contexte historique, une galerie de personnages, et des décors qui nous font voyager avec Taqawan, de Eric Plamondon.
Marie-Adélaïde/Marie-Christine
Écoutez Charlotte Bouniot en compagnie de Marie-Adélaïde sur France Bleu Maine, en cliquant ici
TaqawanCollection L’Américaine208 pages – 20 €

Commander le livre

Né au Québec en 1969, Eric Plamondon a étudié le journalisme à l’université Laval et la littérature à l’UQÀM (Université du Québec à Montréal). Il vit dans la région de Bordeaux depuis 1996 où il a longtemps travaillé dans la communication. Il a publié au Quartanier (Canada) le recueil de nouvelle Donnacona et la trilogie 1984 : « Hongrie-Hollywood Express, Mayonnaise et Pomme S« , publiée aussi en France aux éditions Phébus. Taqawan est paru au Québec au printemps 2017.

 

 

 

Ces animaux qui font l’Histoire – 50 aventures d’animaux célèbres – Jean-Philippe Noël – Editions Delachaux et Niestlé –

 50 histoires d'animaux  UN JOLI BESTIAIRE !

Vous aimez les animaux, vous aimez l’Histoire ce livre est pour vous ! Rencontre-dédicace avec l’auteur Jean-Philippe NOËL qui viendra nous présenter son livre  « Ces animaux qui font l’Histoire » – 50 aventures d’animaux célèbres.

Samedi 24 Juin – 16 heures – Librairie Doucet.                                       

      Jean-Philippe NOËL est un journaliste animalier, que ce soit à la télévision, dans la presse écrite ou dans ses livres. A la radio, ses émissions le conduisent plutôt vers son autre passion : l’Histoire. L’idée lui est donc venue tout naturellement de relier ses deux centres d’intérêt et cela a conduit à « Ces animaux qui font l’Histoire. » Il ne faut pas oublier la majuscule car, même s’il s’agit de 50 histoires d’animaux, toutes ont rapport avec l’Histoire.

L’auteur a choisi de nous les présenter chronologiquement depuis 390 avant J-C jusqu’en 2013. Toutes sont vraies à l’exception de trois d’entre elles qui sont entrées dans la légende au point qu’elles ne peuvent pas être oubliées. Citons-en une pour l’exemple : Nessie, le monstre du Loch Ness, en Ecosse, qui a fait couler tellement d’encre.

Voici quelques uns de ces animaux que vous connaissez déjà sans doute ou que vous découvrirez dans le livre. Les oies du Capitole / La Bête du Gévaudan / Barry, chien de sauvetage et de légende / Jumbo / Rintintin / Molly, la mule qui parle / Laîka, la chienne de l’espace / Paul, le poulpe…

Savez-vous que l’ours en peluche a été baptisé Teddy bear à cause ou grâce au Président des Etats-Unis Théodore Roosevelt ? Savez-vous encore que Modestine fut l’ânesse qui accompagna l’écrivain Robert Louis Stevenson dont il parle dans son livre « Voyage avec un âne dans les Cévennes  » ?  A vous de lire !!

Une page souvent par animal mentionné et jamais plus de trois. Toutes sont brillamment illustrées de tableaux, d’estampes ou de photos selon les époques.

Certaines de ces histoires historiques ( ! ) sont extraordinaires et en disent beaucoup sur nos sociétés.

De plus Jean-Philippe NOËL est un protecteur de la nature et des animaux et il dénonce, par exemple, les conditions de vie des orques en captivité ; c’est le cas dans la dernière histoire, celle de Tilikum.

Un livre instructif, parfois drôle , souvent émouvant et qui ne laissera pas les lecteurs indifférents..

Un joli cadeau à faire ou à se faire !!

Marie-José/M.Christine

Ces animaux qui font l’Histoire. 50 histoires d’animaux célèbres – Editions Delachaux et Niestlé – 175 pages – Prix : 21.90 €uros.

La vie secrète des arbres – Peter Wohlleben – Editions Les Arènes –

la vie secrete des arbresPromenez-vous dans les bois, pendant qu’il en est encore temps ! – Un livre parfait pour les amoureux de la forêt !

Un grand BRAVO  et Un grand MERCI ! à Peter Wohlleben pour ce merveilleux livre qui nous éclaire sur « La vie secrète des arbres », « Ce qu’ils ressentent. Comment ils communiquent ».1003698-peter-wohllebenjpg

« Enfant, Peter Wohlleben voulait protéger la nature. Devenu forestier, il s’est mis au service de son employeur, l’administration forestière de l’Etat allemand. Puis, en appliquant les consignes de celle-ci, il s’est mis à martyriser les arbres, la forêt, celle qu’il pensait protéger, aimer, chérir…. »

Il se souvient :  » Il en savait autant sur la vie secrète des arbres qu’un boucher sur la vie affective des animaux » De l’exploitation forestière intensive, source de matière première pour les scieries, il est passé à autre chose. Tout a changé au contact des promeneurs, des randonneurs de « sa forêt » au sud de Bonn (commune de Hümmel). Ils  lui ont changé son regard et sa vision des choses, remettant en cause sa façon de travailler. Depuis, il dirige une forêt écologique, il chouchoute les hêtres, plaide surtout pour le minimum d’intervention humaine dans les forêts… C’est un amoureux du hêtre des voyageurs ! Il faut dire qu’avec sa ramure de cerf ou ses branches de chandelier, ce hêtre a fier allure !7095112lpw-7095321-article-jpg_4118070

On pense ne rien avoir à apprendre des arbres. Bien au contraire, nous avons tout à apprendre de leur vie, de leurs échanges, de leurs racines, de leur mémoire également.

OUI, dans ce livre très pédagogique, érudit mais ô combien nécessaire, vous apprendrez que les arbres communiquent entre eux, qu’ils sont solidaires entre eux car ils sont capables de prévoir un danger, de s’en prémunir, d’alerter leurs congénères, de s’aider, de protéger les plus faibles.

OUI, c’est un livre très clair, bien construit, passionnant à mettre entre toutes les mains !

Que l’on soit de milieu rural, que l’on soit citadin, ou professionnel forestier, ce livre nous touche tous. D’un chapitre à l’autre (très courts), nous sommes aux côtés de l’auteur, nous avançons à notre rythme, pour une belle leçon de sciences, de botanique, pour une magnifique et belle promenade forestière, en compagnie de la faune, de la flore, de toutes ces petites « bébêtes » qui parfois nous font surgir, mais ô combien utiles !

Quelle magnifique couverture !

Certes, direz-vous, il aura fallu abattre bon nombre d’arbres pour produire ce livre mais c’est pour la bonne cause, écrit pour mieux nous faire réfléchir, essayer de comprendre la gestion de la forêt, la pratique de l’écoforesterie sensée, si chère à Peter Wohlleben qui prône pour le retour à la forêt primaire.

Prenez-en de la graine, ce livre est vraiment rafraîchissant ! Après cette excellente lecture, peut-être aurez-vous envie d’entourer vos bras autour des arbres, de les choyer et pourquoi pas leur parler ?arbre dans vos bras

Et, pour comprendre, pas besoin d’aller bien loin, juste à côté de chez vous et vous ne regarderez plus les arbres et les vieilles souches de la même façon !.. Allons communiquer avec eux, il faut les protéger davantage.

Et que dire du sort des arbres en ville ? « Mieux vaut éviter d’éclairer les rues toute la nuit, car les arbres ont besoin de dormir, comme nous ! »

Un livre à faire circuler de toute urgence car « les forêts peuvent nous aider à lutter contre le changement climatique, à condition que nous leur permettions de faire leur job », nous dit Peter Wohlleben!

Ainsi, la canopée, le houppier, les oribates, les collemboles et les polychètes n’auront plus de secret pour vous !….

En fin d’ouvrage, vous trouverez un « Plaidoyer pour le respect des arbres ».

Marie-Christine

La vie secrète des arbres – Peter Wohlleben – Editions « Les Arènes » – Prix 20,90 € – Un livre vendu numéro un, en Allemagne, tiré à plus de 650 OOO exemplaires, traduit en 32 langues, devenu best-seller en Amérique, très prisé en Chine et au Brésil. Traduit de l’allemand par Corinne Tresca.